Il y a quelques mois de cela, je vous avais parlé de la fâcheuse habitude des milieux expatriés à vivre sur un nuage en ne se préoccupant de rien. La réalité nous rattrape et le gouvernement travaille sournoisement pour nous sortir les vers du nez. Craquerons-nous camarade ? IL faudra être fort devant les attaques incessantes de nos voisins. Sommes-nous toujours les bienvenues dans cette rue, que quelque temps auparavant j’idolâtrais ?
Commençons tout d’abord par mon nouveau super héros. Je l’appelle Sein Viet, l’homme qui réalisait les fantasmes de milliers d’âmes en peine, en manque de sensation forte. Une première attaque eut lieu lors de mes premiers jours dans la maison, ce qui coïncidait avec le premier jour, également, d’une colloc partie depuis sous d’autres cieux. Vous avez remarqué sans peine l’orthographe utilisé pour le mot Sein. Car oui bien loin de considérations religieuses, nous avons affaire à un petit obsédé s’amusant à jouer à touche nénés (ou autre jeu « Dis camion », « Camion », « Pouet Pouet »). La technique est maitrisée et la filature travaillée comme dans les plus grandes œuvres du 7ème art hollywoodien. Il est vrai que nous ne passons pas inaperçus dans le quartier mais la surveillance de la jeune européenne rentrant seule chez elle, tard le soir, montre un degré de manque assez inquiétant.
Manifestation unique jusqu’ici, il s’avère que nous avons peut être affaire à un serial toucheur puisque mon autre coloc vient d’avoir affaire à la même triste histoire. Est-ce un homme isolé, est-ce un gang ? Seule une enquête approfondie nous le dira. Jusqu’ici pas de touche kiki mais j’ai bien senti des regards plus qu’insistants. Avec un peu de chance, ils ont cru dans la nuit noire que j’avais une musculature digne de Chuck Norris au sommet de son art.
Autre histoire, autre coloc, mais dont les repercussions touchent tous les membres de la maisonnée. L’espion ne fut pas difficile à démasquer mais le résultat est qu’un inventaire de nos possessions est en train de circuler dans tout le quartier. La gourmandise nous a permis de démasquer le complot. Trahi par du chocolat, ça nous coutera toujours moins cher que trahi par une fan de TV écran plat, me direz-vous. Tout commence par Mr B dont je tairai le nom, sa sécurité étant en danger. Mr B rentre tranquillement à la maison mais le malheur de Mr B est qu’il parle Viet plutôt bien au bout de deux mois. Ce détail lui vaudra certainement un aller retour fissa dans la cuvette des toilettes, légèrement aidé par les autres membres de la maison. En comparaison, je suis un scandale vivant. Au bout de 9 mois, je ne sais toujours pas dire au taxi, tourne à gauche. Et donc depuis 6 mois (il m’a bien fallu 3 mois pour apprendre à tourner à droite), je tourne en rond….
Mais revenons à Mr B et ses talents qui lui valent d’être la coqueluche du voisinage. Il semblerait que la vieille qui squatte notre palier soit également fan, on le remarque vite aux yeux doux qu’elle lui fait, contraste saisissant car nous, elle nous fait la gueule. Nous savons aujourd’hui pourquoi, car dans un élan mal contrôlé, elle ne put s’empêcher de lui demander du chocolat. Interloqué Mr B lui répondra « Tu aimes le chocolat ? »…oui c’est vrai on sort toujours des phrases bateau quand on est interloqué. La voisine lui répondra goulument que oui mais elle se trahira avec la phrase suivante : je sais que tu en as plein.
Elle a vu juste puisque Mr B a un tiroir dédié spécialement à ces délicieuses friandises et il est l’unique personne à avoir ce style de vie (me direz-vous on n’a jamais vu des tiroirs se remplirent sans faire les courses….cqfd). L’enquête ne fut pas longue et nous en avons déduit que notre chère femme de ménage a vendu la mêche. Mais si ils sont au courant des chocolats, pourquoi ne le seraient-ils pas pour la nouvelle TV, les 5 laptops, ipods et autres objets technologiques valant légèrement plus qu’un snickers ayant mal voyagé. Rassurant tout ça…
En même temps, nous allons peut-être devoir déménager. Notre propriétaire a l’air en forme en ce moment et nous a proposé une petite augmentation de 25% de notre loyer pour la prochaine année. Affaire à suivre mais il se pourrait qu’elle finisse sa jeune vie dans le canal égout à deux pas de chez nous. Bien qu’aimant particulièrement étudié, qui plus est dans une fac du Texas, reconnue mondialement pour la qualité de ses formations, ses bottes et ceinturons ainsi que ses nachos incomparables, elle n’a pas l’air d’ouvrir souvent les journaux et le mot crise n’a pas l’air de faire partie de son vocabulaire, manque de bol on avait spécialement axé notre argumentation sur ce mot.
Juste histoire de causer car je trouve ce post inhabituellement court, en 1 mois j’aurai la chance d’aller Bali, Lombok et les îles perinthiennes. Allez faire un tour sur google et vous comprendrez mon désarroi.
Biz à tous
mercredi 20 mai 2009
mercredi 6 mai 2009
500km et mal au cul
Si ce n’est pas le titre d’un best seller celui-là, je me fais missionnaire. Une épopée des temps modernes digne des plus grands aventuriers, de l’action, du rire, des larmes, de la tension, un cocktail détonnant nous plongeant sur les routes (ou pas, cela dépend de sa propre définition de la route) du Nord. A écouter les sudistes et citadins locaux d’HCMC, tous vous diront la même chose, le Nord c’est nul et moche. Tant mieux pour eux, ça fait moins de monde quand nous on y va !
Bref, prenez 10 jeunes pleins d’avenir, 6 tornado flambant le pas neuf, des sangles en veux en voilà et je dirai même à tirelarigo, des casques qu’on dirait qu’ils ont été moulés sur la tête de l’homme à la plus grosse tête du monde, des sacs pour la plupart trop gros, des idées de génie, de l’ambition et de l’enthousiasme, vous mélangez le tout et vous obtenez un banal week-end du 1er Mai au Vietnam.
A noter qu’au Vietnam, le 1er Mai se fête dignement, tellement dignement que la veille est fériée aussi pour préparer la fiesta . C’est pas nous qui allons nous en plaindre.
Après avoir longtemps hésiter sur la destination : Philippines, Sapa, Mars, l’Apocalypse Now, c’est finalement le Sud Ouest d’Hanoi qui a remporté le pompon. Une chose est sûre c’est que la déception n’était pas au rendez-vous.
Nous voici donc tous à l’aéroport prêt à embarquer avec la compagnie de l’année Jet Star, avec qui je cumule 10h de retard et un Ipod volé dans mon sac. Ils savent comment traiter convenablement le client. Devant nos plus terribles craintes, tout le personnel de bord a mis les petits plats dans les grands pour nous faire partir et arriver à l’heure. Une fois à destination, un petit hôtel du centre ville nous accueillera pour une brève voire très brève nuit pour certains. L’hésitation fut longue pour déterminer si les chambres sentaient l’humidité ou la pisse. Avenant, les motobikes sont louées à l’avance pour le lendemain. Enfin ça, après 1an ou 1 mois au Vietnam, c’est toujours ce que l’on croit. Il n’en est jamais rien et le lendemain, vous avez la délicate surprise que rien n’a été préparé. Mais nous sommes aussi dans un pays au miracle perpétuel où il est très facile de trouver 6 poubelles capables de vous emmener dans les coins les plus sombres. Après un petit-déjeuner frugal à base de milk shake de pancakes (pas compris le concept de la boisson à base de crêpe), et de café renversé sur la table, nous sanglons nos petits Tornados avec nos gros sacs d’explorateur et nous nous envolons vers la première station essence pour tout dessangler, histoire de donner à manger à la mécanique. Devant ce moment d’absence totale d’intelligence, nous nous ressaisissons et partons à la découverte de la route menant au Nord d’Hanoi. Mais là est le soucis, il était normalement prévu de découvrir la route du Sud Ouest. Quelle bonne idée cette crevaison au bout de 30km pour nous apercevoir que nous roulions à l’opposé de l’objectif fixé.
La rustine posée, on s’égard dans les chemins de terre afin de finalement trouver la bonne route et la jolie pluie fine qui l’accompagne. Risquant la noyade, nous optons pour la pause déjeuner ou une incompréhension totale survint, le genre d’incompréhension que vous ne comprenez pas vous-même. 2 assiettes de riz au poulet commandées et c’est bien 2 poulets entiers bouillis que l’on vous ramène, qui plus est sans riz !
La peau du ventre bien tendue, nous repartons direction les montagnes de Mai Chau. Des paysages magnifiques tout au long et au point culminant de notre parcours, après un travail de 150km, l’apothéose : un brouillard tellement épais qu’il était impossible de voir ses pieds.
Le combo brouillard, pluie, moustiques dans les yeux et camion est d’ailleurs recommandée à tout routard en manque de sensation forte.
Enfin à destination, l’idée d’un bon repas, d’une douche bien chaude et d’un bon petit lit germent dans nos têtes. Que ne ni, ce sera latte, douche froide et omelette au Club Med Roots du coin. Passé la première surprise et un petit moment de fragilité à quand même aller se renseigner au Resort 5 étoiles du coin (ils ont pas du apprécier la boue, l’hôtel était magiquement complet), on se fait un petit nid douillet. La pause pipi de 3h du mat’, vous savez celle où on se dit, je suis bien là tout seul, sera remplacé par la surprise de voir la petite tenancière debout en train de cuire du riz dans du bambou. Tout excité de me voir, elle commence à m’expliquer, ce devait être très intéressant si seulement cela n’avait pas été en vietnamien et avec la tête dans le cul….
Lendemain matin, on décolle pour Cuc Phuong avec les fautes d’orthographe. La magie de la motobike c’est la proximité que cela donne et les rencontres, toutes plus enrichissantes les unes que les autres, que l’on fait lorsqu’on l’enfourche. Mise à part le brouillard et la pluie, on rencontre Mme boue généralement accompagné du camion car une bonne boue sans camion, c’est un peu comme du pain sans fromage, il n’y a aucune saveur à l’éclaboussure . On y rencontre également des buffles plaçant la petite accélération qu’il faut pour traverser la route juste sur votre passage, le chien digne de Rantaplan également prêt à se suicider sous vos roues. Passons rapidement sur les moucherons dans les yeux, les moustiques dans les oreilles et les gros papillons dans les yeux, celui-là fait mal ! Sur cette route, vous aurez la chance de découvrir la piste d’essais des amortisseurs Speedy, Edgar Groupiron était un vrai rigolo à côté. Pour finir, vous rencontrez une jolie petite demoiselle : la poussière qui vous oblige à adopter un style de conduite certes peu conventionnel mais diablement efficace : la conduite plus communément appelée Gilbert Montagné style.
Après 130Km de route, vous êtes au milieu d’une belle forêt vierge tropicale. Il est vrai que rouler dedans juste après la tombée du soleil est assez flippant, il y a des bruits peu communs et des panneaux d’avertissement de danger peu communs également. Un petit hôtel aux chambres humides vous attend, c’est douche froide sur le palier encore ce soir !
Le lendemain matin, vous partez en treck avec un guide assermenté qui vous indiquera quelle est la meilleure façon de suivre le seul chemin pavé. Une étrange flore pousse un peu partout autour du chemin : canette de HaNoi beer, sac plastique, paquet de chips et de gâteaux, tout ce que le monde moderne fait de meilleur est jeté ici dans cette belle nature, ce n’est pas faute pourtant d’avoir mis des poubelles et des grosses pancartes vantant les mérites de l’écotourisme. Par chance on repart aux moment où des hordes de touristes à casquette arrive, prêt à acheter tout sur leur passage, y compris ces magnifiques aigles en bois, typique de l’usine chinoise qui les fabrique.
Nous mettons le cap cette fois-ci pour Ninh Binh autrement appelé Baie d’Halong terrestre. La première chose que nous voyons est la douche chaude et le gros matelas ! S’en suit une petite balade en barque rustique, nous traversons le dernier tunnel au milieu de ces pains de sucre et rizières, et là émerveillement une petite baie avec non pas une, non pas deux mais une dizaine de barque vendeuse de boissons et bonbons en tout genre. Bien sûr ils savent vous faire culpabiliser et vous faire acheter des boissons pour le rameur. Rameur qui doit pas être très fatigué lorsqu’il transporte des étrangers, la règle étant pas plus de 2 étrangers par barque mais no limit pour les viets dont l’avant du bateau est à deux doigts de se la jouer sous marin.
Une fois l’enchantement bien présent, le rameur d’une délicate attention ouvre une boîte métallique dans laquelle se trouve des tissus en tout genre à acheter. Vous refusez, et lui vous fait bien comprendre que Ok il accepte mais par contre faudra veiller à pas oublier le pourboire ! Le billet de 100000Dgs que je lui destinais s’est subtilement transformé en 20000Dgs à l’écoute de ces délicates paroles.
Arrive le soir et vous vous rappelez que la fête n’a pas été au rendez-vous et vous vous laissez convaincre par un petit karaoké. Il ne paye pas de mine, une petite salle seulement, on demande à voir le programme et 4 petites mains viets sortent de derrière la porte pour nous tirer à l’intérieur. 10 messieurs sont là, bière chaude à la main en train de chanter des chansons d’amour. La télécommande change de main et c’est parti pour un petit Daddy Cool des familles qui va les retourner dans leurs slips. Les T shirts volent, la sueur apparaît , non moins à cause de l’excitation due à la chanson qu’à l’absence de clim’. Un petit viet chaud bouillant essaie de nous faire basculer dans le côté obscur, un petit coup de coude sur un enchainement techno lui fera comprendre l’histoire. Le hic c’est que c’était mon dernier T-shirt du week-end et que là en 45 minutes de speed karaoké, tout le programme d’habillement est ruiné et disons le sans ambages, mon polo pue le mort, ça sera chouette le lendemain sur la moto (je serai heureusement sauvé de l’asphyxie pour un de mes compagnons de fortune). Une belle nuit s’annonce non sans avoir inventé un autre concept, le mikado cure dent, suivi le lendemain du mikado baguette, celui-ci ne remportera malheureusement pas le succès escompté.
Lendemain ultra rapide retour sur Hanoi, déjeuner au seul restaurant belge qui existe en dehors de la Belgique (enfin un gratin dauphinois, c’est pas non plus super wallon), une petite ballade autour du lac et hop Jet Star nous rouvre ses bras à l’heure pour rentrer à la casba des images pleins la tête et le cul tout brûlant.
Bref, prenez 10 jeunes pleins d’avenir, 6 tornado flambant le pas neuf, des sangles en veux en voilà et je dirai même à tirelarigo, des casques qu’on dirait qu’ils ont été moulés sur la tête de l’homme à la plus grosse tête du monde, des sacs pour la plupart trop gros, des idées de génie, de l’ambition et de l’enthousiasme, vous mélangez le tout et vous obtenez un banal week-end du 1er Mai au Vietnam.
A noter qu’au Vietnam, le 1er Mai se fête dignement, tellement dignement que la veille est fériée aussi pour préparer la fiesta . C’est pas nous qui allons nous en plaindre.
Après avoir longtemps hésiter sur la destination : Philippines, Sapa, Mars, l’Apocalypse Now, c’est finalement le Sud Ouest d’Hanoi qui a remporté le pompon. Une chose est sûre c’est que la déception n’était pas au rendez-vous.
Nous voici donc tous à l’aéroport prêt à embarquer avec la compagnie de l’année Jet Star, avec qui je cumule 10h de retard et un Ipod volé dans mon sac. Ils savent comment traiter convenablement le client. Devant nos plus terribles craintes, tout le personnel de bord a mis les petits plats dans les grands pour nous faire partir et arriver à l’heure. Une fois à destination, un petit hôtel du centre ville nous accueillera pour une brève voire très brève nuit pour certains. L’hésitation fut longue pour déterminer si les chambres sentaient l’humidité ou la pisse. Avenant, les motobikes sont louées à l’avance pour le lendemain. Enfin ça, après 1an ou 1 mois au Vietnam, c’est toujours ce que l’on croit. Il n’en est jamais rien et le lendemain, vous avez la délicate surprise que rien n’a été préparé. Mais nous sommes aussi dans un pays au miracle perpétuel où il est très facile de trouver 6 poubelles capables de vous emmener dans les coins les plus sombres. Après un petit-déjeuner frugal à base de milk shake de pancakes (pas compris le concept de la boisson à base de crêpe), et de café renversé sur la table, nous sanglons nos petits Tornados avec nos gros sacs d’explorateur et nous nous envolons vers la première station essence pour tout dessangler, histoire de donner à manger à la mécanique. Devant ce moment d’absence totale d’intelligence, nous nous ressaisissons et partons à la découverte de la route menant au Nord d’Hanoi. Mais là est le soucis, il était normalement prévu de découvrir la route du Sud Ouest. Quelle bonne idée cette crevaison au bout de 30km pour nous apercevoir que nous roulions à l’opposé de l’objectif fixé.
La rustine posée, on s’égard dans les chemins de terre afin de finalement trouver la bonne route et la jolie pluie fine qui l’accompagne. Risquant la noyade, nous optons pour la pause déjeuner ou une incompréhension totale survint, le genre d’incompréhension que vous ne comprenez pas vous-même. 2 assiettes de riz au poulet commandées et c’est bien 2 poulets entiers bouillis que l’on vous ramène, qui plus est sans riz !
La peau du ventre bien tendue, nous repartons direction les montagnes de Mai Chau. Des paysages magnifiques tout au long et au point culminant de notre parcours, après un travail de 150km, l’apothéose : un brouillard tellement épais qu’il était impossible de voir ses pieds.
Le combo brouillard, pluie, moustiques dans les yeux et camion est d’ailleurs recommandée à tout routard en manque de sensation forte.
Enfin à destination, l’idée d’un bon repas, d’une douche bien chaude et d’un bon petit lit germent dans nos têtes. Que ne ni, ce sera latte, douche froide et omelette au Club Med Roots du coin. Passé la première surprise et un petit moment de fragilité à quand même aller se renseigner au Resort 5 étoiles du coin (ils ont pas du apprécier la boue, l’hôtel était magiquement complet), on se fait un petit nid douillet. La pause pipi de 3h du mat’, vous savez celle où on se dit, je suis bien là tout seul, sera remplacé par la surprise de voir la petite tenancière debout en train de cuire du riz dans du bambou. Tout excité de me voir, elle commence à m’expliquer, ce devait être très intéressant si seulement cela n’avait pas été en vietnamien et avec la tête dans le cul….
Lendemain matin, on décolle pour Cuc Phuong avec les fautes d’orthographe. La magie de la motobike c’est la proximité que cela donne et les rencontres, toutes plus enrichissantes les unes que les autres, que l’on fait lorsqu’on l’enfourche. Mise à part le brouillard et la pluie, on rencontre Mme boue généralement accompagné du camion car une bonne boue sans camion, c’est un peu comme du pain sans fromage, il n’y a aucune saveur à l’éclaboussure . On y rencontre également des buffles plaçant la petite accélération qu’il faut pour traverser la route juste sur votre passage, le chien digne de Rantaplan également prêt à se suicider sous vos roues. Passons rapidement sur les moucherons dans les yeux, les moustiques dans les oreilles et les gros papillons dans les yeux, celui-là fait mal ! Sur cette route, vous aurez la chance de découvrir la piste d’essais des amortisseurs Speedy, Edgar Groupiron était un vrai rigolo à côté. Pour finir, vous rencontrez une jolie petite demoiselle : la poussière qui vous oblige à adopter un style de conduite certes peu conventionnel mais diablement efficace : la conduite plus communément appelée Gilbert Montagné style.
Après 130Km de route, vous êtes au milieu d’une belle forêt vierge tropicale. Il est vrai que rouler dedans juste après la tombée du soleil est assez flippant, il y a des bruits peu communs et des panneaux d’avertissement de danger peu communs également. Un petit hôtel aux chambres humides vous attend, c’est douche froide sur le palier encore ce soir !
Le lendemain matin, vous partez en treck avec un guide assermenté qui vous indiquera quelle est la meilleure façon de suivre le seul chemin pavé. Une étrange flore pousse un peu partout autour du chemin : canette de HaNoi beer, sac plastique, paquet de chips et de gâteaux, tout ce que le monde moderne fait de meilleur est jeté ici dans cette belle nature, ce n’est pas faute pourtant d’avoir mis des poubelles et des grosses pancartes vantant les mérites de l’écotourisme. Par chance on repart aux moment où des hordes de touristes à casquette arrive, prêt à acheter tout sur leur passage, y compris ces magnifiques aigles en bois, typique de l’usine chinoise qui les fabrique.
Nous mettons le cap cette fois-ci pour Ninh Binh autrement appelé Baie d’Halong terrestre. La première chose que nous voyons est la douche chaude et le gros matelas ! S’en suit une petite balade en barque rustique, nous traversons le dernier tunnel au milieu de ces pains de sucre et rizières, et là émerveillement une petite baie avec non pas une, non pas deux mais une dizaine de barque vendeuse de boissons et bonbons en tout genre. Bien sûr ils savent vous faire culpabiliser et vous faire acheter des boissons pour le rameur. Rameur qui doit pas être très fatigué lorsqu’il transporte des étrangers, la règle étant pas plus de 2 étrangers par barque mais no limit pour les viets dont l’avant du bateau est à deux doigts de se la jouer sous marin.
Une fois l’enchantement bien présent, le rameur d’une délicate attention ouvre une boîte métallique dans laquelle se trouve des tissus en tout genre à acheter. Vous refusez, et lui vous fait bien comprendre que Ok il accepte mais par contre faudra veiller à pas oublier le pourboire ! Le billet de 100000Dgs que je lui destinais s’est subtilement transformé en 20000Dgs à l’écoute de ces délicates paroles.
Arrive le soir et vous vous rappelez que la fête n’a pas été au rendez-vous et vous vous laissez convaincre par un petit karaoké. Il ne paye pas de mine, une petite salle seulement, on demande à voir le programme et 4 petites mains viets sortent de derrière la porte pour nous tirer à l’intérieur. 10 messieurs sont là, bière chaude à la main en train de chanter des chansons d’amour. La télécommande change de main et c’est parti pour un petit Daddy Cool des familles qui va les retourner dans leurs slips. Les T shirts volent, la sueur apparaît , non moins à cause de l’excitation due à la chanson qu’à l’absence de clim’. Un petit viet chaud bouillant essaie de nous faire basculer dans le côté obscur, un petit coup de coude sur un enchainement techno lui fera comprendre l’histoire. Le hic c’est que c’était mon dernier T-shirt du week-end et que là en 45 minutes de speed karaoké, tout le programme d’habillement est ruiné et disons le sans ambages, mon polo pue le mort, ça sera chouette le lendemain sur la moto (je serai heureusement sauvé de l’asphyxie pour un de mes compagnons de fortune). Une belle nuit s’annonce non sans avoir inventé un autre concept, le mikado cure dent, suivi le lendemain du mikado baguette, celui-ci ne remportera malheureusement pas le succès escompté.
Lendemain ultra rapide retour sur Hanoi, déjeuner au seul restaurant belge qui existe en dehors de la Belgique (enfin un gratin dauphinois, c’est pas non plus super wallon), une petite ballade autour du lac et hop Jet Star nous rouvre ses bras à l’heure pour rentrer à la casba des images pleins la tête et le cul tout brûlant.
Inscription à :
Articles (Atom)
Ambiance....














