vendredi 27 mars 2009
jeudi 26 mars 2009
Dalat en 2 Actes
Comme je vous vois venir avec vos grands chevaux et comme je vous comprends. Après tout je suis très mal placé pour brimer votre instinct de chanteur alors allons-y tous ensemble : « Dalat, ton univers impitoyable…… ». Impitoyable je ne sais pas, mais en tout cas, ça vaut le détour. Pas de méprise, le casting est déjà fait et c’est sans surprises mais avec une énorme fierté que le rôle de JR m’est revenu. J’ai toujours rêvé de porter des santiags, un gros ceinturon et vivre au Texas au milieu de mes amis les Républicains. Après tout paraît-il que l’on apprend dans l’adversité, pour le coup y’a de quoi finir prix Nobel !
Bref Dalat en 2 acts, un ne suffisait pas et surtout il a été somptueusement tronqué par le truchement d’un paquet de biscuits avariés….mais n’allons pas trop vite en besogne.
Dalat Act 1
Vendredi Matin comme beaucoup d’autres, une envie pressante se fait sentir, Ho Chi Minh m’étouffe et je ne me vois vraiment pas repasser un week-end à rien faire qu’à picoler et danser, si on peut appeler cela comme ça. Certains aiment aller au cinéma tout seul, c’est mon cas. Donc un petit week-end hors de mes bases ne devraient pas poser de problèmes, même si cela doit se faire entre mon sac à dos, mon Lonely Planet, mon Ipod et moi. Ils ont toujours été de très bonne compagnie.
Rendez-vous est pris à la gare routière à 23h. Installation parfaite tout au fond du bus (ce sont mes restes d’étudiants qui parlent) sur des sièges super inclinables un peu surélevés.
7h de route en perspective pour 300km, tout un programme. La traversée du centre ville suffit pour vous faire comprendre le pourquoi du comment.
Adieu motobike, bus, taxi, boum boum, la nature m’appelle et les montagnes m’interpellent. Encore faudrait-il ne pas mourir sur la route, ce n’est pas gagné. La concentration et le serrage de fesses sont de mises. Concentration pour prévoir chaque coup de volant, important si vous ne voulez pas imprimer votre tête sur la vitre. Serrage de fesses car il faut bien avouer que la conduite à gauche alors que le volant y est déjà, le tout en virage, c’est assez sportif.
Les kilomètres défilent, les lacets aussi, à quelques encablures d’Ho Chi Minh, on se retrouve au milieu de rien, on redécouvre les étoiles, l’odeur des Pins mélangé à l’essence, le froid naturel, les grosses couettes. Pour vous mettre en condition, ils prennent bien soin de mettre la clim’ à -10 dans le bus. C’est le premier test pour être sûr que vous n’avez pas oublié votre pull capuche à la maison.
Arrivée à Dalat à 5h du matin, d’autres mini bus prennent le relais et vous déposent à l’hôtel, dont le rideau de fer tiré vous souhaite la bienvenue. Il va falloir s’occuper le temps que la tenancière se réveille. Une petite balade matinale avec les premiers rayons de soleil devraient faire l’affaire. C’est le cas, les chiens errants m’accompagnent, les coqs grippés me saluent et je trace jusqu’à voir les premières serres de culture de cette région réputée pour son vin (réputé n’est, dans ce cas là, peut être pas le terme le plus adéquat à moins que ce soit le mot vin qui ne le soit pas), ses fruits et ses légumes.
Il est temps de revenir au Dreams hotel recommandé par tous les guides et ce n’est pas volé. La fatigue se fait sentir et le cou n’est toujours pas revenu de sa position à 90° prise dans le bus donc un encart sieste s’impose non sans un petit déjeuner digne des plus grands travellers dans les pires conditions : pancakes chocolat banane, chocolat chaud et jus d’orange.
Une fois remis sur pied, direction la gare pour prendre un petit train qui m’a l’air somme toute assez sympathique. 1h d’attente et toujours rien, quoi de plus normal me direz-vous pourquoi se bouger pour un seul clampin. Au moins je sais ce qu’il me reste à faire le lendemain. Solution de recours, direction le périphérique, trop tard, c’est l’heure des deux heures de sieste. Tant d’infortune vous fatiguerait n’importe qui, alors quitte à être fatigué, autant dormir sur un banc sous la pluie.
Le téléphérique s’envole enfin, m’emportant au-dessus des vallées et sommets alentours, au-dessus de grandes forêts de Pin, au-dessus de champ de chou à flanc de montagne, c’est beau, cela change des filles à flanc de trottoirs vous aggripant les bras.
Vu comme cela, on pourrait penser que le voyage a duré des heures alors que 10 petites minutes suffisent au bonheur et à l’entrée fracassante dans un complexe boudhiste en béton. L’authenticité n’est pas au rendez-vous, comme elle l’est rarement dans ce genre d’endroits en Asie. La vue sur le lac y est , au contraire, somptueuse. Un peu plus et on verrait David Crocket sortir de la forêt en sifflotant.
Prêt à sillonner quelques flancs de montagne, je suis vite arrêté par une première alerte ventrale. Etant équipé comme peut l’être un surfeur australien s’attaquant à l’Everest, un petit retour à l’hôtel s’impose. Bien m’en a pris puisque je resterai cloué au lit de 16 à 23h, sympa le week-end et je n’oublierai pas d’aller chaudement remercié la petite vendeuse et ses gateaux pourris. Et moi qui ne voulait pas m’arrêter dans un petit boui boui, ça m’apprendra.
Bref de nouveau la patate à 23h mais à 23h à Dalat, ce n’est pas les folies Bergères donc mon lit restera mon sanctuaire et TV5 ma berceuse du soir.
Lendemain réveil matinal, petit déjeuner gargantuesque pour se remettre d’aplomb et direction la gare de nouveau. Un symptôme a du touché les touristes de cette zone car impossible d’en voir un seul, le train reste à quai, le cheminot continue ses 5 jours de sieste. Allez hop, chaussé de mes triple scratchs, je décide de m’attaquer aux 21km qui me séparent des chutes du Tigre, et ce sans assistance et sans carte, point de détail assez problématique m’obligeant à longer la nationale et ses camions à la file indienne.
Les chiens me courent après, des gosses viennent partager un bout de route en prenant bien soin de me faire des queue de poisson des fois que je décidais de garder un bon rythme de marche. 4h plus tard, me voici devant cette chute d’eau perdue dans les montagnes, surplombée par un superbe tigre en béton et peint à la Veleda. Le combo coup de soleil à travers 4km de nuage, pluie fait son effet.
Ne reste plus qu’à tenter le bus pour rentrer. Avant cela, vous vous arrêtez dans une petite échoppe prendre quelques clémentines dont le gout vous laisse penser que ce ne doit pas être la saison. Problèmes de mathématiques ou prise de remords, la vendeuse m’amènera le reste de la monnaie 10 minutes plus tard.
Dalat Act 2
Si autant la première fois, tout avait été planifié du jour au lendemain, la seconde fois s’est faite dans de bien différentes conditions puisque faisant parti d’un plan de 4 week-ends sur 5 semaines où la simple vue d’un tour de Saigon m’aurait révulsée. Reste que ce week-end était peut être de trop. La banalisation n’est peut être pas le meilleur moyen de profiter de tout à 100%.
Reste quand même des bons souvenirs, des points communs (le cou à 90° dans le bus) et quelques franches parties de rigolade avec mes 3 compères du moment.
On ne refait pas un citadin et cette fois-ci, la motobike aura son instant de gloire durant ces deux jours. On passe d’un paysage du Pays Basque à celui de l’Ecosse en moins de 10 min, la moto vous fait découvrir les choses plus vite tout en vous les faisant ressentir. Aucune séparation avec les éléments, les senteurs sont là, la vue claire et dégagées également, ne reste plus qu’un moteur électrique et ce serait la perfection. On se perd sur des chemins de terre, passe devant une école où les enfants ressemblent étrangement à des Péruviens, certaines ethnies présentes au Vietnam peuvent véritablement marquer leur différence. Du poupin au troisième âge, tout le monde semble avoir le sourire. Eux comprennent notre prononciation du vietnamien plus qu’approximative. Chez eux, on tombe malade avec un paquet de biscuits mais on est requinqué par un bout de porc cuit au barbecue en bord de route dont on voit l’origine crue cernée par les mouches : le monde à l’envers. Ce même porc dévoré sur les bords d’un lac dont on imagine un monstre sortir avec pertes et fracas. Un calme plat, une lumière superbe, décidément les nuages ont du charme, beaucoup plus qu’un grand ciel bleu. Dalat devient tentaculaire quand vient la nuit et notre sens de désorientation est à son paroxysme. Une micro rue, qui mériterait son poème également, nous accueille pour la bière pré diner. Un drôle d’endroit pour voir des étrangers semblent dire les yeux aux alentours, une attraction de 20min pour le voisinage. Les enfants vous observent en vous lançant des Hello, ils poufferont de rire si vous leur répondez. Nous, nous restons impressionnés par la façon dont ils manipulent les baguettes dés leur plus jeune âge.
Il est temps pour une bonne douche, si seulement la compagnie des eaux n’en avait pas voulu autrement : l’éternel miracle vietnamien ou rien ne sert de tout prévoir. Le salon de massage nous ouvrira donc ses portes pour un bon hammam. C’est le même endroit qui m’avait accueilli la première fois et dont je m’étais juré de ne jamais y remettre les pieds. La proposition de fin de massage m’avait fait perdre tout le bénéfice de la relaxation. Habitué que j’étais de voir de jolies jeunes filles proposer ce genre de services, je ne m’étais pas méfier de cette dame, plus trop dans la fleur de l’âge : l’emploi des seniors à la vietnamienne.
Relaxé et surtout propre, un restaurant à la cuisine douteuse sera sauvée des critiques par sa musique live provenant des talents connus de Saigon de passage pour un week-end.
Le lendemain, une poussée de fièvre nous donne une envie de faire du sport. Dans ce cadre idyllique pas question de s’enfermer dans une salle aux engins de torture. La forêt, les cascades, les étangs seront notre terrain de jeu pour quelques heures avant de rentrer tout mounié à Ho Chi Minh Ville, capitale.
Les descentes en rappel s’enchainent, certaines jambes flagellent, des grands sourires, des visages livides, des grands cris plein de joie cachant surtout le soulagement de ne pas s’être éclaté le crâne contre la paroi, ou de ne pas avoir vu la corde lâcher comme dans les films de seconde zone de notre ami Sylvester. Mon petit Thomas Perrot m’a bien formé et j’ouvre la voie sous les conseils de deux super guides dont l’un ressemble étrangement au petit Tchang d’Indiana Jones. Cela se corse, comme dirait nos deux compères, c’est maintenant que ça va être fun. Plongeon de 9m, la chute dite de la machine à laver et les 20m de descente dans une grosse cascade bien glissante, le tout entrecoupé de passage casse cul qui nous vaudra quelques bleus.
Bref une journée au top, en pleine nature, à ne penser à rien.
Un retour sans encombres dans nos pénates, avec un chauffeur visiblement fatigué et dont le volume sonore de la radio semblait être la seule façon de le maintenir éveillé.
Bref Dalat en 2 acts, un ne suffisait pas et surtout il a été somptueusement tronqué par le truchement d’un paquet de biscuits avariés….mais n’allons pas trop vite en besogne.
Dalat Act 1
Vendredi Matin comme beaucoup d’autres, une envie pressante se fait sentir, Ho Chi Minh m’étouffe et je ne me vois vraiment pas repasser un week-end à rien faire qu’à picoler et danser, si on peut appeler cela comme ça. Certains aiment aller au cinéma tout seul, c’est mon cas. Donc un petit week-end hors de mes bases ne devraient pas poser de problèmes, même si cela doit se faire entre mon sac à dos, mon Lonely Planet, mon Ipod et moi. Ils ont toujours été de très bonne compagnie.
Rendez-vous est pris à la gare routière à 23h. Installation parfaite tout au fond du bus (ce sont mes restes d’étudiants qui parlent) sur des sièges super inclinables un peu surélevés.
7h de route en perspective pour 300km, tout un programme. La traversée du centre ville suffit pour vous faire comprendre le pourquoi du comment.
Adieu motobike, bus, taxi, boum boum, la nature m’appelle et les montagnes m’interpellent. Encore faudrait-il ne pas mourir sur la route, ce n’est pas gagné. La concentration et le serrage de fesses sont de mises. Concentration pour prévoir chaque coup de volant, important si vous ne voulez pas imprimer votre tête sur la vitre. Serrage de fesses car il faut bien avouer que la conduite à gauche alors que le volant y est déjà, le tout en virage, c’est assez sportif.
Les kilomètres défilent, les lacets aussi, à quelques encablures d’Ho Chi Minh, on se retrouve au milieu de rien, on redécouvre les étoiles, l’odeur des Pins mélangé à l’essence, le froid naturel, les grosses couettes. Pour vous mettre en condition, ils prennent bien soin de mettre la clim’ à -10 dans le bus. C’est le premier test pour être sûr que vous n’avez pas oublié votre pull capuche à la maison.
Arrivée à Dalat à 5h du matin, d’autres mini bus prennent le relais et vous déposent à l’hôtel, dont le rideau de fer tiré vous souhaite la bienvenue. Il va falloir s’occuper le temps que la tenancière se réveille. Une petite balade matinale avec les premiers rayons de soleil devraient faire l’affaire. C’est le cas, les chiens errants m’accompagnent, les coqs grippés me saluent et je trace jusqu’à voir les premières serres de culture de cette région réputée pour son vin (réputé n’est, dans ce cas là, peut être pas le terme le plus adéquat à moins que ce soit le mot vin qui ne le soit pas), ses fruits et ses légumes.
Il est temps de revenir au Dreams hotel recommandé par tous les guides et ce n’est pas volé. La fatigue se fait sentir et le cou n’est toujours pas revenu de sa position à 90° prise dans le bus donc un encart sieste s’impose non sans un petit déjeuner digne des plus grands travellers dans les pires conditions : pancakes chocolat banane, chocolat chaud et jus d’orange.
Une fois remis sur pied, direction la gare pour prendre un petit train qui m’a l’air somme toute assez sympathique. 1h d’attente et toujours rien, quoi de plus normal me direz-vous pourquoi se bouger pour un seul clampin. Au moins je sais ce qu’il me reste à faire le lendemain. Solution de recours, direction le périphérique, trop tard, c’est l’heure des deux heures de sieste. Tant d’infortune vous fatiguerait n’importe qui, alors quitte à être fatigué, autant dormir sur un banc sous la pluie.
Le téléphérique s’envole enfin, m’emportant au-dessus des vallées et sommets alentours, au-dessus de grandes forêts de Pin, au-dessus de champ de chou à flanc de montagne, c’est beau, cela change des filles à flanc de trottoirs vous aggripant les bras.
Vu comme cela, on pourrait penser que le voyage a duré des heures alors que 10 petites minutes suffisent au bonheur et à l’entrée fracassante dans un complexe boudhiste en béton. L’authenticité n’est pas au rendez-vous, comme elle l’est rarement dans ce genre d’endroits en Asie. La vue sur le lac y est , au contraire, somptueuse. Un peu plus et on verrait David Crocket sortir de la forêt en sifflotant.
Prêt à sillonner quelques flancs de montagne, je suis vite arrêté par une première alerte ventrale. Etant équipé comme peut l’être un surfeur australien s’attaquant à l’Everest, un petit retour à l’hôtel s’impose. Bien m’en a pris puisque je resterai cloué au lit de 16 à 23h, sympa le week-end et je n’oublierai pas d’aller chaudement remercié la petite vendeuse et ses gateaux pourris. Et moi qui ne voulait pas m’arrêter dans un petit boui boui, ça m’apprendra.
Bref de nouveau la patate à 23h mais à 23h à Dalat, ce n’est pas les folies Bergères donc mon lit restera mon sanctuaire et TV5 ma berceuse du soir.
Lendemain réveil matinal, petit déjeuner gargantuesque pour se remettre d’aplomb et direction la gare de nouveau. Un symptôme a du touché les touristes de cette zone car impossible d’en voir un seul, le train reste à quai, le cheminot continue ses 5 jours de sieste. Allez hop, chaussé de mes triple scratchs, je décide de m’attaquer aux 21km qui me séparent des chutes du Tigre, et ce sans assistance et sans carte, point de détail assez problématique m’obligeant à longer la nationale et ses camions à la file indienne.
Les chiens me courent après, des gosses viennent partager un bout de route en prenant bien soin de me faire des queue de poisson des fois que je décidais de garder un bon rythme de marche. 4h plus tard, me voici devant cette chute d’eau perdue dans les montagnes, surplombée par un superbe tigre en béton et peint à la Veleda. Le combo coup de soleil à travers 4km de nuage, pluie fait son effet.
Ne reste plus qu’à tenter le bus pour rentrer. Avant cela, vous vous arrêtez dans une petite échoppe prendre quelques clémentines dont le gout vous laisse penser que ce ne doit pas être la saison. Problèmes de mathématiques ou prise de remords, la vendeuse m’amènera le reste de la monnaie 10 minutes plus tard.
Dalat Act 2
Si autant la première fois, tout avait été planifié du jour au lendemain, la seconde fois s’est faite dans de bien différentes conditions puisque faisant parti d’un plan de 4 week-ends sur 5 semaines où la simple vue d’un tour de Saigon m’aurait révulsée. Reste que ce week-end était peut être de trop. La banalisation n’est peut être pas le meilleur moyen de profiter de tout à 100%.
Reste quand même des bons souvenirs, des points communs (le cou à 90° dans le bus) et quelques franches parties de rigolade avec mes 3 compères du moment.
On ne refait pas un citadin et cette fois-ci, la motobike aura son instant de gloire durant ces deux jours. On passe d’un paysage du Pays Basque à celui de l’Ecosse en moins de 10 min, la moto vous fait découvrir les choses plus vite tout en vous les faisant ressentir. Aucune séparation avec les éléments, les senteurs sont là, la vue claire et dégagées également, ne reste plus qu’un moteur électrique et ce serait la perfection. On se perd sur des chemins de terre, passe devant une école où les enfants ressemblent étrangement à des Péruviens, certaines ethnies présentes au Vietnam peuvent véritablement marquer leur différence. Du poupin au troisième âge, tout le monde semble avoir le sourire. Eux comprennent notre prononciation du vietnamien plus qu’approximative. Chez eux, on tombe malade avec un paquet de biscuits mais on est requinqué par un bout de porc cuit au barbecue en bord de route dont on voit l’origine crue cernée par les mouches : le monde à l’envers. Ce même porc dévoré sur les bords d’un lac dont on imagine un monstre sortir avec pertes et fracas. Un calme plat, une lumière superbe, décidément les nuages ont du charme, beaucoup plus qu’un grand ciel bleu. Dalat devient tentaculaire quand vient la nuit et notre sens de désorientation est à son paroxysme. Une micro rue, qui mériterait son poème également, nous accueille pour la bière pré diner. Un drôle d’endroit pour voir des étrangers semblent dire les yeux aux alentours, une attraction de 20min pour le voisinage. Les enfants vous observent en vous lançant des Hello, ils poufferont de rire si vous leur répondez. Nous, nous restons impressionnés par la façon dont ils manipulent les baguettes dés leur plus jeune âge.
Il est temps pour une bonne douche, si seulement la compagnie des eaux n’en avait pas voulu autrement : l’éternel miracle vietnamien ou rien ne sert de tout prévoir. Le salon de massage nous ouvrira donc ses portes pour un bon hammam. C’est le même endroit qui m’avait accueilli la première fois et dont je m’étais juré de ne jamais y remettre les pieds. La proposition de fin de massage m’avait fait perdre tout le bénéfice de la relaxation. Habitué que j’étais de voir de jolies jeunes filles proposer ce genre de services, je ne m’étais pas méfier de cette dame, plus trop dans la fleur de l’âge : l’emploi des seniors à la vietnamienne.
Relaxé et surtout propre, un restaurant à la cuisine douteuse sera sauvée des critiques par sa musique live provenant des talents connus de Saigon de passage pour un week-end.
Le lendemain, une poussée de fièvre nous donne une envie de faire du sport. Dans ce cadre idyllique pas question de s’enfermer dans une salle aux engins de torture. La forêt, les cascades, les étangs seront notre terrain de jeu pour quelques heures avant de rentrer tout mounié à Ho Chi Minh Ville, capitale.
Les descentes en rappel s’enchainent, certaines jambes flagellent, des grands sourires, des visages livides, des grands cris plein de joie cachant surtout le soulagement de ne pas s’être éclaté le crâne contre la paroi, ou de ne pas avoir vu la corde lâcher comme dans les films de seconde zone de notre ami Sylvester. Mon petit Thomas Perrot m’a bien formé et j’ouvre la voie sous les conseils de deux super guides dont l’un ressemble étrangement au petit Tchang d’Indiana Jones. Cela se corse, comme dirait nos deux compères, c’est maintenant que ça va être fun. Plongeon de 9m, la chute dite de la machine à laver et les 20m de descente dans une grosse cascade bien glissante, le tout entrecoupé de passage casse cul qui nous vaudra quelques bleus.
Bref une journée au top, en pleine nature, à ne penser à rien.
Un retour sans encombres dans nos pénates, avec un chauffeur visiblement fatigué et dont le volume sonore de la radio semblait être la seule façon de le maintenir éveillé.
lundi 16 mars 2009
lundi 9 mars 2009
Hoi An Hoi An Hoi An
Et c'est reparti pour un tour avant le best seller Baie d'Halong la semaine prochaine. Bande de veinards
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