Comment qu’entends-je ? Quelle honte, quel scandale, quel outrage ! Oups je divague déjà, tellement pris que je suis dans mon livre de Dostoïevski (heureusement que le livre est à côté de moi sinon jamais je ne l’aurai écrit sans fautes et il ne faut pas compter sur le correcteur d’orthographe, la version russe n’existe pas), j’ai cru l’espace de deux phrases pouvoir imiter le maître.
Reprenons sereinement car il s’agit bien là d’un outrage. Alors que me voici en pleine visite annuelle et traditionnelle de Noël dans cette belle contrée de Picardie, ayant repris en 2 jours ce que j’avais mis 1 mois et demi à perdre à la sueur de mon front (de mes bras, jambes, dos….enfin de toute partie du corps contenant de la peau), il me prit l’idée de me balader dans la maison d’une chère tante et d’un cher oncle, que jusqu’ici, j’estimasse beaucoup. Sainte horreur que voilà, me voici nez à nez, non pas avec le père Noël, mais bien avec des barrières de sécurité pour enfants concurrentes, qui plus est en métal ! Vous rendez vous compte, ma propre famille ! Après une vive altercation, suivie d’une succulente côte de bœuf, il s’avérait que peu de monde savait ce que je faisais au Vietnam et que, par conséquent, cette erreur était toute involontaire………mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une côte de bœuf, repas dit léger de récupération post réveillon.
Mais revenons quelques jours en arrière dans cette très lointaine contrée vietnamienne dont le bruit constant des mobylettes me manque déjà, bien qu’un gêne familial nous permet de parler du matin au soir et de façon très forte, remplaçant ainsi mon manque auditif. J’ai par contre du mal à ne pas ponctuer mes phrases par des : « mais ducon tu vas la virer ta poubelle, tu vois pas que t’es au milieu ! » ou bien « mais tu vas la passer ta vitesse, je vais m’endormir » ou encore pour finir « Aieeeeeeeee !!!!!le con vient de me cramer avec son pot d’échappement », il est de notoriété publique qu’il ne faut jamais conduire en short. Que voulez-vous les habitudes viennent vite mais dit en présence de ma grand-mère, je risquais d’être privé de dessert
Comme vous avez pu le remarquer, n’ayant pas trouvé de thème particulier pour cette dernière histoire de 2008, je vous propose des nouvelles en vrac sans grand fil conducteur. Comme ça, ceux qui sont d’habitude à la rue, le seront encore plus.
Me voici donc au départ de 3 semaines de folie qui me mèneront à Paris, Beauvais, Lyon, Avallon (le Bangkok européen), Paris, Hong-Kong, Paris, Nantes, Paris, HCMC. J’ai donc déjà prévu de poser d’autres vacances 15 jours après mon retour, pour pouvoir me reposer de ces premières vacances. Parfait timing car cela tombe pile poil avec le Nouvel An Vietnamien, annexé sur le Nouvel An Chinois. La ressemblance ne s’arrête pas là car ils ont repris à peu près les mêmes goûts kitsch que les chinois : faut que ça brille et que ça fasse du bruit !
Mais pour l’instant, c’est une fête hautement traditionnelle vietnamienne qui occupe tous les esprits et tous les mètres carrés de la ville. Ce n’est autre que Noël bien sûr ! Tous les vietnamiens vous le diront : « Nous, on fête pas Noël ! », « Ah oui alors est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi vous avez décoré vos arbres comme si c’était la braderie du luminaires du marché St Cloud ? ». Il faut l’avouer, ils ont fait très forts. La légende veut qu’un arbre soit tombé tellement y’avait d’ampoules dessus. Vous ne passerez pas bien sûr à côté des chants traditionnels de Noël dans les centres commerciaux et autres restaurants. Pour vous mettre dans l’ambiance, il baisse encore plus la clim’ : -10° sauf que l’industrie de la doudoune est pas super développée encore par ici. Mais que serait Noël sans un bon vieux rhume ?
Que manque-t-il donc me direz-vous ? Vous avez la déco, le froid même si paradoxalement vous ne le retrouvez qu’à l’intérieur, les chants……..peut-être bien l’effervescence populaire. Cela sonne un peu creux car mise à part un grand moment de fraternité consommatrice, il n’y a pas grand-chose. Et surtout n’allez par leur dire que le Père Noêl c’est Coca-Cola, il serait foutu de repousser l’ouverture du premier McDo par vengeance pour haute trahison. L’ouverture du McDo étant sûrement le point culminant de la prochaine année pour toute la communauté expatriée saigonaise……un peu comme les années de grande tournée de Johnny en France : un évènement à ne pas rater ! Encore plus pour ceux qui ne connaissent pas le Black Cat et son hamburger élu dans les 5 meilleurs burgers du monde et burger le plus gros du monde. Je reste sceptique sur ce genre de classement, tout subjectif soit-il, car il suffirait de ne pas aimer les oignons pour qu’il soit tout autre. Mais revenons à Noël à HCMC, cela sonne donc creux, en plus je ne sais pas d’où cela vient mais ils ont fêté cela Samedi 20 dans les rues. A cette époque, Marie n’avait même pas encore perdu les eaux….En tout cas belle liesse populaire même si cela ressemblait plus à une célébration de victoire d’un match de foot qu’à Noël. Un peu plus et ils sortaient les drapeaux. D’ailleurs, pour comparer, le lendemain, l’équipe de foot du Vietnam a gagné son match et très franchement je n’ai aucune différence entre la manière de fêter les deux évènements. La preuve, les deux fois, ils ont osé le sacrilège de couper les routes menant à mes bars préférés. Vous aimeriez plus de détails et vous vous demandez de quelle façon ils célèbrent leurs évènements, c’est bien simple, ils font comme d’habitude, ils klaxonnent …
Sans aucune transition, passons à un moment politiquement incorrect, j’ai fait la rencontre d’un nouveau motobike : Parkinson bike. Alors que prévoyant comme je ne l’ai jamais été, je suis allé rendre ma motobike dimanche soir , veille de mon départ (donc soir de match de foot, pas vraiment une bonne idée), j’ai rendu les clefs en prenant bien soin de lui rappeler ma date de retour et de lui dire « je te l’ai toute cassée, tu me la répares et je la reprends ? », « Pas de problèmes ! »…avec un peu de chance j’aurai une réduction. Il faut dire que le week-end dernier alors que je conduisais dans un état d’ébriété relativement avancé pour un russe, j’ai malheureusement percuté un petit vieux au ralenti (autant lui que moi) et donc je déclare solennellement que j’ai chuté. Pas de bobos mais j’avais le choix entre un bus et lui et vu que j’avais bien l’intention de manger de la dinde à Noël, je l’ai sacrifié sur l’autel de la faim. J’étais d’ailleurs ce jour là accompagné d’une fille, comme quoi tout arrive, qui s’est malencontreusement endormi sur le carrelage de sa cuisine lorsque je l’eus ramené : belle prise n’est-ce pas ?
Enfin tout ça pour dire que depuis, j’avais l’impression que mon parallélisme des roues n’était plus trop d’actualité.
Bref, après avoir déposé ma mob je prends donc un motobike pour aller rejoindre mes amis. Cela faisait bien 1 mois et demi que cela ne m’était pas arrivé et je pense avoir tiré le gros lot. Je ne sais pas si c’est l’émotion de la victoire ou l’émotion de l’alcool de riz mais mon petit père tremblait comme une feuille morte un jour de forte tramontane couplé à une petite bise sibérienne. Je ne m’attarderai pas non plus sur le passage de vitesse qui m’a fait deux, trois fois embrassé son casque avec mon nez.
Flash Info : le terrorisme est vraiment de partout, une bombe a explosé au Caravelle Hôtel, un des plus chics de la ville…….ah non c’est pas une bombe ? Ben c’est quoi alors ?........Ah c’est juste qu’on avait oublié de leur dire qu’il fallait sortir les poubelles de temps en temps sinon le méthane ça explose. Cela fait 15 jours et les politiciens du pays sont vraiment très réactifs : ils ont rajouté la chimie au programme de l’école primaire. C’est con, les australiens avaient déjà envoyé des unités spéciales habitué au terrain de l’Afganisthan, mais ils se sont perdus du côté de Nha Trang à siroter des cocktails sur la plage et faire de la plongée.
Vous allez me dire que j’exagère, certes mais pas complètement non plus. Alors que j’étais en business trip à la plage avec mon boss, il nous est venu l’idée d’aller dans un bar : vraiment une drôle d’idée. La Sailing Club nous a donc accueilli, ainsi que Jérémie, petit gars de l’ESB qui a eu la grande chance de faire son stage de fin d’étude dans la même société que moi l’année dernière. Nous voici donc attablé et subrepticement, nous découvrons une table de 3 australiennes et 1 australien. Jérémie dans son plus bel anglais est allé nouer le contact. Finger in the nose paraît-il excepté que le seul qui se joindra à notre table sera l’australien, qui aura l’amabilité d’inviter des filles de joie quelque temps après. Question générale sur les australiens : pourquoi sont-ils beau gosse et musclé ? Mais là quand je dis musclé c’est que son auriculaire faisait la taille de ma cuisse. Ce cher Monsieur nous l’a d’abord joué agent secret un tantinet narquois. Discussion banale, salut, salut, tu t’appelles comment ? tu fais quoi dans la vie ? N’en étant qu’à son premier verre, il nous indiqua qu’il ne pouvait pas le dire. Après 3 ou 4 il nous avoua qu’il était militaire en mission en Afganisthan et que les afghans l’aimaient et que c’était bien qu’on soit là-bas. Quelle erreur n’avions pas nous fait car impossible de l’arrêter. Vu que cela devait lui manquer de pas tuer des talibans, il finira donc par se battre ce soir-là…l’histoire ne dit pas si sa cible était barbue ou non. C’est vraiment rassurant de savoir qu’ils choisissent les mecs qu’ils envoient.
Mise à part cette petite péripétie, ajouté au vietnamien complètement bourré qui nous a fait profiter de son dîner prémaché à 1m de nous, la prise d’un ventilo qui a pété et qui a failli foutre le feu au toit en paille et le travelot qui s’est dit en me voyant dans la rue « toi mon coco t’es pour moi ce soir, viens ici que je te tripote »….il y a quand même des limites à vouloir se faire désirer, ainsi que le méga coup de soleil attrapé alors qu’il y avait 4km de nuage au-dessus de ma tête…..et bien sans ça, ce week-end était extra : plage, plongée, plage, moto, plage, que du bonheur !!
Pour me rassurer de mes déboires relationnels avec les filles, et trouvant que j’étais trop stressé, mon fournisseur profita de la visite de client pour nous emmener au massage quelques jours après. Je ne ferai ici que de brèves allusions car croyez-moi cela vaut bien son post à lui tout seul. Décoration égyptienne pour un maximum de relaxation, ce complexe karaoké massage nous a ouvert grand ces portes. Sentant l’entourloupe à plein nez, je décidais la sagesse et optait pour le massage des pieds en matant un match de boxe afin de faire passer le message clairement. Mais cela ne l’arrêta pas et dans un élan de fougue incontrôlée, elle me proposa donc un massage amélioré. De dépit je fis semblant de m’endormir, tactique louche mais qui s’avéra payante car la malheureuse n’insista pas, j’eus tout juste droit à une déclaration d’amour respirant la sincérité.
Le reste de la semaine était somme toute banale et je ne m’attarderai pas trop car je dois soigner ma dépendance aux truffes. Je vous propose donc une trêve bien méritée avant de reprendre de plus belle en direct de Hong-Kong avec mes amis chinois.
vendredi 26 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
Le Vietnam en 5 sens: Tome IV
Après deux mois de rupture, replongeons nous dans l’ambiance des rues d’HCMC. J’aurai pu finir en apothéose avec ce sens mais mon impatience est telle que je n’ai pu la repousser plus loin. L’ouïe. Il faut déjà apprendre à bien l’écrire. Le correcteur d’orthographe peut vous y aider mais pas sûr qu’il reconnaisse toutes les formes d’écriture possible de ce mot : loui, lou ie, l’ouille, mon préféré pour finir lo ouyie. Est-ce un défi lancé à la technologie ou dois-je définitivement arrêter d’écrire dans le noir ?
Nous passerons vite sur le côté hygiène puisqu’il m’a fallu plus d’un mois pour trouver des coton tiges, pour finalement en trouver dans le premier magasin que j’avais fait. Mes recherches n’étaient pas trop poussées à vrai dire et j’étais plutôt ravi de me lancer dans des opérations top secret, digne de Bond, James Bond, dans les salles de bain de mes colocs. Faut dire qu’entre eux travaillant au bureau et moi à la maison, je ne courais pas grand risque de me faire arracher les ongles des orteils par un russe mal luné et à l’haleine rhumifiée. Pourquoi pas vodkaisée me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il revenait de vacances aux Bahamas.
Lorsque j’enfourche Viet’Tornado, la motobike du futur, je me concentre plus facilement sur la tête des gens que sur les 2000 nids de poule au mètre carré. Voici une réflexion que je me fais tous les jours : « Diantre, comment font-ils pour accepter sans protester le fourbe coup de klaxon de ce 33t à 1m de l’un de nos organes les plus fragiles ? Devrai-je moi aussi condamner mon hygiène personnelle pour créer quelques bouchons naturels salvateurs ? » . On n’imagine pas quel courage il faut pour se lancer à doubler un bus, un camion, une camionnette. Outre le fait qu’il puisse facilement vous éjecter dans les égouts de la ville, il prendra un malin plaisir à vous faire écouter la nouvelle sonnerie de son klaxon qu’il a téléchargé sur internet. Mais attention, pour les novices qui penseraient qu’un coup de klaxon est un coup de klaxon, un éclaircissement s’impose. C’est un vrai langage qui s’est développé et si vous voulez vous faire respecter, mieux vaut ne pas vous la jouer Bernardo (cf de la rédaction : ami et complice muet de Zorro. Tellement ami et complice que la seule fois où il a parlé c’était pour prévenir Zorro d’un vil danger. Quelle chance j’ai eu de ne voir en tout et pour tout 1 épisode de cette série remarquable, et d’être tombé magiquement sur ce dit épisode) . Bref voici un lexique des traductions que vous pourrez trouver :
-« C’est vert », un classique mais mieux vaut commencer lentement
-« C’est rouge », secrètement voulant dire, c’est rouge certes mais pourquoi tu passes pas quand même
-« Vengeance, fallait pas me doubler ! »
-« tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon »
-« j’ai pas envie que tu tournes »
-« tu as tourné quand même, enfoiré de touristes »
-« oh regarde chéri, un touriste qui veut faire couleur locale », vous l’aurez compris celui-ci ne vous est pas destiné mais dans le brouhaha ambiant, les couples aussi discutant par ce biais hautement technologique
-« attention tu te rabats sur moi et je vais finir dans les roues du bus »
-« je parie 1000Dongs qu’à la prochaine intersection il n’y a personne et que je vais pouvoir continuer à rouler en 4ème », il n’est pas rare d’entendre à la suite de ce klaxon, un crissement de pneu très aisément reconnaissable
Bref vous l’aurez compris, ce langage routier est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît et est l’occasion d’un vrai échange culturel. Au coup de klaxon 4 « tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon », vous devriez répondre « Et connard, tu crois que ça me plait de rester bloqué ici depuis 1h » ou encore « Putain mais t’es vraiment trop con, tu vois pas qu’il y a du monde devant ». C’est ce que l’on appelle un échange sympathique de point de vue. L’élégance vulgaire de la culture française versus la rudesse du bip vietnamien. Vous avez peu de chance de l’emporter mais l’important c’est de participer.
Mais je m’attarde sur des détails alors que vous aurez tout compris à votre premier sursaut où vous manquerez de peu de vous retrouver le nez dans une flaque d’eau légèrement boueuse.
Est-ce l’agression permanente au Vietnam ? Point du tout, il y a des oasis un peu partout en ville. De jolies petites cours intérieures, du lait de coco et le larsen de la sono poussée à son maximum. Ce serait dommage de rater le dernier tube à la mode de la pop vietnamienne. Me direz-vous les jours de chance, vous aurez droit à un morceau d’Alizée, cela vous rappellera le pays et vous serez d’un coup fier de l’exportation de la langue française.
Pour vous mettre dans le bain directement à votre arrivée, je vous conseille l’hôtel Liberty 1. Un personnel chaleureux, un bon petit dej’ et surtout le top, un night club que l’on qualifiera de vietnamien (à comprendre avec air conditionné à -10 degrés, 4 enceintes par mètre carré, pas de piste de danse et personne qui se parle, en même temps si c’est pour rien entendre, autant pas gâcher son énergie. Après on entend dire, les expats vont toujours aux mêmes endroits mais il y a vraiment des raisons à cela, je ne vais pas sacrifier mes facultés auditives pour, lors d’un repas entre amis, me la raconter et dire que moi au moins je suis intégré.
D’une part est-il possible de s’intégrer ?
D’autre part vous retrouverez souvent ce genre de personnage, refoulant tout de l’Occident, traitant de fainéants et de râleurs tous ces compatriotes. Fainéants, apparemment ils ne se baladent pas trop entre 12h et 14h, c’est ambiance hamac un peu partout (vous me direz ils sont intégrés donc ils doivent faire la sieste aussi). Par là, ne voyez aucunement une intention de traîter les vietnamiens de fainéants, bien au contraire, ils travaillent déjà bien assez comme la plupart des gens sur cette terre. Râleur certes mais quel bonheur de ne jamais être satisfait et d’avoir cette réputation universelle à travers le monde. Ce genre de personnage a bien sûr une copine vietnamienne dont il est éperdument amoureux avec laquelle il échange 3 phrases dans la journée : « Bonjour », « Tu veux manger quoi ? » et « Bon on baise ? ». Il vénère le Vietnam au plus haut point et est prompt à vous faire le récit de ses dernières aventures en terres inconnues au milieu d’ethnies paraît-il sauvage. A la fin de la conversation, il n’est pas rare qu’il vous donne la carte du tour operator par lequel il est passé pour vivre ce moment authentique.).
Mais après ce record du monde de longueur de parenthèse, revenons à cet hôtel et la boîte sus nommée : le Wendy’s qui vous fera profiter des meilleures basses de la ville jusqu’à minuit même si vous êtes au 5ème étage.
Après une bonne nuit de sommeil, vous serez doucereusement réveillé par le bruit des premiers motobikes et des travaux du tout à l’égout de la ville (autrement nommé, toute à la rivière).
Le bruit est incessant et partout. On craque certaines fois, on ne fait plus attention à d’autres. On vit avec et on se persuade que cela fait partie du charme de la ville. Qu’est-ce que serait le Vietnam sans ce bordel ambiant ? C’est vrai que l’on pourrait se demander après coups pourquoi on s’est tapé 12000 bornes pour vivre comme à la maison.
Accepter ou Subir, un peu des deux mais surtout en 10 minutes, vous pouvez vous retrouver au milieu de nulle part. Il n’y a absolument rien. Vous coupez le moteur et vous entendez vos oreilles continuer à bourdonner de bonheur : elles ne sont pas rancunières.
Biz
Nous passerons vite sur le côté hygiène puisqu’il m’a fallu plus d’un mois pour trouver des coton tiges, pour finalement en trouver dans le premier magasin que j’avais fait. Mes recherches n’étaient pas trop poussées à vrai dire et j’étais plutôt ravi de me lancer dans des opérations top secret, digne de Bond, James Bond, dans les salles de bain de mes colocs. Faut dire qu’entre eux travaillant au bureau et moi à la maison, je ne courais pas grand risque de me faire arracher les ongles des orteils par un russe mal luné et à l’haleine rhumifiée. Pourquoi pas vodkaisée me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il revenait de vacances aux Bahamas.
Lorsque j’enfourche Viet’Tornado, la motobike du futur, je me concentre plus facilement sur la tête des gens que sur les 2000 nids de poule au mètre carré. Voici une réflexion que je me fais tous les jours : « Diantre, comment font-ils pour accepter sans protester le fourbe coup de klaxon de ce 33t à 1m de l’un de nos organes les plus fragiles ? Devrai-je moi aussi condamner mon hygiène personnelle pour créer quelques bouchons naturels salvateurs ? » . On n’imagine pas quel courage il faut pour se lancer à doubler un bus, un camion, une camionnette. Outre le fait qu’il puisse facilement vous éjecter dans les égouts de la ville, il prendra un malin plaisir à vous faire écouter la nouvelle sonnerie de son klaxon qu’il a téléchargé sur internet. Mais attention, pour les novices qui penseraient qu’un coup de klaxon est un coup de klaxon, un éclaircissement s’impose. C’est un vrai langage qui s’est développé et si vous voulez vous faire respecter, mieux vaut ne pas vous la jouer Bernardo (cf de la rédaction : ami et complice muet de Zorro. Tellement ami et complice que la seule fois où il a parlé c’était pour prévenir Zorro d’un vil danger. Quelle chance j’ai eu de ne voir en tout et pour tout 1 épisode de cette série remarquable, et d’être tombé magiquement sur ce dit épisode) . Bref voici un lexique des traductions que vous pourrez trouver :
-« C’est vert », un classique mais mieux vaut commencer lentement
-« C’est rouge », secrètement voulant dire, c’est rouge certes mais pourquoi tu passes pas quand même
-« Vengeance, fallait pas me doubler ! »
-« tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon »
-« j’ai pas envie que tu tournes »
-« tu as tourné quand même, enfoiré de touristes »
-« oh regarde chéri, un touriste qui veut faire couleur locale », vous l’aurez compris celui-ci ne vous est pas destiné mais dans le brouhaha ambiant, les couples aussi discutant par ce biais hautement technologique
-« attention tu te rabats sur moi et je vais finir dans les roues du bus »
-« je parie 1000Dongs qu’à la prochaine intersection il n’y a personne et que je vais pouvoir continuer à rouler en 4ème », il n’est pas rare d’entendre à la suite de ce klaxon, un crissement de pneu très aisément reconnaissable
Bref vous l’aurez compris, ce langage routier est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît et est l’occasion d’un vrai échange culturel. Au coup de klaxon 4 « tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon », vous devriez répondre « Et connard, tu crois que ça me plait de rester bloqué ici depuis 1h » ou encore « Putain mais t’es vraiment trop con, tu vois pas qu’il y a du monde devant ». C’est ce que l’on appelle un échange sympathique de point de vue. L’élégance vulgaire de la culture française versus la rudesse du bip vietnamien. Vous avez peu de chance de l’emporter mais l’important c’est de participer.
Mais je m’attarde sur des détails alors que vous aurez tout compris à votre premier sursaut où vous manquerez de peu de vous retrouver le nez dans une flaque d’eau légèrement boueuse.
Est-ce l’agression permanente au Vietnam ? Point du tout, il y a des oasis un peu partout en ville. De jolies petites cours intérieures, du lait de coco et le larsen de la sono poussée à son maximum. Ce serait dommage de rater le dernier tube à la mode de la pop vietnamienne. Me direz-vous les jours de chance, vous aurez droit à un morceau d’Alizée, cela vous rappellera le pays et vous serez d’un coup fier de l’exportation de la langue française.
Pour vous mettre dans le bain directement à votre arrivée, je vous conseille l’hôtel Liberty 1. Un personnel chaleureux, un bon petit dej’ et surtout le top, un night club que l’on qualifiera de vietnamien (à comprendre avec air conditionné à -10 degrés, 4 enceintes par mètre carré, pas de piste de danse et personne qui se parle, en même temps si c’est pour rien entendre, autant pas gâcher son énergie. Après on entend dire, les expats vont toujours aux mêmes endroits mais il y a vraiment des raisons à cela, je ne vais pas sacrifier mes facultés auditives pour, lors d’un repas entre amis, me la raconter et dire que moi au moins je suis intégré.
D’une part est-il possible de s’intégrer ?
D’autre part vous retrouverez souvent ce genre de personnage, refoulant tout de l’Occident, traitant de fainéants et de râleurs tous ces compatriotes. Fainéants, apparemment ils ne se baladent pas trop entre 12h et 14h, c’est ambiance hamac un peu partout (vous me direz ils sont intégrés donc ils doivent faire la sieste aussi). Par là, ne voyez aucunement une intention de traîter les vietnamiens de fainéants, bien au contraire, ils travaillent déjà bien assez comme la plupart des gens sur cette terre. Râleur certes mais quel bonheur de ne jamais être satisfait et d’avoir cette réputation universelle à travers le monde. Ce genre de personnage a bien sûr une copine vietnamienne dont il est éperdument amoureux avec laquelle il échange 3 phrases dans la journée : « Bonjour », « Tu veux manger quoi ? » et « Bon on baise ? ». Il vénère le Vietnam au plus haut point et est prompt à vous faire le récit de ses dernières aventures en terres inconnues au milieu d’ethnies paraît-il sauvage. A la fin de la conversation, il n’est pas rare qu’il vous donne la carte du tour operator par lequel il est passé pour vivre ce moment authentique.).
Mais après ce record du monde de longueur de parenthèse, revenons à cet hôtel et la boîte sus nommée : le Wendy’s qui vous fera profiter des meilleures basses de la ville jusqu’à minuit même si vous êtes au 5ème étage.
Après une bonne nuit de sommeil, vous serez doucereusement réveillé par le bruit des premiers motobikes et des travaux du tout à l’égout de la ville (autrement nommé, toute à la rivière).
Le bruit est incessant et partout. On craque certaines fois, on ne fait plus attention à d’autres. On vit avec et on se persuade que cela fait partie du charme de la ville. Qu’est-ce que serait le Vietnam sans ce bordel ambiant ? C’est vrai que l’on pourrait se demander après coups pourquoi on s’est tapé 12000 bornes pour vivre comme à la maison.
Accepter ou Subir, un peu des deux mais surtout en 10 minutes, vous pouvez vous retrouver au milieu de nulle part. Il n’y a absolument rien. Vous coupez le moteur et vous entendez vos oreilles continuer à bourdonner de bonheur : elles ne sont pas rancunières.
Biz
vendredi 28 novembre 2008
Ainsi Pho Pho Pho les petites marionnettes
Ouh la la mais quelle entrée en matière fracassante avec ce titre au-delà de toute espérance. Devant mon manque d’inspiration du dimanche, je me suis dit qu’il n’y avait rien de mieux que de prendre sur ses heures de boulot pour vous faire découvrir un peu plus mon chez moi. Je ne m’attarderai pas trop car mon boss vient de m’annoncer qu’il arrivait pour me botter les fesses. En même temps,s’ il part maintenant il arrive dans deux jours donc j’ai le temps de mourir en jouant à cache cache. Et en plus, je le sème trop facile en motobike.
Mes dernières nouveautés de motobike : j’ai trouvé les pleins phares, très pratique pour éblouir les cons qui arrivent à contre sens mais cela reste tout de même à vos risques et périls. Oui un motobike a une béquille centrale et non on ne peut pas l’enlever par la force du pied ni même celle de la pensée. Oui les trottoirs sont un très bon moyen de doubler 120 motos en l’espace de 20m. Non les feux de circulation et les lignes blanches ne servent à rien. Oui c’est marrant de conduire sous la pluie derrière des camions, vous avez des chances de ressembler à Fifi bras d’acier en période de crise voir à un pare choc de voiture après 5h d’autoroute et 2h de chemin de terre après une belle averse d’été. C’est également un bon moyen de savoir si vos pompes sont water proofs et apparemment elles le sont pas. Je l’ai appris lorsque j’ai du m’arrêter à un feu rouge et que j’ai mis le pied dans un lac que je pensais être petite flaque.
Comment va également le Habana ? Très bien ma foi, nos tests de bataille de glaçons et de pulvérisation des clients au canard WC se sont montrés concluant et il est temps de passer à la prochaine étape.
Mais revenons au titre car c’est bien là le principal. Qu’est-ce qu’un Pho ? Un Pho est une soupe dont je m’évertue encore à chercher le concept. Manger une soupe quand il fait 40 degrés, non là je vois pas.
Prenez un bol de gargantua, mettez y de l’eau marron accompagnée de poulet ou de bœuf ou les 2 pour les fous qui voient les protéines comme une nouvelle drogue à la mode. Ajoutez à cela du soja et quelques feuilles aromatiques, le tout assaisonné de longues nouilles de riz. Viens maintenant le temps de la customisation, un peu comme Jacky avec sa nouvelle Opel Vectra ou son ancienne Pigeot 605 avec le sigle Ferrari. AU choix, vous avez du citron vert que vous pourrez recycler pour votre mojito après. Vous avez également du soja et pleins de feuilles différentes avec des goûts plus ou moins prononcés et surtout plus ou moins bons. A noter, malheureux, que l’on ne met pas les mêmes feuilles lorsque c’est du bœuf ou du poulet. Comment on fait alors quand on a les deux me direz-vous ? Bougez pas, je reviens, je vais demander.
Au tout, vous pouvez ajouter de la sauce de soja il me semble, en tout cas elle est marron et quelques piments pour les téméraires. Je vous préviens, j’ai déjà vu des vietnamiens s’étouffer avec les piments alors qu’ils en bouffent matin, 10h, 11h, midi, 15h, 17h et soir, 22h et minuit pour les plus fêtards.
Où peut-on trouver des Pho au Vietnam ? A peu près tous les 10m, très pratique pour choisir ….car oui bien que vous pensiez tous qu’un vietnamien ressemble à un chinois qui lui ressemble à un coréen, qui lui-même ressemble à un japonais qui ne serait pas loin du thai non plus, et bien figurez vous que derrière cette simplicité du plat, il y en a encore qui arrive à le rater et donc non tous les Phos ne se valent pas.
D’un point de vue calorique, ça doit être léger comme un vietnamien, chose très embêtante pour les expats jouant au badminton et à 2 doigts de s’évanouir après 4 coups de raquette. Et puis certains ont des métiers parmi nous et on n’a pas tous le temps de manger 10 fois par jour entre une sieste ou deux dans un hamac au bord de la route….quoique
Ici le Pho est un vrai partenaire minceur. Je vais peut-être bientôt m’y abonner. Mais j’hésite encore car j’ai déjà perdu 4kg en 3 semaines en mangeant des lasagnes, des pizzas et en buvant de la Tiger, reine de la bière sud asiatique. Peut-être que mon corps a finalement abdiqué et c’est fait une raison de ce régime hautement sain et sans graisses.
Me direz-vous, mais comment fait-il donc pour perdre tout ce poids. Plusieurs facteurs sont en jeu : je fais beaucoup de motobike, je transpire en étant immobile dans mon salon,je transpire en étant immobile dans ma chambre, je transpire quand je vais de la cuisine à la chambre, je transpire quand je vais de mon lit aux toilettes, il n’y a pourtant que 3m, je transpire en ouvrant le frigo et le plus fort je transpire en prenant une douche. Vous l’aurez compris, je ne transpire pas beaucoup. Et attention à l’instant éponge au badminton lorsqu’après 1h de jeu endiablé, le terrain est déclaré zone sinistrée. Chaque pas devient une aventure mais au moins on peut se croire à Roland Garros et faire des glissades à faire rougir Nadal. J’oubliais bien sûr, je transpire en mangeant ce qui me permet d’éliminer direct ce que j’ingurgite.
Bref dan stout ça, je suis à 2 doigts de revoir mon deuxième abdo en bas à gauche. Manque plus qu’à résoudre mon problème de chute de cheveux et j’aurai bientôt 20ans de nouveau.
Vous l’aurez compris, le Pho est une institution qui se mange dans des petites salles pas très propres, avec des ventilateurs à fond pouvant aisément faire s’envoler Pho Carlos,et il est bien souvent servi à la chaîne. Bref le fast food vietnamien par excellence. Comble du bonheur, lorsque vous choisissez du poulet, ils font en sorte de ne pas mettre les os. Cela peut paraître ridicule mais n’est-il pas aussi ridicule de manger avec des baguettes depuis des milliers d’années et de quand même garder les os ? Après on me dira ça prend du temps…certes mais c’est quand même plus pratique et moins sale (sale car dépiautez un os avec les dents, croyez moi c’est vraiment pas élégant). Vous me direz la dernière fois j’ai commandé un riz frit au poulet sans os, j’ai du payer 20% plus cher que les autres. Au ratio du prix de la main d’œuvre, je me demande si je me suis pas fait avoir ou alors le mec avait des doigts en or.
Sinon, hier soir, superbe programme : Accoustic, Habana (il paraît qu’on s’y fait à la longue, en même temps les serveuses c’est mes potes maintenant et j’arrive presque à leur faire remplir mon verre en entier. Car oui c’est une grande spécialité au Vietnam, ils ne remplissent pas les verres et quand vous vous plaignez, et bien ils rajoutent des glaçons pardi, pas folle la bête). A tester 3 Tequila Paf avant de reprendre la route et vous sentirez votre équilibre autrement. Ensuite porte de l’Apocalypse qui se fermait à notre arrivée et Go2 pour finir : un grand classique. Je m’attarderai plus longuement sur l’Accoustic un peu plus tard parce que pour l’instant, c’est the place to be.
Allez hop ce soir pour compenser mon Pho du midi, je vais me faire un couscous too fat.
Biz les amis
Mes dernières nouveautés de motobike : j’ai trouvé les pleins phares, très pratique pour éblouir les cons qui arrivent à contre sens mais cela reste tout de même à vos risques et périls. Oui un motobike a une béquille centrale et non on ne peut pas l’enlever par la force du pied ni même celle de la pensée. Oui les trottoirs sont un très bon moyen de doubler 120 motos en l’espace de 20m. Non les feux de circulation et les lignes blanches ne servent à rien. Oui c’est marrant de conduire sous la pluie derrière des camions, vous avez des chances de ressembler à Fifi bras d’acier en période de crise voir à un pare choc de voiture après 5h d’autoroute et 2h de chemin de terre après une belle averse d’été. C’est également un bon moyen de savoir si vos pompes sont water proofs et apparemment elles le sont pas. Je l’ai appris lorsque j’ai du m’arrêter à un feu rouge et que j’ai mis le pied dans un lac que je pensais être petite flaque.
Comment va également le Habana ? Très bien ma foi, nos tests de bataille de glaçons et de pulvérisation des clients au canard WC se sont montrés concluant et il est temps de passer à la prochaine étape.
Mais revenons au titre car c’est bien là le principal. Qu’est-ce qu’un Pho ? Un Pho est une soupe dont je m’évertue encore à chercher le concept. Manger une soupe quand il fait 40 degrés, non là je vois pas.
Prenez un bol de gargantua, mettez y de l’eau marron accompagnée de poulet ou de bœuf ou les 2 pour les fous qui voient les protéines comme une nouvelle drogue à la mode. Ajoutez à cela du soja et quelques feuilles aromatiques, le tout assaisonné de longues nouilles de riz. Viens maintenant le temps de la customisation, un peu comme Jacky avec sa nouvelle Opel Vectra ou son ancienne Pigeot 605 avec le sigle Ferrari. AU choix, vous avez du citron vert que vous pourrez recycler pour votre mojito après. Vous avez également du soja et pleins de feuilles différentes avec des goûts plus ou moins prononcés et surtout plus ou moins bons. A noter, malheureux, que l’on ne met pas les mêmes feuilles lorsque c’est du bœuf ou du poulet. Comment on fait alors quand on a les deux me direz-vous ? Bougez pas, je reviens, je vais demander.
Au tout, vous pouvez ajouter de la sauce de soja il me semble, en tout cas elle est marron et quelques piments pour les téméraires. Je vous préviens, j’ai déjà vu des vietnamiens s’étouffer avec les piments alors qu’ils en bouffent matin, 10h, 11h, midi, 15h, 17h et soir, 22h et minuit pour les plus fêtards.
Où peut-on trouver des Pho au Vietnam ? A peu près tous les 10m, très pratique pour choisir ….car oui bien que vous pensiez tous qu’un vietnamien ressemble à un chinois qui lui ressemble à un coréen, qui lui-même ressemble à un japonais qui ne serait pas loin du thai non plus, et bien figurez vous que derrière cette simplicité du plat, il y en a encore qui arrive à le rater et donc non tous les Phos ne se valent pas.
D’un point de vue calorique, ça doit être léger comme un vietnamien, chose très embêtante pour les expats jouant au badminton et à 2 doigts de s’évanouir après 4 coups de raquette. Et puis certains ont des métiers parmi nous et on n’a pas tous le temps de manger 10 fois par jour entre une sieste ou deux dans un hamac au bord de la route….quoique
Ici le Pho est un vrai partenaire minceur. Je vais peut-être bientôt m’y abonner. Mais j’hésite encore car j’ai déjà perdu 4kg en 3 semaines en mangeant des lasagnes, des pizzas et en buvant de la Tiger, reine de la bière sud asiatique. Peut-être que mon corps a finalement abdiqué et c’est fait une raison de ce régime hautement sain et sans graisses.
Me direz-vous, mais comment fait-il donc pour perdre tout ce poids. Plusieurs facteurs sont en jeu : je fais beaucoup de motobike, je transpire en étant immobile dans mon salon,je transpire en étant immobile dans ma chambre, je transpire quand je vais de la cuisine à la chambre, je transpire quand je vais de mon lit aux toilettes, il n’y a pourtant que 3m, je transpire en ouvrant le frigo et le plus fort je transpire en prenant une douche. Vous l’aurez compris, je ne transpire pas beaucoup. Et attention à l’instant éponge au badminton lorsqu’après 1h de jeu endiablé, le terrain est déclaré zone sinistrée. Chaque pas devient une aventure mais au moins on peut se croire à Roland Garros et faire des glissades à faire rougir Nadal. J’oubliais bien sûr, je transpire en mangeant ce qui me permet d’éliminer direct ce que j’ingurgite.
Bref dan stout ça, je suis à 2 doigts de revoir mon deuxième abdo en bas à gauche. Manque plus qu’à résoudre mon problème de chute de cheveux et j’aurai bientôt 20ans de nouveau.
Vous l’aurez compris, le Pho est une institution qui se mange dans des petites salles pas très propres, avec des ventilateurs à fond pouvant aisément faire s’envoler Pho Carlos,et il est bien souvent servi à la chaîne. Bref le fast food vietnamien par excellence. Comble du bonheur, lorsque vous choisissez du poulet, ils font en sorte de ne pas mettre les os. Cela peut paraître ridicule mais n’est-il pas aussi ridicule de manger avec des baguettes depuis des milliers d’années et de quand même garder les os ? Après on me dira ça prend du temps…certes mais c’est quand même plus pratique et moins sale (sale car dépiautez un os avec les dents, croyez moi c’est vraiment pas élégant). Vous me direz la dernière fois j’ai commandé un riz frit au poulet sans os, j’ai du payer 20% plus cher que les autres. Au ratio du prix de la main d’œuvre, je me demande si je me suis pas fait avoir ou alors le mec avait des doigts en or.
Sinon, hier soir, superbe programme : Accoustic, Habana (il paraît qu’on s’y fait à la longue, en même temps les serveuses c’est mes potes maintenant et j’arrive presque à leur faire remplir mon verre en entier. Car oui c’est une grande spécialité au Vietnam, ils ne remplissent pas les verres et quand vous vous plaignez, et bien ils rajoutent des glaçons pardi, pas folle la bête). A tester 3 Tequila Paf avant de reprendre la route et vous sentirez votre équilibre autrement. Ensuite porte de l’Apocalypse qui se fermait à notre arrivée et Go2 pour finir : un grand classique. Je m’attarderai plus longuement sur l’Accoustic un peu plus tard parce que pour l’instant, c’est the place to be.
Allez hop ce soir pour compenser mon Pho du midi, je vais me faire un couscous too fat.
Biz les amis
vendredi 14 novembre 2008
Retour aux souces indonésiennes
Devant la petite baisse d’inspiration de la semaine dernière, j’ai décidé de revenir sur un vieu concept qui avait beaucoup de succès en Indonésie, histoire de se refaire la cerise.
Le principe est simple, vous sortez, vous trouvez un bar, vous picolez, vous observez, vous dormez et le matin, en vous levant, vous rendez le tout à chaud : bienvenue à crazy night in HCMC !
Prenez un Vendredi banal avec une belle tête dans le cul. Vous vous mettez au travail tant bien que mal. Première bonne nouvelle, la journée s’annonce calme donc pour compenser je vais faire une petite sieste. 2 justifications à ce moment de faiblesse : le poids de l’âge qui fait que je suis prévoyant, ce serait dommage d’être trop précoce ce soir et votre nouveau matelas Dunlopillow.
Retour au boulot et maintenant mes pensées sont accaparées par les taxes des douanes vietnamiennes distribuées au petit bonheur la chance et à la tête du client (il paraitrait que les douaniers vietnamiens ont fait un stage de formation en Indonésie, ils leur ont appris toutes les ficelles du métier) ainsi que le bar qui aura la chance de nous accueillir ce soir. Une seule condition, un endroit où je ne suis jamais allé. Je feuillette mon nouveau livre guide pratique d’HCMC, découvre que je vais enfin pouvoir aller jouer au basket ici et trouve le Habana. Le mystère du b m’accaparera toute une partie de la soirée. J’en ai déduit que le patron devait être cubain, enfin jusqu’à ce qu’il me fasse gouter son mojito et que je devinasse l’imposture
Pendant que je me pouponne avant de partir, j’alerte une large population, histoire de ne pas me retrouver tout seul et m’attarde sur une carte de la ville qui m’apprendra que la rue où je vais est trop petite pour y être notée. Casque sur les oreilles (oui il est un peu grand), enfourchement de motobike, je négocie parfaitement le premier virage qui m’avait valu quelques frayeurs la semaine dernière du fait de sa haute technicité. Première, seconde, troisième, quatrième et c’est parti pour un slalom que même Alberto Tomba n’aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous. C’est également parti pour les tours et détours, désespéré, je demande à un banc de taximan. Facile me répondirent-ils tous en cœur, tu prends à droite et encore à droite et tu y es. Pendant que t’es l, t’aurais pas une Malboro et tu voudrais pas des filles par hasard ce soir, j’en connais des au top.
Pour info, une demi-heure après c’était en fait tout droit, à gauche et encore à gauche.
Bref me voici aux portes de la découverte. Premier coup d’œil, la déco est classique pour un soit-disant bar latino. Mais par contre mes oreilles sont doucement surprises : un chanteur aux dents en avant et à la voix grave est en train de revoir quelques grands classiques américains et ça balance grave. Comme prévu, je suis en avance et me retrouve donc tout seul. Connaissant ce genre de situation, j’ai appris à ne jamais me laisser abattre et à toujours commander un mojito pour se sentir à l’aise d’entrée. Mojito que je vous déconseille fortement car plein de sucre : c’est qu’il faut veiller à sa ligne dans ce monde de décadence.
Au choix préférez la Caïpirinha qui vous siéra très bien au palet.
Vous vous surprenez à vous évader car oui décidément ce chanteur est terrible. Vous l’observez, vous vous demandez si c’est dur de faire son coming out finalement. Et puis vous partez vous ballader à l’étage, dans l’arrière cour passant inlassablement les mêmes matchs de foot. A première vue, même si c’est encore calme, ça a tout du bar d’expats à une chose près : l’absence totale de prostituées. A vrai dire il n’y a pas un vietnamien dans l’assistance mise à part les serveuses et les barmen. Un peu échaudé, un jeune expat a même fait l’erreur de confondre les serveuses avec des filles de joie. Il a même insisté, belle erreur de jeunesse ou alors c’est un touriste à qui on a dit que c’était open dans toute la ville. Il est donc parti, fleur au fusil, avec son sac à dos pour apprendre la vie et vivre son rêve américain.
En temps normal, je ne serai pas rester plus de 5 min dan ce genre d’endroits mais l’argument du chanteur était trop fort et j’ai craqué. Je me suis mis donc à observer les gens. A y regarder de plus près, c’est vrai qu’on était plus proche de l’ambiance Club Med (vous savez cet endroit où les gens sont tellement déboussolés par le changement culturel qui les entoure qu’ils restent dans leur hotels, à siroter des cocktails au bord de la piscine mais qui seront devenus super copains avec Nguyen, leur serveur attitré. Promis Nguyen, quand tu viens en France, tu nous passes un coup de fil, ça nous fera plaisir de te revoir. Allez passe nous ton adresse, on t ‘enverra quelques polas de nos super vacances) que de l’ambiance vicieuse du Go2. Je m’attarde plus longtemps sur mon jeune chien fou américain. IL avait le même look que le blanc top la classe du clip d’Offsprings qui fait « give it to m baby ah ah, give it to me baby ah ah un dos tres …. », il avait l’air d’un brave type qui mange pas de pain mais qui a quand même les yeux qui sentent le cul à 10km. Malheureusement la technique du je tente mon va-tout avec tout le monde porte rarement ces fruits. Pour le consoler, une de ses amies en mini jupe lui offrira le plaisir de lui dévoiler son intimité lors de son montage de l’escalier en collimaçon. Tellement dévouée cette jeune fille qu’elle en a fait profiter tout le monde.
Je décroche de mon personnage principal, toujours bercé par la musique. Cela fait 1h que je suis dans ce bar seul et je me rends compte que la faune locale est toujours aussi blanche mais chose bizarre pas du tout du même côté de la quarantaine que moi. Alors c’est ça, on me donne 30 ans donc il faut que je m’habitue et commence à revoir mon cercle de connaissances. Malheureusement mon entrée dans ce cercle fermé est raté, je n’avais tout simplement pas la bonne tenue vestimentaire : fleurs, carreaux et petits pointillés sont de rigueur avec le traditionnel pantalon aux aisselles. Autant vous dire qu’avec mon fute avec le cul aux genoux, je faisais tâche.
Mon Dieu, catastrophe, un malotru a arraché la guitare du chanteur et commence à chanter russe. Assez couillu le mec de faire ça au milieu de ricains et d’australiens prenant leurs pieds sur du Brian Adams comme dans leur jeunesse. Ah mais en plus il chante mal, voire très mal, apparemment il est pas allé suffisamment à l’école pour apprendre qu’un micro augmentait le volume sonore et non le contraire. Résultat une agression des l’ouïe que je me demande encore comment je vais faire pour assurer le Tome 4. J’observe le regard glacial des yankees qui sont à 2 doigts de reprendre l’avion pour l’Allemagne pour reconstruire le mur. Ils auront tout le temps dans l’avion de penser à des innovations technologiques comme une isolation phonique décuplée pour ne plus avoir à subir cela. Qui a dit que la géopolitique était compliquée ? vous aurez tout compris en 1h au Habana. Notre pauvre chanteur cosaque s’arrête sous la menace de 100 yeux en forme de M16 et PopViet reprend ces droits et nous rebercent de sa voix mélodieuse.
Arrive le moment fatidique de l’arrivée du gros con qui a décidé de se garer n’importe où sous prétexte qu’il fait 2m et la petite Viet du parking 1,50 et 32kg tout mouillé. Il est très certainement rassuré dans sa puissance d’expats par son tatouage de tête de mort sur le bras et sa moustache qui aurait pâlir la crème de la crème du dictateur.
Me sentant l’âme d’un justicier, j’étais à 2 doigts de monter sur une table, histoire d’être à hauteur de ses petits yeux de fouines, et lui dire ses 8 vérités mais ça a été le moment choisi par mes potes (enfin potes je sais pas si ils le resteront longtemps avec leur 2 h de retard) pour faire leur entrée.
La soirée dévie, l’arrière cour nous acceuille. Epris d’un vent de liberté, un gros joint est roulé. Le grand bénéficiaire terminera allongé sur les bancs en pierre à négocier avec les patrons pour passer la nuit ici pour 10 dollars.
Moi je décide de retourner voir mon chanteur et de me caler sous la clim’ à -10. J’en arrive donc aux conclusions de cette soirée : « Merde Mec pourquoi tu chantes dans ce trou »
Rideau, fin de soirée, petit riz dans une rue des quartiers chics au prix du homard dans les quartiers chauds.
Retour virevoltant et dodo.
Le principe est simple, vous sortez, vous trouvez un bar, vous picolez, vous observez, vous dormez et le matin, en vous levant, vous rendez le tout à chaud : bienvenue à crazy night in HCMC !
Prenez un Vendredi banal avec une belle tête dans le cul. Vous vous mettez au travail tant bien que mal. Première bonne nouvelle, la journée s’annonce calme donc pour compenser je vais faire une petite sieste. 2 justifications à ce moment de faiblesse : le poids de l’âge qui fait que je suis prévoyant, ce serait dommage d’être trop précoce ce soir et votre nouveau matelas Dunlopillow.
Retour au boulot et maintenant mes pensées sont accaparées par les taxes des douanes vietnamiennes distribuées au petit bonheur la chance et à la tête du client (il paraitrait que les douaniers vietnamiens ont fait un stage de formation en Indonésie, ils leur ont appris toutes les ficelles du métier) ainsi que le bar qui aura la chance de nous accueillir ce soir. Une seule condition, un endroit où je ne suis jamais allé. Je feuillette mon nouveau livre guide pratique d’HCMC, découvre que je vais enfin pouvoir aller jouer au basket ici et trouve le Habana. Le mystère du b m’accaparera toute une partie de la soirée. J’en ai déduit que le patron devait être cubain, enfin jusqu’à ce qu’il me fasse gouter son mojito et que je devinasse l’imposture
Pendant que je me pouponne avant de partir, j’alerte une large population, histoire de ne pas me retrouver tout seul et m’attarde sur une carte de la ville qui m’apprendra que la rue où je vais est trop petite pour y être notée. Casque sur les oreilles (oui il est un peu grand), enfourchement de motobike, je négocie parfaitement le premier virage qui m’avait valu quelques frayeurs la semaine dernière du fait de sa haute technicité. Première, seconde, troisième, quatrième et c’est parti pour un slalom que même Alberto Tomba n’aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous. C’est également parti pour les tours et détours, désespéré, je demande à un banc de taximan. Facile me répondirent-ils tous en cœur, tu prends à droite et encore à droite et tu y es. Pendant que t’es l, t’aurais pas une Malboro et tu voudrais pas des filles par hasard ce soir, j’en connais des au top.
Pour info, une demi-heure après c’était en fait tout droit, à gauche et encore à gauche.
Bref me voici aux portes de la découverte. Premier coup d’œil, la déco est classique pour un soit-disant bar latino. Mais par contre mes oreilles sont doucement surprises : un chanteur aux dents en avant et à la voix grave est en train de revoir quelques grands classiques américains et ça balance grave. Comme prévu, je suis en avance et me retrouve donc tout seul. Connaissant ce genre de situation, j’ai appris à ne jamais me laisser abattre et à toujours commander un mojito pour se sentir à l’aise d’entrée. Mojito que je vous déconseille fortement car plein de sucre : c’est qu’il faut veiller à sa ligne dans ce monde de décadence.
Au choix préférez la Caïpirinha qui vous siéra très bien au palet.
Vous vous surprenez à vous évader car oui décidément ce chanteur est terrible. Vous l’observez, vous vous demandez si c’est dur de faire son coming out finalement. Et puis vous partez vous ballader à l’étage, dans l’arrière cour passant inlassablement les mêmes matchs de foot. A première vue, même si c’est encore calme, ça a tout du bar d’expats à une chose près : l’absence totale de prostituées. A vrai dire il n’y a pas un vietnamien dans l’assistance mise à part les serveuses et les barmen. Un peu échaudé, un jeune expat a même fait l’erreur de confondre les serveuses avec des filles de joie. Il a même insisté, belle erreur de jeunesse ou alors c’est un touriste à qui on a dit que c’était open dans toute la ville. Il est donc parti, fleur au fusil, avec son sac à dos pour apprendre la vie et vivre son rêve américain.
En temps normal, je ne serai pas rester plus de 5 min dan ce genre d’endroits mais l’argument du chanteur était trop fort et j’ai craqué. Je me suis mis donc à observer les gens. A y regarder de plus près, c’est vrai qu’on était plus proche de l’ambiance Club Med (vous savez cet endroit où les gens sont tellement déboussolés par le changement culturel qui les entoure qu’ils restent dans leur hotels, à siroter des cocktails au bord de la piscine mais qui seront devenus super copains avec Nguyen, leur serveur attitré. Promis Nguyen, quand tu viens en France, tu nous passes un coup de fil, ça nous fera plaisir de te revoir. Allez passe nous ton adresse, on t ‘enverra quelques polas de nos super vacances) que de l’ambiance vicieuse du Go2. Je m’attarde plus longtemps sur mon jeune chien fou américain. IL avait le même look que le blanc top la classe du clip d’Offsprings qui fait « give it to m baby ah ah, give it to me baby ah ah un dos tres …. », il avait l’air d’un brave type qui mange pas de pain mais qui a quand même les yeux qui sentent le cul à 10km. Malheureusement la technique du je tente mon va-tout avec tout le monde porte rarement ces fruits. Pour le consoler, une de ses amies en mini jupe lui offrira le plaisir de lui dévoiler son intimité lors de son montage de l’escalier en collimaçon. Tellement dévouée cette jeune fille qu’elle en a fait profiter tout le monde.
Je décroche de mon personnage principal, toujours bercé par la musique. Cela fait 1h que je suis dans ce bar seul et je me rends compte que la faune locale est toujours aussi blanche mais chose bizarre pas du tout du même côté de la quarantaine que moi. Alors c’est ça, on me donne 30 ans donc il faut que je m’habitue et commence à revoir mon cercle de connaissances. Malheureusement mon entrée dans ce cercle fermé est raté, je n’avais tout simplement pas la bonne tenue vestimentaire : fleurs, carreaux et petits pointillés sont de rigueur avec le traditionnel pantalon aux aisselles. Autant vous dire qu’avec mon fute avec le cul aux genoux, je faisais tâche.
Mon Dieu, catastrophe, un malotru a arraché la guitare du chanteur et commence à chanter russe. Assez couillu le mec de faire ça au milieu de ricains et d’australiens prenant leurs pieds sur du Brian Adams comme dans leur jeunesse. Ah mais en plus il chante mal, voire très mal, apparemment il est pas allé suffisamment à l’école pour apprendre qu’un micro augmentait le volume sonore et non le contraire. Résultat une agression des l’ouïe que je me demande encore comment je vais faire pour assurer le Tome 4. J’observe le regard glacial des yankees qui sont à 2 doigts de reprendre l’avion pour l’Allemagne pour reconstruire le mur. Ils auront tout le temps dans l’avion de penser à des innovations technologiques comme une isolation phonique décuplée pour ne plus avoir à subir cela. Qui a dit que la géopolitique était compliquée ? vous aurez tout compris en 1h au Habana. Notre pauvre chanteur cosaque s’arrête sous la menace de 100 yeux en forme de M16 et PopViet reprend ces droits et nous rebercent de sa voix mélodieuse.
Arrive le moment fatidique de l’arrivée du gros con qui a décidé de se garer n’importe où sous prétexte qu’il fait 2m et la petite Viet du parking 1,50 et 32kg tout mouillé. Il est très certainement rassuré dans sa puissance d’expats par son tatouage de tête de mort sur le bras et sa moustache qui aurait pâlir la crème de la crème du dictateur.
Me sentant l’âme d’un justicier, j’étais à 2 doigts de monter sur une table, histoire d’être à hauteur de ses petits yeux de fouines, et lui dire ses 8 vérités mais ça a été le moment choisi par mes potes (enfin potes je sais pas si ils le resteront longtemps avec leur 2 h de retard) pour faire leur entrée.
La soirée dévie, l’arrière cour nous acceuille. Epris d’un vent de liberté, un gros joint est roulé. Le grand bénéficiaire terminera allongé sur les bancs en pierre à négocier avec les patrons pour passer la nuit ici pour 10 dollars.
Moi je décide de retourner voir mon chanteur et de me caler sous la clim’ à -10. J’en arrive donc aux conclusions de cette soirée : « Merde Mec pourquoi tu chantes dans ce trou »
Rideau, fin de soirée, petit riz dans une rue des quartiers chics au prix du homard dans les quartiers chauds.
Retour virevoltant et dodo.
mardi 11 novembre 2008
Le Vietnam en 5 sens: Tome 3
Cher tous,
je vous avais laissé avec le toucher et l'odorat, passons à la vue. Magnifique sens que celui-ci. Très dur également de choisir un thème particulier et de s'y tenir. Enfin vous me connaissez, même si j'en choisissais un, je serai incapable de m'y tenir.
C'est officiel, je fais désormais partie du cercle très fermé des motobikes. Cela a failli être une aventure de courte durée lorsque pas sûr de mon fait, j'acceptais de conduire ma coloc en ville après grosse journée prise de tête. Premier virage et catastrophe, je perds un peu l'équilibre, mon pied n'est plus sur le frein. Difficile de se redresser et donc attirer en arrière, cela avait tendance à accélérer plus fort vu que ma main restait collée sur la poignée. Vint un éclair de génie qui me foudroya: Et si je freinais avec le frein avant (comme pour un vélo, c'est d'ailleurs ce qui a du guider mon choix inconsciemment, tout occupé que j'étais à maudire mon boss même dans cette position inconfortable). Erreur grave mais qui me permit d'éviter le premier poteau tout de même et de monter sur le trottoir, ce n'est qu'en voyant le mur droit devant moi que ma main a décidé de relâcher son étreinte. Comme vous pouvez l'imaginer, et bien j'étais mort de rire ainsi que mes motobikes habituels témoins de la scène: ils vont me le faire payer longtemps je sens!
Pour résumé, la vue sert beaucoup à rire ici. Vous vous amusez de cet américain de LA vous chantant à 4h du mat', une chanson soit disant française et vous rêvez de devenir sourd. Vous vous amusez de tout. Vous vous amusez de ce moment de chaos généralisé qu'est la sortie des bureaux et où le piéton n'a plus le droit de vivre. Il serait moins dangereux pour lui de marcher à contre sens sur l'A6 un jour de pointe.
Vous vous amusez de vous également et imaginez le tête que vous devez avoir lorsque vous vous rendez au badminton après 6 mois sans sport et 4 ans sans vrai sport. Vous rigolez moins 2h après par contre. Vous vous amusez du kitsch ambiant qui n'a rien à envier aux chinois et indonésiens. Et surtout, vous admirez les sourires ambiants. Certes, le vietnamien est plutôt fainéant et branleur mais qu'est-ce qu'il sourit et il a bien raison. Edenté, blanc éclatant, blanc éclaté, jaune, noir, vide, gencivaire, il y en a pour tout les goûts.
Le secret est-il là? Faut-il faire une sieste entre 12h30 et 14h sur un hamac au bord de la route pour être si content de ne pas avoir grand chose. On en prend de la graine et le virus vous prend. Vous plaignez vos collègues bloqués en Autriche et qui vous harcèle de mails.
Mais attention, comme tout sens, il est fragile. Voila une chose que vous découvrez quand vous enfourchez votre propre motobike et partez à la conquête du monde....arrêtée 200m plus loin par un bouchon (comme quoi de grandes destinées sont certainement refoulées ici, Alexandre n'aurait certainement pas fait 12000 bornes dans ces conditions). C'est qu'avant, voyez-vous, même tout petit qu'il était, P'tit Viet vous protégeait de tous les soucis. Maintenant, vous avez la délicieuse sensation de recevoir des gravillons dans les yeux qui immanquablement vous feront pleurer et donc conduire à l'aveuglette. Les Vietnamiens ont l'air d'avoir des yeux d'acier, par contre ils ont pas l'air de leur servir à grand chose lorsqu'ils vous coupent la route. L'adage veut que si tu ne veux pas avoir d'accident à HCMC, il faut aller plus vite que lui.
Mais faisons un petit flash back sur cet accident. Evidemment je laissais le guidon à ma coloc direct derrière pour ne plus conduire pendant 4 jours. Après ce moment de réflexion passé à regarder How I met your mother, je me décidais enfin et commençait mes premiers slaloms, grillait mes premiers feux, roulait dans mes premiers contre sens, roulait bourré à 4h du mat', je me sens la réincarnation de la réincarnation dépravée de Oui-Oui sauf que ma mob pète pas des flammes.
Grande nouvelle, une fille m'a souris en boîte ;j'entends les mauvaises langues dire qu'il faisait noir et si ça se trouve ça ne m'était pas destiné, certes tout est possible; de toute façon j'étais grillé 2s après quand ma coloc m'a jeté de la bière du balcon
Bref je retourne me coucher dans mon nouveau matelas qu'il a trop la classe et surtout qui n'a pas une odeur d'urine de rat
Biz
je vous avais laissé avec le toucher et l'odorat, passons à la vue. Magnifique sens que celui-ci. Très dur également de choisir un thème particulier et de s'y tenir. Enfin vous me connaissez, même si j'en choisissais un, je serai incapable de m'y tenir.
C'est officiel, je fais désormais partie du cercle très fermé des motobikes. Cela a failli être une aventure de courte durée lorsque pas sûr de mon fait, j'acceptais de conduire ma coloc en ville après grosse journée prise de tête. Premier virage et catastrophe, je perds un peu l'équilibre, mon pied n'est plus sur le frein. Difficile de se redresser et donc attirer en arrière, cela avait tendance à accélérer plus fort vu que ma main restait collée sur la poignée. Vint un éclair de génie qui me foudroya: Et si je freinais avec le frein avant (comme pour un vélo, c'est d'ailleurs ce qui a du guider mon choix inconsciemment, tout occupé que j'étais à maudire mon boss même dans cette position inconfortable). Erreur grave mais qui me permit d'éviter le premier poteau tout de même et de monter sur le trottoir, ce n'est qu'en voyant le mur droit devant moi que ma main a décidé de relâcher son étreinte. Comme vous pouvez l'imaginer, et bien j'étais mort de rire ainsi que mes motobikes habituels témoins de la scène: ils vont me le faire payer longtemps je sens!
Pour résumé, la vue sert beaucoup à rire ici. Vous vous amusez de cet américain de LA vous chantant à 4h du mat', une chanson soit disant française et vous rêvez de devenir sourd. Vous vous amusez de tout. Vous vous amusez de ce moment de chaos généralisé qu'est la sortie des bureaux et où le piéton n'a plus le droit de vivre. Il serait moins dangereux pour lui de marcher à contre sens sur l'A6 un jour de pointe.
Vous vous amusez de vous également et imaginez le tête que vous devez avoir lorsque vous vous rendez au badminton après 6 mois sans sport et 4 ans sans vrai sport. Vous rigolez moins 2h après par contre. Vous vous amusez du kitsch ambiant qui n'a rien à envier aux chinois et indonésiens. Et surtout, vous admirez les sourires ambiants. Certes, le vietnamien est plutôt fainéant et branleur mais qu'est-ce qu'il sourit et il a bien raison. Edenté, blanc éclatant, blanc éclaté, jaune, noir, vide, gencivaire, il y en a pour tout les goûts.
Le secret est-il là? Faut-il faire une sieste entre 12h30 et 14h sur un hamac au bord de la route pour être si content de ne pas avoir grand chose. On en prend de la graine et le virus vous prend. Vous plaignez vos collègues bloqués en Autriche et qui vous harcèle de mails.
Mais attention, comme tout sens, il est fragile. Voila une chose que vous découvrez quand vous enfourchez votre propre motobike et partez à la conquête du monde....arrêtée 200m plus loin par un bouchon (comme quoi de grandes destinées sont certainement refoulées ici, Alexandre n'aurait certainement pas fait 12000 bornes dans ces conditions). C'est qu'avant, voyez-vous, même tout petit qu'il était, P'tit Viet vous protégeait de tous les soucis. Maintenant, vous avez la délicieuse sensation de recevoir des gravillons dans les yeux qui immanquablement vous feront pleurer et donc conduire à l'aveuglette. Les Vietnamiens ont l'air d'avoir des yeux d'acier, par contre ils ont pas l'air de leur servir à grand chose lorsqu'ils vous coupent la route. L'adage veut que si tu ne veux pas avoir d'accident à HCMC, il faut aller plus vite que lui.
Mais faisons un petit flash back sur cet accident. Evidemment je laissais le guidon à ma coloc direct derrière pour ne plus conduire pendant 4 jours. Après ce moment de réflexion passé à regarder How I met your mother, je me décidais enfin et commençait mes premiers slaloms, grillait mes premiers feux, roulait dans mes premiers contre sens, roulait bourré à 4h du mat', je me sens la réincarnation de la réincarnation dépravée de Oui-Oui sauf que ma mob pète pas des flammes.
Grande nouvelle, une fille m'a souris en boîte ;j'entends les mauvaises langues dire qu'il faisait noir et si ça se trouve ça ne m'était pas destiné, certes tout est possible; de toute façon j'étais grillé 2s après quand ma coloc m'a jeté de la bière du balcon
Bref je retourne me coucher dans mon nouveau matelas qu'il a trop la classe et surtout qui n'a pas une odeur d'urine de rat
Biz
lundi 3 novembre 2008
dimanche 2 novembre 2008
Est-ce que ça ne ressemblerait pas à une tournée des grands ducs?
Ce Vendredi s'annonçait bien.
Après le week-end dernier à bosser sur la foire de Canton à me la jouer 007 de fête foraine. Après mon seul et unique coup de gueule en Chine avec cette conne de réceptionniste qui se prenait pour le premier rempart contre l'envahissement occidental en Chine. Après 20 repas professionnels à rien comprendre à ce qu'il se disait. Après 6 hôtels en 10 jours. Après avoir presque failli faire chialer ma collègue chinoise (je précise avec l'aide de mon boss) en lui faisant comprendre qu'elle avait subi le bourrage de crane traditionnel chinois, que les chinois avaient de forts relans racistes dans leurs discours (dû au bourrage de crâne), que oui il y a d'autres raisons que l'histoire pour expliquer que la Chine veuille garder le Tibet et le Xinjiang (province musulmane de Chine), que non on ne peut pas dire que la cuisine ouïgoure (toujours région musulmane) soit mauvaise sans l'avoir goûté et sous prétexte que les ouïgours sont tous des voleurs (pour les connaisseurs, cela se rapproche de la cuisine turque, bref une merveille pour les papilles).
Mais on l'a rassuré en lui disant que de l'Europe aux US en passant par partout, on est tous logés à la même enseigne de la propagande et que non les chinois ne sont pas persécutés par le monde extérieur.
Bref après tout ça, il était temps pour moi de rentrer chez moi et retrouver mon matelas qui pue...Autant, j'avais eu le cafard en partant de Bruxelles, autant là, j'étais bien content de retrouver mes colocs et mes motobikes préférés. J'étais également ravi de trouver ce chauffeur de taxi qui au milieu du chemin entre l'aéroport et chez moi, alors que nos étions coincés dans un embouteillage et qu'il commençait à pleuvoir, m'annonça fièrement: je m'arrête là, tu peux prendre un motobike! Mais oui tout de suite mon petit monsieur, laisse moi te donner ton argent et un gros pourboire, charger ma valise de 30kg sur mon dos et mettre mes deux sacs en bandoulière! Ah non apparemment il était sérieux! Ben écoute machin, tu vas vite te retourner et me conduire chez moi! Mais il insiste l'avorton, ça en devient presque indécent. Il continuait à insister même quand je lui disais: Ok mais je te paye pas ducon. Bref il m'a amené chez moi mais aujourd'hui encore, il doit se demander pourquoi j'ai refusé son offre alléchante.
Tout ça pour dire que je retrouve mes marques et que j'avais besoin de faire la fête. Ca tombe bien , mon fournisseur m'a prévu une petite fête pour mon retour Vendredi. Tout excité à l'idée de perdre quelques neurones et 3 ans d'espérance de vie en picolant de l'alcool de riz, je me préparais psychologiquement en ne mangeant pas de la journée: un vrai défi histoire d'être bourré aussi vite qu'eux. RDV est pris à 19h pour le début des hostilités. En attendant, je bosse à reculons et un coup de téléphone survient à 16h30 pour m'annoncer qu'il partait maintenant à la fête. Contre mon gré je refusais, voyez vous, je revenais juste de chez le coiffeur massage et donc avait quelques mails à envoyer pour rassurer l'Europe sur notre retard: "Oui oui on sera bien en retard". Il est décidé que je l'appellerai dés que je finis. Montre en main, 19h je me prépare, sort de chez moi, P'tit Viet a déjà mis le contact du motobike et impossible de joindre mon fournisseur. 1, 2, 5, 8 appels après toujours rien. Gros cas de conscience. Non le fait que mon pote soit bourré ou mort à 19h ne m'empêchera pas de faire la fête. 10 minutes après me voici dans mon bar espagnol préféré en train de siroter mon mojito et manger ma salade de chèvre chaud. Nouveau cas de conscience: je continue seul contre tous ou je rappelle mon fournisseur. Toujours rien, au passage j'envoie un texto à ma colloc pour protéger mes arrières. Miracle une réponse tandis que je me recommandais une bière et que le barman commençait à adopter un regard de pitié envers moi. Me voici pour la Halloween party, vais-je danser pour la première fois à HCMC?
Première étape, arrêt au domicile d'une française qui vend des soutiens gorges. J'apprends quelques coutumes locales:
-non ce taxi ou ce camion ne fête pas un mariage dans sa famille en mettant un bouquet de fleur sur son pare choc, il a tout simplement tué un piéton ou un motobike durant les 15 derniers jours.
-mais pourquoi toutes les expats ont un pansement au mollet. C'est le baiser de Saigon! Je n'ai toujours pas percer le mystère du pourquoi du comment on peut se bruler avec le pot d'échappement d'un motobike.
Deuxième étape, l'Accoustic, un bar live avec des vietnamiens qui chantent super bien le yaourt et des gin tonic très tonic. Expulsé 1h après la fermeture, nous faisons route vers l'Apo, mignon diminutif pour l'Apocalypse, tout un programme, un mélange de viets, de putes, d'expats, de rock, de gros américain qui a voulu envahir nos 20cm carré d'espace vital lors d'un pogo endiablé avec finish en levant les bras façon Maître du Monde. Le grand gourou n'a pas apprécié que je lui renifle ses aisselles: il avait qu'à pas être si grand! Moi, en voyant toute cette décadence en action, je commence à prendre confiance et me sentir pousser des ailles. Vu mon manque d'entrainement de 8 mois passé sur le canapé de mon frère, je suis à la recherche d'une proie facile: ah tiens elle vient de se faire rejeter par un mec, elle a un joli sourire, elle a l'air prête à tout, une française (non non pas de procès pour délit de faciès mais à 3h du mat' avec trop de bières dans le gosier, vaut mieux veiller sur ses arrières et pas tenter le diable), bref elle est parfaite et sa réponse m'a semblé rapidement négative: c'est confirmé, c'est une vraie tournée des grands ducs!!! Pour me venger, je vais voir le mec qui l'a remballé et obtiens son numéro sans forcer. Ahah il est pour moi le Antonio Banderas aux cheveux gominés. Cela reste une belle prise quand même car toutes les filles voulaient faire des choses sales avec lui.
Une nouvelle fois fermeture, et c'est parti pour le Go2, bar 100% expats et putes, le mélange explosif de vos fins de soirée. On a perdu des éléments en route mais la crême reste là: Antonio, ma coloc', mon mauvais coup du soir, et le mec qui depuis 25 ans est élu Homme le plus aigri de la terre par le Guiness book. Ca manque d'exotisme donc je pars à la recherche de représentants de contrées lointaines. Je m'arrête devant un habit traditionnel arabe porté par.........un américain bien sûr. Il a tôt fait de corriger mon inculture, c'est pas un habit traditionnel arabe voyons, c'est un habit de terroristes! C'est bon ça, ça vire dans le politiquement incorrect. Intrigué, je poursuis la conversation et le mythe stéréotypé se poursuit: Monsieur vient de Nashville et a voté Mc Cain. Histoire de renouer avec mes racines devant ce choc, j'ai aujourd'hui même acheter un bouquin de Karl Marx. Enfin, il faut pas trop en vouloir à un représentant de l'association "Elvis Forever".
Des connexions me manquent pour exprimer ma perplexité, le face à face est rude entre cette fillette de 10 ans au visage d'ange qui vend des chewing gums à 4h du mat' à ce genre de mecs. L'une est bien trop intelligente et connaît trop bien la vie pour son âge et il a été confié beaucoup trop de responsabilités qu'il ne peut en assumer à l'autre de 20 ans son ainé.
Le lendemain matin est douloureux, jus d'orange à l'aspirine et chocolat chaud au citrate de bétaïne au programme. Plus tard, on essaiera de me vendre un matelas en or à 1200 euro. Au moins il avait l'avantage de sentir bon. J'en ai proposé 100 euro et mon stylo de la foire de Canton. Je vous laisse imaginer dans quoi je me suis couché le soir même.
Biz à tous
Après le week-end dernier à bosser sur la foire de Canton à me la jouer 007 de fête foraine. Après mon seul et unique coup de gueule en Chine avec cette conne de réceptionniste qui se prenait pour le premier rempart contre l'envahissement occidental en Chine. Après 20 repas professionnels à rien comprendre à ce qu'il se disait. Après 6 hôtels en 10 jours. Après avoir presque failli faire chialer ma collègue chinoise (je précise avec l'aide de mon boss) en lui faisant comprendre qu'elle avait subi le bourrage de crane traditionnel chinois, que les chinois avaient de forts relans racistes dans leurs discours (dû au bourrage de crâne), que oui il y a d'autres raisons que l'histoire pour expliquer que la Chine veuille garder le Tibet et le Xinjiang (province musulmane de Chine), que non on ne peut pas dire que la cuisine ouïgoure (toujours région musulmane) soit mauvaise sans l'avoir goûté et sous prétexte que les ouïgours sont tous des voleurs (pour les connaisseurs, cela se rapproche de la cuisine turque, bref une merveille pour les papilles).
Mais on l'a rassuré en lui disant que de l'Europe aux US en passant par partout, on est tous logés à la même enseigne de la propagande et que non les chinois ne sont pas persécutés par le monde extérieur.
Bref après tout ça, il était temps pour moi de rentrer chez moi et retrouver mon matelas qui pue...Autant, j'avais eu le cafard en partant de Bruxelles, autant là, j'étais bien content de retrouver mes colocs et mes motobikes préférés. J'étais également ravi de trouver ce chauffeur de taxi qui au milieu du chemin entre l'aéroport et chez moi, alors que nos étions coincés dans un embouteillage et qu'il commençait à pleuvoir, m'annonça fièrement: je m'arrête là, tu peux prendre un motobike! Mais oui tout de suite mon petit monsieur, laisse moi te donner ton argent et un gros pourboire, charger ma valise de 30kg sur mon dos et mettre mes deux sacs en bandoulière! Ah non apparemment il était sérieux! Ben écoute machin, tu vas vite te retourner et me conduire chez moi! Mais il insiste l'avorton, ça en devient presque indécent. Il continuait à insister même quand je lui disais: Ok mais je te paye pas ducon. Bref il m'a amené chez moi mais aujourd'hui encore, il doit se demander pourquoi j'ai refusé son offre alléchante.
Tout ça pour dire que je retrouve mes marques et que j'avais besoin de faire la fête. Ca tombe bien , mon fournisseur m'a prévu une petite fête pour mon retour Vendredi. Tout excité à l'idée de perdre quelques neurones et 3 ans d'espérance de vie en picolant de l'alcool de riz, je me préparais psychologiquement en ne mangeant pas de la journée: un vrai défi histoire d'être bourré aussi vite qu'eux. RDV est pris à 19h pour le début des hostilités. En attendant, je bosse à reculons et un coup de téléphone survient à 16h30 pour m'annoncer qu'il partait maintenant à la fête. Contre mon gré je refusais, voyez vous, je revenais juste de chez le coiffeur massage et donc avait quelques mails à envoyer pour rassurer l'Europe sur notre retard: "Oui oui on sera bien en retard". Il est décidé que je l'appellerai dés que je finis. Montre en main, 19h je me prépare, sort de chez moi, P'tit Viet a déjà mis le contact du motobike et impossible de joindre mon fournisseur. 1, 2, 5, 8 appels après toujours rien. Gros cas de conscience. Non le fait que mon pote soit bourré ou mort à 19h ne m'empêchera pas de faire la fête. 10 minutes après me voici dans mon bar espagnol préféré en train de siroter mon mojito et manger ma salade de chèvre chaud. Nouveau cas de conscience: je continue seul contre tous ou je rappelle mon fournisseur. Toujours rien, au passage j'envoie un texto à ma colloc pour protéger mes arrières. Miracle une réponse tandis que je me recommandais une bière et que le barman commençait à adopter un regard de pitié envers moi. Me voici pour la Halloween party, vais-je danser pour la première fois à HCMC?
Première étape, arrêt au domicile d'une française qui vend des soutiens gorges. J'apprends quelques coutumes locales:
-non ce taxi ou ce camion ne fête pas un mariage dans sa famille en mettant un bouquet de fleur sur son pare choc, il a tout simplement tué un piéton ou un motobike durant les 15 derniers jours.
-mais pourquoi toutes les expats ont un pansement au mollet. C'est le baiser de Saigon! Je n'ai toujours pas percer le mystère du pourquoi du comment on peut se bruler avec le pot d'échappement d'un motobike.
Deuxième étape, l'Accoustic, un bar live avec des vietnamiens qui chantent super bien le yaourt et des gin tonic très tonic. Expulsé 1h après la fermeture, nous faisons route vers l'Apo, mignon diminutif pour l'Apocalypse, tout un programme, un mélange de viets, de putes, d'expats, de rock, de gros américain qui a voulu envahir nos 20cm carré d'espace vital lors d'un pogo endiablé avec finish en levant les bras façon Maître du Monde. Le grand gourou n'a pas apprécié que je lui renifle ses aisselles: il avait qu'à pas être si grand! Moi, en voyant toute cette décadence en action, je commence à prendre confiance et me sentir pousser des ailles. Vu mon manque d'entrainement de 8 mois passé sur le canapé de mon frère, je suis à la recherche d'une proie facile: ah tiens elle vient de se faire rejeter par un mec, elle a un joli sourire, elle a l'air prête à tout, une française (non non pas de procès pour délit de faciès mais à 3h du mat' avec trop de bières dans le gosier, vaut mieux veiller sur ses arrières et pas tenter le diable), bref elle est parfaite et sa réponse m'a semblé rapidement négative: c'est confirmé, c'est une vraie tournée des grands ducs!!! Pour me venger, je vais voir le mec qui l'a remballé et obtiens son numéro sans forcer. Ahah il est pour moi le Antonio Banderas aux cheveux gominés. Cela reste une belle prise quand même car toutes les filles voulaient faire des choses sales avec lui.
Une nouvelle fois fermeture, et c'est parti pour le Go2, bar 100% expats et putes, le mélange explosif de vos fins de soirée. On a perdu des éléments en route mais la crême reste là: Antonio, ma coloc', mon mauvais coup du soir, et le mec qui depuis 25 ans est élu Homme le plus aigri de la terre par le Guiness book. Ca manque d'exotisme donc je pars à la recherche de représentants de contrées lointaines. Je m'arrête devant un habit traditionnel arabe porté par.........un américain bien sûr. Il a tôt fait de corriger mon inculture, c'est pas un habit traditionnel arabe voyons, c'est un habit de terroristes! C'est bon ça, ça vire dans le politiquement incorrect. Intrigué, je poursuis la conversation et le mythe stéréotypé se poursuit: Monsieur vient de Nashville et a voté Mc Cain. Histoire de renouer avec mes racines devant ce choc, j'ai aujourd'hui même acheter un bouquin de Karl Marx. Enfin, il faut pas trop en vouloir à un représentant de l'association "Elvis Forever".
Des connexions me manquent pour exprimer ma perplexité, le face à face est rude entre cette fillette de 10 ans au visage d'ange qui vend des chewing gums à 4h du mat' à ce genre de mecs. L'une est bien trop intelligente et connaît trop bien la vie pour son âge et il a été confié beaucoup trop de responsabilités qu'il ne peut en assumer à l'autre de 20 ans son ainé.
Le lendemain matin est douloureux, jus d'orange à l'aspirine et chocolat chaud au citrate de bétaïne au programme. Plus tard, on essaiera de me vendre un matelas en or à 1200 euro. Au moins il avait l'avantage de sentir bon. J'en ai proposé 100 euro et mon stylo de la foire de Canton. Je vous laisse imaginer dans quoi je me suis couché le soir même.
Biz à tous
samedi 25 octobre 2008
Chine, je te kiffe grave ou Ode à Naceur
Enchainons par un nouveau petit break, il faut dire que ma nuit passée à Ho Chi Minh entre 2 avions a été tellement longue que j'étais impatient de repartir.
Nous allons jouer aux devinettes ensemble et je vous donnerai quelques modestes conseils de choses à ne surtout pas rater en Chine.
Comment sait-on que l'on est en Chine?
Mise à part d'être entouré de chinois, un indice est très révélateur. Installé confortablement dans votre chambre d'hôtel, fatigué par le voyage, vous décidez de commander à manger. Le plat arrive 30 minutes plus tard. D'une part c'est pas terrible mais en plus la fourchette pète dés la première utilisation......Bienvenue à Camelotte world, le monde cassable à votre service!
Mais passons aux bons côtés car il y en a un paquet. Voici une petite liste exhaustive de choses à ne surtout pas rater:
-la foire de canton qui n'a jamais aussi bien porté son nom. Une sorte de grosse soucoupe volante avec pleins de meubles, de vis, de bidets, de balais chiotte à l'intérieur. Quoique vous fassiez, la foire aura raison de vous. Comptez déjà 1h pour faire faire votre badge d'entrée. Pendant ce temps là, vous pouvez jouer au jeu de qui vient d'où.....le tout en mettant bien sûr un fort accent sur les stéréotypes:
-Comment différencier un russe qui habite en Russie d'un expatrié russe. Facile, on regarde le programme du cinéma de Moscou et on apprend que Scarface vient juste de sortir en salle. Donc tout ceux qui ont un look à la Tony Montana habitent là-bas. Pour les russes féminines, il faudrait plutôt voir du côté de Pretty woman en mode léopard: c'est exquis!
-Un classique: l'australien qui ne se débarrasse jamais de sa chemise à fleur, son short , ses tongues et sa cool attitude même lorsqu'il achète des poignées de porte
-les yeux fermés, vous remarquez vite les nations nulles en anglais: France, Espagne et Italie en tête. Vous voyez une armée d'interprète. Ils arriveront à vous dire toujours Bonjour même au fin fond de l'Ecosse rurale
-l'américain lui pense que les 3 millions de personne présentes l'écoutent donc il parle très fort
-corsons un peu le concours et essayons de repérer les chinois au milieu des japonais, singapouriens, hong kongais ou autres coréens. Très simple, si vous voyez qu'il porte un badge d'acheteur, ce n'est pas un chinois, ils n'ont tout simplement pas le droit de rentrer, ils ne sont là que pour vendre! Mais imaginons que vous ayez une mauvaise vue, comment les différencier. C'est simple le chinois mange, dort, rote, pète et prend son cul pour une trompette sur son stand. Les autres sont beaucoup plus raffinés et auront la décence de ne pas se racler le fond de la gorge avant de cracher.
Mais ça se complique car les chinois, nombreux comme ils sont, méritent d'être séparés en plusieurs groupes. Bref aperçu, le gardien du salon qui a besoin de 6 de ses collègues pour garder une barrière au milieu d'une route où ne passe personne. La gardienne qui elle a eu la chance de recevoir un uniforme taille Carlos. Les faiseurs de badge avec un qui prend le passeport, un qui tient le passeport, un qui tape sur l'ordinateur et la dernière qui plastifie le badge. Le défaiseur de queue qui essaye de créer des virages. Pas facile mais il est aidé par la voie qui vous annonce sereinement que ce n'est qu'un mauvais moment à passer et que demain vous ne ferez plus la queue, ni pour les 10 prochaines années : Pas de chance pour ceux qui venaient pour la journée. Passons au McDonald, grand restaurant gastronomique chinois. Le dilemme est comment servir 3 millions de personnes en 2h sachant que les restaurants chinois sont à court de bouffe depuis 10h du matin. Ultra simple, vous mettez 100 chinois en cuisine pour faire des steacks hachés et des nuggets. Vous en mettez 20 aux boissons, 40 aux frites et 30 en caisse. Vous rajoutez bien sûr les aides caissières qui préparent les sacs sur la table où tout est posé. La magie du moment est quand vous vous apercevez qu'ils n'ont fait aucune erreur pendant que vous, vous avez oublié ce que vous aviez commandé, tellement impressionné que vous êtiez.
Ouh la la je vous préviens, ça va être long car une autre attraction de la Chine est Naceur à Shanghai. Un super pote capitaliste dont la vie est un grand bonheur de foutoir actuellement. Mais belle surprise en arrivant, Naceur a désormais un motobike donc Naceur conduit vite, Naceur conduit sans casques, Naceur conduit bourré, Naceur casse sa béquille, Naceur grille les feux, Naceur veut faire perdre l'équilibre à son copain derrière, Naceur téléphone en conduisant, Naceur ne voit pas la motobike qui arrive de front sans lumières alors qu'il est bourré et au téléphone, Naceur se cogne quand il descend de sa moto mais ce n'est pas tout, retrouvez les fabuleuses aventures de Naceur dans Naceur mange un hamburger au Windows, Naceur a un ami qui part backpacker en Australie alors qu'il n'est sorti que 2 fois de Shanghai en 5 ans, Naceur bricole, Naceur fait du béton, Naceur se demande s'il doit changer ses yuans en euro ou le contraire, Naceur se lève souvent à 10h et enfin le dernier de la série, Naceur va me botter le cul la prochaine fois qu'il me voit. Vous l'aurez compris, Naceur est la réincarnation dépravée de Oui-Oui voire du club des 5 à lui tout seul.
Mais quel plaisir de retourner à Shanghai, ville de toutes les folies, ville de karaoké (une chose de moins sur ma liste, plus d'un an en Asie et je ne l'avais jamais fait: une honte), ville du Windows, ville de shopping, ville de pantalons pattes d'eph', ville de starbucks, ville de galettes aux poireaux, ville de kfc, ville du monde......Bref un petit moment de nostalgie magique où je me serai bien réinscrit à la fac mais en gardant mon salaire. Trop d'anecdotes à raconter mais pour ceux que ça intéresse Naceur est au top de sa forme bien qu'un peu fatigué, Anys aussi, bien qu'il n'est plus de cheveux. Ah si l'instant boulet quand Anys me présente son boss et que je déclare après 5 verres de vodka que Anys était un branleur à la fac et qu'il venait jamais en cours. A ma décharge, je ne savais pas que c'était son boss mais j'aurai pu deviner à l'attitude d'Anys essayant de réparer les dégats: Smirnoff je t'aime!!
Et maintenant c'est tournée des fournisseurs où je teste mon nouvel adage: soit arrogant avec les gens arrogants, cela marche aussi avec soit con avec les gens cons....par contre je vous déconseille de paraître intelligent au milieu de gens intelligents, vous aurez l'air encore plus con qu'au milieu de gens cons. Bref une vraie guerre psychologique où je me suis fais un malin plaisir à me mettre en mode contrôleur qualité de merde.....bizarrement ils n'avaient pas envie de me toucher les fesses après ça. En parlant de ça, j'ai failli oublier, ma crise existentielle avec les filles semblent terminer. Il y a pleins de filles qui m'ont parlé à la foire de canton.............pour me filer des prospectus.
Biz à tous et n'oubliez pas en ces temps difficiles: Vive Karl Marx!
Oliv'
Nous allons jouer aux devinettes ensemble et je vous donnerai quelques modestes conseils de choses à ne surtout pas rater en Chine.
Comment sait-on que l'on est en Chine?
Mise à part d'être entouré de chinois, un indice est très révélateur. Installé confortablement dans votre chambre d'hôtel, fatigué par le voyage, vous décidez de commander à manger. Le plat arrive 30 minutes plus tard. D'une part c'est pas terrible mais en plus la fourchette pète dés la première utilisation......Bienvenue à Camelotte world, le monde cassable à votre service!
Mais passons aux bons côtés car il y en a un paquet. Voici une petite liste exhaustive de choses à ne surtout pas rater:
-la foire de canton qui n'a jamais aussi bien porté son nom. Une sorte de grosse soucoupe volante avec pleins de meubles, de vis, de bidets, de balais chiotte à l'intérieur. Quoique vous fassiez, la foire aura raison de vous. Comptez déjà 1h pour faire faire votre badge d'entrée. Pendant ce temps là, vous pouvez jouer au jeu de qui vient d'où.....le tout en mettant bien sûr un fort accent sur les stéréotypes:
-Comment différencier un russe qui habite en Russie d'un expatrié russe. Facile, on regarde le programme du cinéma de Moscou et on apprend que Scarface vient juste de sortir en salle. Donc tout ceux qui ont un look à la Tony Montana habitent là-bas. Pour les russes féminines, il faudrait plutôt voir du côté de Pretty woman en mode léopard: c'est exquis!
-Un classique: l'australien qui ne se débarrasse jamais de sa chemise à fleur, son short , ses tongues et sa cool attitude même lorsqu'il achète des poignées de porte
-les yeux fermés, vous remarquez vite les nations nulles en anglais: France, Espagne et Italie en tête. Vous voyez une armée d'interprète. Ils arriveront à vous dire toujours Bonjour même au fin fond de l'Ecosse rurale
-l'américain lui pense que les 3 millions de personne présentes l'écoutent donc il parle très fort
-corsons un peu le concours et essayons de repérer les chinois au milieu des japonais, singapouriens, hong kongais ou autres coréens. Très simple, si vous voyez qu'il porte un badge d'acheteur, ce n'est pas un chinois, ils n'ont tout simplement pas le droit de rentrer, ils ne sont là que pour vendre! Mais imaginons que vous ayez une mauvaise vue, comment les différencier. C'est simple le chinois mange, dort, rote, pète et prend son cul pour une trompette sur son stand. Les autres sont beaucoup plus raffinés et auront la décence de ne pas se racler le fond de la gorge avant de cracher.
Mais ça se complique car les chinois, nombreux comme ils sont, méritent d'être séparés en plusieurs groupes. Bref aperçu, le gardien du salon qui a besoin de 6 de ses collègues pour garder une barrière au milieu d'une route où ne passe personne. La gardienne qui elle a eu la chance de recevoir un uniforme taille Carlos. Les faiseurs de badge avec un qui prend le passeport, un qui tient le passeport, un qui tape sur l'ordinateur et la dernière qui plastifie le badge. Le défaiseur de queue qui essaye de créer des virages. Pas facile mais il est aidé par la voie qui vous annonce sereinement que ce n'est qu'un mauvais moment à passer et que demain vous ne ferez plus la queue, ni pour les 10 prochaines années : Pas de chance pour ceux qui venaient pour la journée. Passons au McDonald, grand restaurant gastronomique chinois. Le dilemme est comment servir 3 millions de personnes en 2h sachant que les restaurants chinois sont à court de bouffe depuis 10h du matin. Ultra simple, vous mettez 100 chinois en cuisine pour faire des steacks hachés et des nuggets. Vous en mettez 20 aux boissons, 40 aux frites et 30 en caisse. Vous rajoutez bien sûr les aides caissières qui préparent les sacs sur la table où tout est posé. La magie du moment est quand vous vous apercevez qu'ils n'ont fait aucune erreur pendant que vous, vous avez oublié ce que vous aviez commandé, tellement impressionné que vous êtiez.
Ouh la la je vous préviens, ça va être long car une autre attraction de la Chine est Naceur à Shanghai. Un super pote capitaliste dont la vie est un grand bonheur de foutoir actuellement. Mais belle surprise en arrivant, Naceur a désormais un motobike donc Naceur conduit vite, Naceur conduit sans casques, Naceur conduit bourré, Naceur casse sa béquille, Naceur grille les feux, Naceur veut faire perdre l'équilibre à son copain derrière, Naceur téléphone en conduisant, Naceur ne voit pas la motobike qui arrive de front sans lumières alors qu'il est bourré et au téléphone, Naceur se cogne quand il descend de sa moto mais ce n'est pas tout, retrouvez les fabuleuses aventures de Naceur dans Naceur mange un hamburger au Windows, Naceur a un ami qui part backpacker en Australie alors qu'il n'est sorti que 2 fois de Shanghai en 5 ans, Naceur bricole, Naceur fait du béton, Naceur se demande s'il doit changer ses yuans en euro ou le contraire, Naceur se lève souvent à 10h et enfin le dernier de la série, Naceur va me botter le cul la prochaine fois qu'il me voit. Vous l'aurez compris, Naceur est la réincarnation dépravée de Oui-Oui voire du club des 5 à lui tout seul.
Mais quel plaisir de retourner à Shanghai, ville de toutes les folies, ville de karaoké (une chose de moins sur ma liste, plus d'un an en Asie et je ne l'avais jamais fait: une honte), ville du Windows, ville de shopping, ville de pantalons pattes d'eph', ville de starbucks, ville de galettes aux poireaux, ville de kfc, ville du monde......Bref un petit moment de nostalgie magique où je me serai bien réinscrit à la fac mais en gardant mon salaire. Trop d'anecdotes à raconter mais pour ceux que ça intéresse Naceur est au top de sa forme bien qu'un peu fatigué, Anys aussi, bien qu'il n'est plus de cheveux. Ah si l'instant boulet quand Anys me présente son boss et que je déclare après 5 verres de vodka que Anys était un branleur à la fac et qu'il venait jamais en cours. A ma décharge, je ne savais pas que c'était son boss mais j'aurai pu deviner à l'attitude d'Anys essayant de réparer les dégats: Smirnoff je t'aime!!
Et maintenant c'est tournée des fournisseurs où je teste mon nouvel adage: soit arrogant avec les gens arrogants, cela marche aussi avec soit con avec les gens cons....par contre je vous déconseille de paraître intelligent au milieu de gens intelligents, vous aurez l'air encore plus con qu'au milieu de gens cons. Bref une vraie guerre psychologique où je me suis fais un malin plaisir à me mettre en mode contrôleur qualité de merde.....bizarrement ils n'avaient pas envie de me toucher les fesses après ça. En parlant de ça, j'ai failli oublier, ma crise existentielle avec les filles semblent terminer. Il y a pleins de filles qui m'ont parlé à la foire de canton.............pour me filer des prospectus.
Biz à tous et n'oubliez pas en ces temps difficiles: Vive Karl Marx!
Oliv'
Serrures bruxelloises
Bonjour tout le monde,
Vu que je fais une petite pause vietnamienne, j'en fais également dans mon descriptif ultra précis, réaliste et sobre de mes conditions de vie à HCMC.
Mais pour vous tenir en haleine et parce que mon instinct galérien ne me quitte jamais, je vais vous raconter mes 10 jours franco-bruxellois en m'attardant plus particulièrement sur ce week-end que même Dante aurait pas trouvé d'adjectifs pour le qualifier.
Bref je me resitue géographiquement, je suis à Bangkok en transit, dans 1h30 je vole pour HCMC, avant de repartir demain matin pour Canton pour 15 jours chinois qui s'annoncent un poil prometteur.
Donc il y a 10 jours, j'ai eu la merveilleuse idée de prendre le vol de jour pour rentrer à Bruxelles. Je vous avais quitté à Hong-Kong à moitié en forme, je suis arrivé à Bruxelles complètement éclaté sans avoir dormi en 48h (encore loin de mon record personnel espagnol de 72h mais que voulez-vous dame nature fait son oeuvre). Enfin pas assez éclaté tout de même pour ne pas aller au Mirano, club bruxellois huppé de députés européens en mal de funitude. Vu que j'ai prévu de plus y aller, ils ont réussi à me refourguer la carte de membre à vie du club... donc la prochaine fois que j'ai envie de m'endormir sur un bar, je saurai où aller!
Le lendemain matin, c'était direction Lyon pour un week-end familial avec la découverte de M. Stanley Ratatouille, la nouvelle trouvaille de mon petit frère (dans le sens physique du terme) et sa petite famille (dans le sens littéral) car ils commençaient à s'ennuyer de leurs oiseaux, tortues, poissons, plante carnivores, golf (très difficile à dompter).....Juste avant j'avais un petit rendez-vous professionnel donc j'ai loué une voiture pour faire 10km, mon boss serait ravi de voir l'usage raisonnable et raisonné que je fais de son argent.....en même temps il a qu'à pas exploiter mes potes les vietnamiens.
Retour à Bruxelles sans encombres pour ma formation, la journée se résume à du dessin technique......enfin j'avais quand même mon rayon de soleil, un de mes formateurs qui disait "Allez" tous les deux mois, même quand il parlait flamand....
Je fais un rapide saut dans le temps pour me retrouver avec mon pote Raoul, coincé à sa porte qui voulait plus s'ouvrir Vendredi soir à 19h, après 3 Mojitos, ce qui enlève notablement des capacités de compréhension du monde qui nous entoure, et surtout avec une bande de 10 potes qui arrivent 1h plus tard plus motivé que jamais. Donc à l'aide d'une punaise et de nos pieds on a réussi à l'ouvrir pour ne plus jamais la refermer du week-end (et connaissant Raoul, cette phrase sera valable pour les 8 mois qui vont suivre).
Enchainement fatal, le Corbeau et ses Long Islands sortis tout droit de l'enfer, un vrai cercueil avec des pailles pour la déco. Vous en prenez 2 et vous redécouvrez votre corps, la douleur ne vous fait plus mal, vous vous jetez dans la foule qui vous voit venir, et vous laisse immanquablement vous éclater contre le sol étincelant de propreté. Des fois vous avez de la chance et une chaise se trouve sur le chemin!
Immanquablement après cela, vous allez manger un kebab too fat au chou et vous pétez une chaise lors d'une cascade que même notre grand Jean Paul Belmondo n'aurait pu réaliser.
Après un écrémage, vous finissez au Celtica, un bar de rocker motard. Bien sûr vous êtes 5 donc il faut négocier le taxi pour rentrer, le premier annonce 20 euro un ami sûr de lui refuse et réussira à nous trouver un taxi pour 25 euro.....la négociation est un art à ne pas mettre en toutes les mains
Bien sûr ce n'est pas fini car votre hôte a, dans un élan de logique alcoolisé, perdu ses clefs qui comprenaient ses clefs de voiture aussi. Moi serein, j'avais pas pris les doubles et c'est la voisine du RDC qui en fera les frais à 6h30 du mat' quand elle sortira en peignoir pour nous ouvrir mais avec le sourire aux lèvres.....vraiment la classe ces belges.
Vous repartez moins fringant le samedi mais vous tentez quand même et vous finissez votre week-end avec un nouveau fauteuil dans l'appart récupéré sur le trottoir et un pote de l'île de Ré qui est parti avec les doubles des clefs de l'appart
Bref c'était magique
Prochain post de Shanghai!!!
Biz
Oliv'
Vu que je fais une petite pause vietnamienne, j'en fais également dans mon descriptif ultra précis, réaliste et sobre de mes conditions de vie à HCMC.
Mais pour vous tenir en haleine et parce que mon instinct galérien ne me quitte jamais, je vais vous raconter mes 10 jours franco-bruxellois en m'attardant plus particulièrement sur ce week-end que même Dante aurait pas trouvé d'adjectifs pour le qualifier.
Bref je me resitue géographiquement, je suis à Bangkok en transit, dans 1h30 je vole pour HCMC, avant de repartir demain matin pour Canton pour 15 jours chinois qui s'annoncent un poil prometteur.
Donc il y a 10 jours, j'ai eu la merveilleuse idée de prendre le vol de jour pour rentrer à Bruxelles. Je vous avais quitté à Hong-Kong à moitié en forme, je suis arrivé à Bruxelles complètement éclaté sans avoir dormi en 48h (encore loin de mon record personnel espagnol de 72h mais que voulez-vous dame nature fait son oeuvre). Enfin pas assez éclaté tout de même pour ne pas aller au Mirano, club bruxellois huppé de députés européens en mal de funitude. Vu que j'ai prévu de plus y aller, ils ont réussi à me refourguer la carte de membre à vie du club... donc la prochaine fois que j'ai envie de m'endormir sur un bar, je saurai où aller!
Le lendemain matin, c'était direction Lyon pour un week-end familial avec la découverte de M. Stanley Ratatouille, la nouvelle trouvaille de mon petit frère (dans le sens physique du terme) et sa petite famille (dans le sens littéral) car ils commençaient à s'ennuyer de leurs oiseaux, tortues, poissons, plante carnivores, golf (très difficile à dompter).....Juste avant j'avais un petit rendez-vous professionnel donc j'ai loué une voiture pour faire 10km, mon boss serait ravi de voir l'usage raisonnable et raisonné que je fais de son argent.....en même temps il a qu'à pas exploiter mes potes les vietnamiens.
Retour à Bruxelles sans encombres pour ma formation, la journée se résume à du dessin technique......enfin j'avais quand même mon rayon de soleil, un de mes formateurs qui disait "Allez" tous les deux mois, même quand il parlait flamand....
Je fais un rapide saut dans le temps pour me retrouver avec mon pote Raoul, coincé à sa porte qui voulait plus s'ouvrir Vendredi soir à 19h, après 3 Mojitos, ce qui enlève notablement des capacités de compréhension du monde qui nous entoure, et surtout avec une bande de 10 potes qui arrivent 1h plus tard plus motivé que jamais. Donc à l'aide d'une punaise et de nos pieds on a réussi à l'ouvrir pour ne plus jamais la refermer du week-end (et connaissant Raoul, cette phrase sera valable pour les 8 mois qui vont suivre).
Enchainement fatal, le Corbeau et ses Long Islands sortis tout droit de l'enfer, un vrai cercueil avec des pailles pour la déco. Vous en prenez 2 et vous redécouvrez votre corps, la douleur ne vous fait plus mal, vous vous jetez dans la foule qui vous voit venir, et vous laisse immanquablement vous éclater contre le sol étincelant de propreté. Des fois vous avez de la chance et une chaise se trouve sur le chemin!
Immanquablement après cela, vous allez manger un kebab too fat au chou et vous pétez une chaise lors d'une cascade que même notre grand Jean Paul Belmondo n'aurait pu réaliser.
Après un écrémage, vous finissez au Celtica, un bar de rocker motard. Bien sûr vous êtes 5 donc il faut négocier le taxi pour rentrer, le premier annonce 20 euro un ami sûr de lui refuse et réussira à nous trouver un taxi pour 25 euro.....la négociation est un art à ne pas mettre en toutes les mains
Bien sûr ce n'est pas fini car votre hôte a, dans un élan de logique alcoolisé, perdu ses clefs qui comprenaient ses clefs de voiture aussi. Moi serein, j'avais pas pris les doubles et c'est la voisine du RDC qui en fera les frais à 6h30 du mat' quand elle sortira en peignoir pour nous ouvrir mais avec le sourire aux lèvres.....vraiment la classe ces belges.
Vous repartez moins fringant le samedi mais vous tentez quand même et vous finissez votre week-end avec un nouveau fauteuil dans l'appart récupéré sur le trottoir et un pote de l'île de Ré qui est parti avec les doubles des clefs de l'appart
Bref c'était magique
Prochain post de Shanghai!!!
Biz
Oliv'
Le Vietnam en 5 sens- Tome 2
Bonjour tout le monde,
Me voici dans l'aéroport de Hong-Kong attendant mon vol patiemment pour Bruxelles. Je vous donne une idée de mon mois d'Octobre: Ho Chi Minh-Hong Kong-Frankfurt-Bruxelles-Lyon-Bruxelles-Bangkok-Ho Chi Minh- Canton-Shanghai-Shenzhen-Canton-Ho Chi Minh, ça va faire péter les points miles chez lufthansa!!! Ce matin, pas de réveil mais j'ai tenté la nuit blanche parce que le réveil à 3h30 ne m'aurait pas mis de bonne humeur. Résultat, pas dormi, un rhume à cause de cette satané clim', un virus informatique que je combats depuis 2 jours et qui me résistent assez facilement je dois dire......j'aurai peut être mieux fait de dormir. En même temps vu les avions de l'âge de pierre de la Lufthansa, j'aurai que ça à faire.
Mais revenons à nos moutons et passons à l'odorat. Si je peux me permettre et je vais me le permettre, voila un sens qui en prend plein le pif....palapam tchh!
Là ça dépote, du bon, du mauvais, du très mauvais, du insupportable, y'en a pour tout le monde. AU rayon, des bons la cuisine bien sûr, les bons fruits, les bonnes feufeuilles....et oui car les vietnamiens mangent plein de feuilles avec leurs soupes, leurs boeufs au barbec, leurs rouleaux de printemps etc etc. Donc oui le vietnamien est herbivore, et une feuille a retenu ma toute particulière attention: c'est ma préféré!!A noter qu'elle résoudrait beaucoup de problèmes de parents qui s'arrache les cheveux devant leurs sales gosses qui mangent pas de salade: c'est la feuille de moutardier. C'est simple, vous prenez une feuille de laitue banale, vous y mettez de la moutarde dessus et vous obtenez le goût de cette feuille. Ca m'a tellement surpris la première fois que j'en ai mangé tout le plat sans en laisser à ceux qui m'invitaient. Un plus non négligeable: c'est pratique pour la vinaigrette.
Bon après c'est sûr, la cuisine c'est pas le plus fun, enfin ça dépend où on mange mais reprenons le motobike pour avoir un meilleur aperçu de ce que nos naseaux subissent. Imaginez un grand classique: motobike en heure de pointe. Ajoutez-y un soupçon de travaux et vous voici sans forcer dans un bouchon géant. Et maintenant le drame, votre motobike est un vietnamien donc je soupçonne dés la naissance une déficience de l'odorat. Et bien sûr qu'est-ce qu'il fait? Et bien il se cale tout naturellement derrière le pot d'échappement d'un bus: à ce moment-là vous vous rendez compte que la vie tient à pas grand chose. Mais attention, j'ai oublié de préciser: un bus qui a du rater ces 158 derniers contrôles techniques. Par jour de chance, votre motobike se réveille et le double pour se caler derrière un camion, ce qui, je vous le rassure, est pire. Bref l'achat indispensable avec la moto, c'est le masque!
Mais reprenons la route car ce n'est pas fini, vous zigzagez entre les mobs mal réglées et vous tombez sur un pont. Intrigué, vous regardez sur votre carte pour connaître le nom de cette belle rivière et il n'y en a pas. C'est alors que vous mettez en mode recherche votre nez qui n'a pas besoin d'une demi-seconde pour vous donner la réponse: c'est le tout à l'égout de la ville. SYmpa et c'est pas encore la saison sèche: ça promet un bon petit cancer des familles ou un record du monde d'apnée.
Elements de logique vietnamienne pour non initiés:
-Prenez un site touristique en hauteur avec une très belle vue sur les montagnes du centre Vietnam. Installez-y des bancs pou run repos bien mérité et orientez les bien sûr du côté du batiment en béton moche dans votre dos
-Allez à l'aéroport et faites vous fouiller votre bagage à main pas moins de 3 fois. Tout le monde y a droit excepté les business class bien sûr. Il paraît que les terroristes ont pas assez de tunes pour voyager en business
-Prenez un chauffeur de bus dopé à la coke, faites lui conduire sur route mouillée de nuit et ne vous étonnez pas s'il ne doublera pas une fois en ligne droite mais tout en virage. Ne vous étonnez pas aussi si le bus double à la fois, mobylette, camion mais surtout voitures
Et voila pour cette semaine!
Biz
Oliv'
Me voici dans l'aéroport de Hong-Kong attendant mon vol patiemment pour Bruxelles. Je vous donne une idée de mon mois d'Octobre: Ho Chi Minh-Hong Kong-Frankfurt-Bruxelles-Lyon-Bruxelles-Bangkok-Ho Chi Minh- Canton-Shanghai-Shenzhen-Canton-Ho Chi Minh, ça va faire péter les points miles chez lufthansa!!! Ce matin, pas de réveil mais j'ai tenté la nuit blanche parce que le réveil à 3h30 ne m'aurait pas mis de bonne humeur. Résultat, pas dormi, un rhume à cause de cette satané clim', un virus informatique que je combats depuis 2 jours et qui me résistent assez facilement je dois dire......j'aurai peut être mieux fait de dormir. En même temps vu les avions de l'âge de pierre de la Lufthansa, j'aurai que ça à faire.
Mais revenons à nos moutons et passons à l'odorat. Si je peux me permettre et je vais me le permettre, voila un sens qui en prend plein le pif....palapam tchh!
Là ça dépote, du bon, du mauvais, du très mauvais, du insupportable, y'en a pour tout le monde. AU rayon, des bons la cuisine bien sûr, les bons fruits, les bonnes feufeuilles....et oui car les vietnamiens mangent plein de feuilles avec leurs soupes, leurs boeufs au barbec, leurs rouleaux de printemps etc etc. Donc oui le vietnamien est herbivore, et une feuille a retenu ma toute particulière attention: c'est ma préféré!!A noter qu'elle résoudrait beaucoup de problèmes de parents qui s'arrache les cheveux devant leurs sales gosses qui mangent pas de salade: c'est la feuille de moutardier. C'est simple, vous prenez une feuille de laitue banale, vous y mettez de la moutarde dessus et vous obtenez le goût de cette feuille. Ca m'a tellement surpris la première fois que j'en ai mangé tout le plat sans en laisser à ceux qui m'invitaient. Un plus non négligeable: c'est pratique pour la vinaigrette.
Bon après c'est sûr, la cuisine c'est pas le plus fun, enfin ça dépend où on mange mais reprenons le motobike pour avoir un meilleur aperçu de ce que nos naseaux subissent. Imaginez un grand classique: motobike en heure de pointe. Ajoutez-y un soupçon de travaux et vous voici sans forcer dans un bouchon géant. Et maintenant le drame, votre motobike est un vietnamien donc je soupçonne dés la naissance une déficience de l'odorat. Et bien sûr qu'est-ce qu'il fait? Et bien il se cale tout naturellement derrière le pot d'échappement d'un bus: à ce moment-là vous vous rendez compte que la vie tient à pas grand chose. Mais attention, j'ai oublié de préciser: un bus qui a du rater ces 158 derniers contrôles techniques. Par jour de chance, votre motobike se réveille et le double pour se caler derrière un camion, ce qui, je vous le rassure, est pire. Bref l'achat indispensable avec la moto, c'est le masque!
Mais reprenons la route car ce n'est pas fini, vous zigzagez entre les mobs mal réglées et vous tombez sur un pont. Intrigué, vous regardez sur votre carte pour connaître le nom de cette belle rivière et il n'y en a pas. C'est alors que vous mettez en mode recherche votre nez qui n'a pas besoin d'une demi-seconde pour vous donner la réponse: c'est le tout à l'égout de la ville. SYmpa et c'est pas encore la saison sèche: ça promet un bon petit cancer des familles ou un record du monde d'apnée.
Elements de logique vietnamienne pour non initiés:
-Prenez un site touristique en hauteur avec une très belle vue sur les montagnes du centre Vietnam. Installez-y des bancs pou run repos bien mérité et orientez les bien sûr du côté du batiment en béton moche dans votre dos
-Allez à l'aéroport et faites vous fouiller votre bagage à main pas moins de 3 fois. Tout le monde y a droit excepté les business class bien sûr. Il paraît que les terroristes ont pas assez de tunes pour voyager en business
-Prenez un chauffeur de bus dopé à la coke, faites lui conduire sur route mouillée de nuit et ne vous étonnez pas s'il ne doublera pas une fois en ligne droite mais tout en virage. Ne vous étonnez pas aussi si le bus double à la fois, mobylette, camion mais surtout voitures
Et voila pour cette semaine!
Biz
Oliv'
Le Vietnam en 5 sens-Tome 1
Bonjour tout le monde,
Voici le premier post d'une série de 5 consacré aux 5 sens au Vietnam et croyez moi ils sont soumis à rude épreuve. On va commencer par le plus soft: le toucher.
Je vous vois venir d'ici avec le petit tripotage de mon petit contrôleur qualité mais figurez-vous que je ne l'ai pas revu, par contre je me suis fait tripoter par un petit chauffeur de motobike. Tranquillement en train de lui montrer le chemin sur ma carte, Monsieur me tapotait la cuisse. Je vous avouerai que si j'étais en pleine crise existentielle, j'aurai de quoi me poser des questions mais je reste confiant.......enfin presque ça m'inquiète un peu quand même. Autant je suis pas très doué pour repérer les filles qui me font de l'oeil, autant les mecs sans problème. Remarque quand le mec te regarde fixement avec les yeux qui pétillent pendant 10s, il y a de quoi.........Bon bref il n'y aura pas d'histoire de fesses également car ce n'est que depuis hier que j'ai découvert qu'il y avait aussi des vietnamiennes jolies. Jusqu'à présent j'avais des doutes malgré les anecdotes de tout le monde, il suffit juste d'aller aux bons endroits: le bar d'expat!!! où se croise toute la crême de la crême et 95% de boulets prétentieux vicieux qui pensent que la puissance de leur porte-feuille leur ouvrira les portes du paradis.
Mais revenons au toucher, je vais rester sur le motobike et vous raconter mon histoire. Vous pouvez tout ressentir sur un motobike: la joie, la peur, la douleur, l'excitation. Donc focalisons nous sur le postérieur car c'est de là que vient principalement toutes ces émotions...........vous me direz certains testent la tête également mais c'est à leurs risques et périls. Donc prenez par exemple le petit Xe Om du coin de la rue, autrement dit votre petit chauffeur habituel, que je nommerai P'tit Viet car j'ai l'impression qu'il a les mains trop petites pour atteindre la poignée du frein. Lui c'est un régal, un vrai bonhomme, le seul qui prend une course alors qu'il lui reste plus que 0,1L d'essence. Sa spécialité à lui, c'est la pluie à la sortie du bureau, en gros le schumaker saigonais. Oui car il n'a pas peur P'tit Viet d'arriver à fond de troisième sur chaussée trempée à un carrefour sans feu et priorités, il n'a pas peur également de reculer en regardant qu'à droite alors qu'il est en train d'écraser les pieds de la fille en tongues derrière à gauche. Il n'a pas peur également de prendre le trottoir quand la rue est bondée et de vous faire sauter dans tous les sens sur sa selle à ressorts dépassés. Bref P'tit Viet aime le chaos généralisé. Imaginez une large rue 3*3voies avec des travaux pile au milieu mais des gros travaux ce qui fait qu'il reste plus qu'une voie de chaque côté. Prenez un horaire à éviter, mettons 18h. Vous mixez le tout et vous obtenez les voitures qui roulent en sens inverse de vous sur votre seule et unique file. Il sont quand même été assez balèze pour contourner les travaux pour arriver là. Enfin c'est pas comme si il y avait des bus qui passaient par là...........ah ben tiens si justement, et comme par hasard, y'a aussi des trottoirs de 60cm de haut (soit dit en passant parfait quand on est bourré à 3h du mat' avec personne dans les rues). Un bus version 4*4 c'est balèze.
Comme je vous l'ai dit, chaque motobike a sa spécialité. Quand je suis en retard, je prends Rocket' Viet, il sévit aussi aux heures de pointe et lui son créneau c'est la puissance du moteur à t'en faire basculer en arrière. Prof' Viet , sa spécialité est qu'il est trilingue (à part ça on met pas assez en avant les compétences en France). Rien ne sert d'avoir d'adresses, il trouvera ce dont vous avez besoin et tout en douceur, parfait quand vous êtes victime d'hémorroides. Enfin aujourd'hui, j'ai découvert Géo Viet' qui parle français et avec qui vous avez droit à une interro de géo pendant le trajet:
-Paris-Lyon y'a combien de km? et Bordeaux-Paris? et Perpignan-Paris? après cela dévie en culture générale mais moi j'étais au taquet sur la géo et quand il m'a parlé de Brigitte Bardot, je croyais qu'il était encore sur Bordeaux "Oui Oui bon vin". Maintenant essayez de faire ressembler bordeaux à bardot et vous aurez une idée de l'accent Viet. Enfin après m'avoir parlé de Belmondo, de Platini, de Delon, j'ai eu le malheur de lui briser le coeur lorsqu'il m'a demandé "Et comment va Dalida?".
Mais attention, chaque motobike n'a pas un gêne de superhéros et cela peut vite se transformer en double salko triple boucle piqué avec réception têtale. Remarquez vous pouvez aussi lamentablement tomber tout seul à un feu rouge et ne plus pouvoir vous relever parce que votre pied est bloqué sous la moto.
A la semaine prochaine!
Biz
Oliv'
Voici le premier post d'une série de 5 consacré aux 5 sens au Vietnam et croyez moi ils sont soumis à rude épreuve. On va commencer par le plus soft: le toucher.
Je vous vois venir d'ici avec le petit tripotage de mon petit contrôleur qualité mais figurez-vous que je ne l'ai pas revu, par contre je me suis fait tripoter par un petit chauffeur de motobike. Tranquillement en train de lui montrer le chemin sur ma carte, Monsieur me tapotait la cuisse. Je vous avouerai que si j'étais en pleine crise existentielle, j'aurai de quoi me poser des questions mais je reste confiant.......enfin presque ça m'inquiète un peu quand même. Autant je suis pas très doué pour repérer les filles qui me font de l'oeil, autant les mecs sans problème. Remarque quand le mec te regarde fixement avec les yeux qui pétillent pendant 10s, il y a de quoi.........Bon bref il n'y aura pas d'histoire de fesses également car ce n'est que depuis hier que j'ai découvert qu'il y avait aussi des vietnamiennes jolies. Jusqu'à présent j'avais des doutes malgré les anecdotes de tout le monde, il suffit juste d'aller aux bons endroits: le bar d'expat!!! où se croise toute la crême de la crême et 95% de boulets prétentieux vicieux qui pensent que la puissance de leur porte-feuille leur ouvrira les portes du paradis.
Mais revenons au toucher, je vais rester sur le motobike et vous raconter mon histoire. Vous pouvez tout ressentir sur un motobike: la joie, la peur, la douleur, l'excitation. Donc focalisons nous sur le postérieur car c'est de là que vient principalement toutes ces émotions...........vous me direz certains testent la tête également mais c'est à leurs risques et périls. Donc prenez par exemple le petit Xe Om du coin de la rue, autrement dit votre petit chauffeur habituel, que je nommerai P'tit Viet car j'ai l'impression qu'il a les mains trop petites pour atteindre la poignée du frein. Lui c'est un régal, un vrai bonhomme, le seul qui prend une course alors qu'il lui reste plus que 0,1L d'essence. Sa spécialité à lui, c'est la pluie à la sortie du bureau, en gros le schumaker saigonais. Oui car il n'a pas peur P'tit Viet d'arriver à fond de troisième sur chaussée trempée à un carrefour sans feu et priorités, il n'a pas peur également de reculer en regardant qu'à droite alors qu'il est en train d'écraser les pieds de la fille en tongues derrière à gauche. Il n'a pas peur également de prendre le trottoir quand la rue est bondée et de vous faire sauter dans tous les sens sur sa selle à ressorts dépassés. Bref P'tit Viet aime le chaos généralisé. Imaginez une large rue 3*3voies avec des travaux pile au milieu mais des gros travaux ce qui fait qu'il reste plus qu'une voie de chaque côté. Prenez un horaire à éviter, mettons 18h. Vous mixez le tout et vous obtenez les voitures qui roulent en sens inverse de vous sur votre seule et unique file. Il sont quand même été assez balèze pour contourner les travaux pour arriver là. Enfin c'est pas comme si il y avait des bus qui passaient par là...........ah ben tiens si justement, et comme par hasard, y'a aussi des trottoirs de 60cm de haut (soit dit en passant parfait quand on est bourré à 3h du mat' avec personne dans les rues). Un bus version 4*4 c'est balèze.
Comme je vous l'ai dit, chaque motobike a sa spécialité. Quand je suis en retard, je prends Rocket' Viet, il sévit aussi aux heures de pointe et lui son créneau c'est la puissance du moteur à t'en faire basculer en arrière. Prof' Viet , sa spécialité est qu'il est trilingue (à part ça on met pas assez en avant les compétences en France). Rien ne sert d'avoir d'adresses, il trouvera ce dont vous avez besoin et tout en douceur, parfait quand vous êtes victime d'hémorroides. Enfin aujourd'hui, j'ai découvert Géo Viet' qui parle français et avec qui vous avez droit à une interro de géo pendant le trajet:
-Paris-Lyon y'a combien de km? et Bordeaux-Paris? et Perpignan-Paris? après cela dévie en culture générale mais moi j'étais au taquet sur la géo et quand il m'a parlé de Brigitte Bardot, je croyais qu'il était encore sur Bordeaux "Oui Oui bon vin". Maintenant essayez de faire ressembler bordeaux à bardot et vous aurez une idée de l'accent Viet. Enfin après m'avoir parlé de Belmondo, de Platini, de Delon, j'ai eu le malheur de lui briser le coeur lorsqu'il m'a demandé "Et comment va Dalida?".
Mais attention, chaque motobike n'a pas un gêne de superhéros et cela peut vite se transformer en double salko triple boucle piqué avec réception têtale. Remarquez vous pouvez aussi lamentablement tomber tout seul à un feu rouge et ne plus pouvoir vous relever parce que votre pied est bloqué sous la moto.
A la semaine prochaine!
Biz
Oliv'
Lexique médical
Avant de partir à l’étranger, vous recevez toujours le même genre de conseils :
-t’as fait tout tes vaccins
-tu mangeras ou boiras pas n’importe quoi
-tu coucheras pas avec n’importe qui
Bon généralement dans le feu de l’action et de l’alcool de riz, vous vous autorisez votre propre version
-de toute façon j’ai pas trop l’intention de me battre à mains nues avec un rat ou un éléphant rageux (notez dans la deuxième solution, le deuxième effet ressenti au moyen de l’alcool de riz, je l’appellerai l’effet marseillais, pour simplifier un singe devient très facilement un éléphant, tout comme une fourmi, un gros chat)
-c’est la moindre des choses que d’être poli et de tout gouter, hmmmm la bonne eau de la rivière, hmmm la bonne viande séché au soleil
-promis si je sens la pomme d’adam, je me barre en courant
Au moyen de cette deuxième version, vous voici armer pour défier toutes les lois de vos intestins.
Si je crois vaguement me rappeler que pour les vaccins ça doit être ok sinon cela ferait belle lurette que je serai mort ainsi que de m’être jamais souvenu me réveiller à côté de Viet (non pas la nationalité, le prénom, il paraît que c’est un moyen mnémotechnique quand vous passez la frontière). J’aimerai tout de même m’attarder sur le deuxième commandement. Cette semaine m’a montré un lexique médical vietnamien très poussé, une sorte de cession de rattrapage pour retardés.
Je vous rassure je n’ai pas tout chopé moi-même, c’est que voyez-vous j’ai un métier aussi et que je n’ai pas le temps de tout faire. Cela me donnera l’occasion de vous parler de mes compagnons de fortune mais hélas je le crains mes compagnons de future infortune.
Commençons par Jérémie, un petit 72 esbien en stage ici. Première soirée avec lui nickel, petite tournée des grands ducs mais j’y reviendrai plus tard car je vous promets ce post va être long. Nous nous retrouvons donc Vendredi, dés le premier regard, je sens qu’il a pas la patate, l’œil un peu vide, je dois avouer moi-même que l’alcool de riz m’avait complètement décalé par rapport à la rotation de la Terre. Bref première leçon, ne jamais manger de nems congelés dans un quartier réputé pour ces coupures de courant ou alors vous aimez la lotterie et j’annonce, le premier prix est une petit nuit à l’hopital.
Donc les nems on oublie, tout comme le riz bœuf qui a contaminé un de mes colocs il y a deux jours. Son état a pas l’air de s’améliorer, il m’a demandé un rouleau de PQ toute à l’heure. Bref devant tant de négligences, j’en discute avec mon autre coloc et la copine de mon coloc boiteux, il paraitrait que le summum de la chance à HO Chi Minh, c’est de choper la dingue. Mais là jouez tout de suite au loto (et léguer ainsi votre cagnotte à mon œuvre de charité) car il paraitrait qu’ils sont plus que deux moustiques sur Ho Chi Minh à l’avoir (source IPSOS) et qu’ils vont toujours dans les mêmes boites de nuit.
Sinon Jérémie mon cobaye préféré m’a déclaré qu’il était possible de choper un ver solitaire, mais un vietnamien seulement, il est possible également de se coincer deux trois nerfs du cou.
J’ai moi-même expérimenté deux trois trucs mais bon je suis pas reconnu pour mon courage donc ça reste somme toute modique : la maladie de la clim’ et un truc un peu exotique que j’appellerai la boirista. Il s’agit d’une petite allergie cutanée (enfin petite si vous êtes un nain car elle recouvre tout le torse quand même) certainement provoqué par cette merveille de vernis qu’ils appliquent sur leur meuble mélangé à de la poussière et de la transpiration. Le résultat est un homme dalmatien. Attention il est fort probable d’augmenter les effets si vous possédez dans votre salle de bain une lumière verte qui les faite toute ressortir. Ne vous en faites pas, ce n’est l’événement que d’une nuit, il s’agit simplement d’enlever vos ampoules électriques avant de partir dés fois que vous ramèneriez Viet à la maison le soir même.
Allez pour finir un petit résumé de la semaine
-vous attendez tous la suite des évènements avec mon petit contrôleur qualité. Malheureusement je l’ai déçu cette semaine. Il a voulu m’amadouer la première fois le petit con. Ce n’était que pour mieux me tromper. Oui oui c’est ça tout ce que tu étais censé controlé, et ben vous allez tout recommencer. J’explique, parce que comme ça ça fait un peu conard et j’ai quand même une meilleure estime de moi-même. Vous voyez les vietnamiens, c’est un peu les artistes de la pâte à bois. Tout est dans la non subtilité et l’intelligence d’application. Tout le monde sait, sauf mon frère……..hehe, que mettre de la pâte à bois avec une finition vernie et ben après on voit plus que ça, un petit rond par si, un petit rectangle par là….oh tiens la chance celui-là il est en relief !
Bref ils ont tout refait et me revoici 2 jours après. Je soupçonne une entente cordiale puisque 10h à peine avant j’étais attablé avec mes 50cl d’alcool de riz à boire cul sec. Autant dire que pendant les 2 premières heures, ils auraient pu me faire passer des pièces avec des Mickey que j’aurai rien vu. Par contre sur les coups de 11h, ils ont rien du comprendre car la tornade s’est mise en route. Bref mon petit gars, il était plus très content et il me faisait des yeux de malheureux que Bambi en serait passé pour un tyran : « Et non mon petit gars, si tu veux un jour me repelotter les fesses, va falloir que tu bosses pour ça »
-comme je l’ai dit petite tournée des grands ducs. De tout, du petit pub, du petit bar allemand à la déco germano-italo-hispano-greco-franco-chinoise, de la boite vietnamienne pour sourd et malentendant, et du pur bar de touristes avec au choix américaine surchauffée, australien surfeur, prostituées viet et 2,3 fans du film La Plage. Bref Witney dansait chaudement, Jason n’était pas content, Viet attendait que tout le monde soit bourré et Adam attendait les premières vagues du matin.
-La nouvelle de la semaine, Tom Tom (pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un collègue de l’ESB qui a pensé trop longtemps que je m’appelais Eulivier et avec qui j’étais à Madagascar et en Chine) débarque en ville d’ici peu de temps. Ca va envoyer du lourd. Avec ça je signe pour balancer des mails qui vont prendre tout mon dimanche à écrire. Donc en gros, le blog va bientôt rouvrir, les photos devraient pas tarder à arriver, enfin dés que j’aurai un nouvel appareil, feu Canon Ixus 40 ayant rendu l’âme lors d’une bataille titanesque, avec TomTom justement, dans les ravins de l’île de Ré.
Biz à tous
Oliv’
-t’as fait tout tes vaccins
-tu mangeras ou boiras pas n’importe quoi
-tu coucheras pas avec n’importe qui
Bon généralement dans le feu de l’action et de l’alcool de riz, vous vous autorisez votre propre version
-de toute façon j’ai pas trop l’intention de me battre à mains nues avec un rat ou un éléphant rageux (notez dans la deuxième solution, le deuxième effet ressenti au moyen de l’alcool de riz, je l’appellerai l’effet marseillais, pour simplifier un singe devient très facilement un éléphant, tout comme une fourmi, un gros chat)
-c’est la moindre des choses que d’être poli et de tout gouter, hmmmm la bonne eau de la rivière, hmmm la bonne viande séché au soleil
-promis si je sens la pomme d’adam, je me barre en courant
Au moyen de cette deuxième version, vous voici armer pour défier toutes les lois de vos intestins.
Si je crois vaguement me rappeler que pour les vaccins ça doit être ok sinon cela ferait belle lurette que je serai mort ainsi que de m’être jamais souvenu me réveiller à côté de Viet (non pas la nationalité, le prénom, il paraît que c’est un moyen mnémotechnique quand vous passez la frontière). J’aimerai tout de même m’attarder sur le deuxième commandement. Cette semaine m’a montré un lexique médical vietnamien très poussé, une sorte de cession de rattrapage pour retardés.
Je vous rassure je n’ai pas tout chopé moi-même, c’est que voyez-vous j’ai un métier aussi et que je n’ai pas le temps de tout faire. Cela me donnera l’occasion de vous parler de mes compagnons de fortune mais hélas je le crains mes compagnons de future infortune.
Commençons par Jérémie, un petit 72 esbien en stage ici. Première soirée avec lui nickel, petite tournée des grands ducs mais j’y reviendrai plus tard car je vous promets ce post va être long. Nous nous retrouvons donc Vendredi, dés le premier regard, je sens qu’il a pas la patate, l’œil un peu vide, je dois avouer moi-même que l’alcool de riz m’avait complètement décalé par rapport à la rotation de la Terre. Bref première leçon, ne jamais manger de nems congelés dans un quartier réputé pour ces coupures de courant ou alors vous aimez la lotterie et j’annonce, le premier prix est une petit nuit à l’hopital.
Donc les nems on oublie, tout comme le riz bœuf qui a contaminé un de mes colocs il y a deux jours. Son état a pas l’air de s’améliorer, il m’a demandé un rouleau de PQ toute à l’heure. Bref devant tant de négligences, j’en discute avec mon autre coloc et la copine de mon coloc boiteux, il paraitrait que le summum de la chance à HO Chi Minh, c’est de choper la dingue. Mais là jouez tout de suite au loto (et léguer ainsi votre cagnotte à mon œuvre de charité) car il paraitrait qu’ils sont plus que deux moustiques sur Ho Chi Minh à l’avoir (source IPSOS) et qu’ils vont toujours dans les mêmes boites de nuit.
Sinon Jérémie mon cobaye préféré m’a déclaré qu’il était possible de choper un ver solitaire, mais un vietnamien seulement, il est possible également de se coincer deux trois nerfs du cou.
J’ai moi-même expérimenté deux trois trucs mais bon je suis pas reconnu pour mon courage donc ça reste somme toute modique : la maladie de la clim’ et un truc un peu exotique que j’appellerai la boirista. Il s’agit d’une petite allergie cutanée (enfin petite si vous êtes un nain car elle recouvre tout le torse quand même) certainement provoqué par cette merveille de vernis qu’ils appliquent sur leur meuble mélangé à de la poussière et de la transpiration. Le résultat est un homme dalmatien. Attention il est fort probable d’augmenter les effets si vous possédez dans votre salle de bain une lumière verte qui les faite toute ressortir. Ne vous en faites pas, ce n’est l’événement que d’une nuit, il s’agit simplement d’enlever vos ampoules électriques avant de partir dés fois que vous ramèneriez Viet à la maison le soir même.
Allez pour finir un petit résumé de la semaine
-vous attendez tous la suite des évènements avec mon petit contrôleur qualité. Malheureusement je l’ai déçu cette semaine. Il a voulu m’amadouer la première fois le petit con. Ce n’était que pour mieux me tromper. Oui oui c’est ça tout ce que tu étais censé controlé, et ben vous allez tout recommencer. J’explique, parce que comme ça ça fait un peu conard et j’ai quand même une meilleure estime de moi-même. Vous voyez les vietnamiens, c’est un peu les artistes de la pâte à bois. Tout est dans la non subtilité et l’intelligence d’application. Tout le monde sait, sauf mon frère……..hehe, que mettre de la pâte à bois avec une finition vernie et ben après on voit plus que ça, un petit rond par si, un petit rectangle par là….oh tiens la chance celui-là il est en relief !
Bref ils ont tout refait et me revoici 2 jours après. Je soupçonne une entente cordiale puisque 10h à peine avant j’étais attablé avec mes 50cl d’alcool de riz à boire cul sec. Autant dire que pendant les 2 premières heures, ils auraient pu me faire passer des pièces avec des Mickey que j’aurai rien vu. Par contre sur les coups de 11h, ils ont rien du comprendre car la tornade s’est mise en route. Bref mon petit gars, il était plus très content et il me faisait des yeux de malheureux que Bambi en serait passé pour un tyran : « Et non mon petit gars, si tu veux un jour me repelotter les fesses, va falloir que tu bosses pour ça »
-comme je l’ai dit petite tournée des grands ducs. De tout, du petit pub, du petit bar allemand à la déco germano-italo-hispano-greco-franco-chinoise, de la boite vietnamienne pour sourd et malentendant, et du pur bar de touristes avec au choix américaine surchauffée, australien surfeur, prostituées viet et 2,3 fans du film La Plage. Bref Witney dansait chaudement, Jason n’était pas content, Viet attendait que tout le monde soit bourré et Adam attendait les premières vagues du matin.
-La nouvelle de la semaine, Tom Tom (pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un collègue de l’ESB qui a pensé trop longtemps que je m’appelais Eulivier et avec qui j’étais à Madagascar et en Chine) débarque en ville d’ici peu de temps. Ca va envoyer du lourd. Avec ça je signe pour balancer des mails qui vont prendre tout mon dimanche à écrire. Donc en gros, le blog va bientôt rouvrir, les photos devraient pas tarder à arriver, enfin dés que j’aurai un nouvel appareil, feu Canon Ixus 40 ayant rendu l’âme lors d’une bataille titanesque, avec TomTom justement, dans les ravins de l’île de Ré.
Biz à tous
Oliv’
Morphologie vietnamienne
Et c'est parti pour le paté de la semaine!!!
Accrochez-vous ça envoie sec. Je vais la faire en mode déchronologique. Donc vous voyez, je pourrai vous écrire ce message affalé dans mon lit king size de l'hotel, et bien que neni, c'est de mon nouveau lit, dans ma maison immeuble que je vous écris. 5 étages, 4 chambres, 2 salons, terrasse sur le toit, 3 colocs, bref du gros potentiel nocturne. Un truc pareil, ça devrait pas exister. Ca ne tiendrait qu'à moi, j'aurai déjà repris les bonnes vieilles habitudes qui consistent en ces points: invitation crémaillère-thème de merde-déco-crémaillère-bière-musique-dancefloor-flic ou agent de sécu de l'immeuble (pour les gros évènements il se peut que ça soit les deux) et un ou deux accidents à prévoir sinon ce serait pas marrant.
Bref avant cela, premier grand test, le coiffeur vietnamien! Plusieurs choses a savoir sur les coiffeurs en Asie, bien observé la coupe du coiffeur pour voir quelle tete vous pourriez avoir en sortant, non un coiffeur à 50 cts n'est pas toujours une bonne idée. Sachant cela il faut laisser un peu de place à l'imprévu et à l'aventure. Bon moi j'avais la flemme alors j'ai pris le plus près de l'hotel, tout commence bien avec le massage rituel, un vrai moment de bonheur chevelu. Puis vient l'entrée en scène de la star, Tony le coiffeur avec ses cheveux dans tous les sens et son demi pot de gel sur la tete, bref une tete de manga. On entame la discussion et là le mec me sort: "t'inquiètes j'ai passé 3 ans au Japon pour apprendre la coiffure", effectivement me voila rassuré......ou pas. Donc à coup de un coup de ciseau toutes les demi heure, c'est un peu comme la nouvelle cuisine française, c'est la rareté qui fait la différence, nous voici arrivé au moment du coiffage, une vraie messe. Il plonge la main dans le gel, étale et commence son oeuvre, pour son bien etre je le laisse faire. Ce n'est qu'une fois terminée que je lui dis: "Ah non la coiffure à la M, ça va pas etre possible". Il me recoiffe donc presque normalement, les degats sont limités!
La veille au soir, j'ai fait la connaissance de Bob le New Yorkais de Manhattan ou l'homme qui n'articulait jamais. D'une part mon anglais est en mode alternatif vietnamien donc au raz des paquerettes et en plus je venais de finir de diner avec un fournisseur qui m'avait fait découvrir la spécialité locale du cognac shwepps. Bien sur on ne se rend compte de la puissance du mélange qu'après une bouteille a deux. J'en avais des crises de fou rire quand on a repris la mob. Mais attention sécurité oblige, il m'a offert un casque Bugs Bunny. Bref avec Bob, on est allé boire des bières et en marchant une madame nous interpelle et nous parle en vietnamien........au même moment une porte s'ouvre et 10 demoiselles en sous vetements sortent et nous crient dessus. Pourtant on a pas été méchant. Je reprends mes esprits et essaye de rassembler les éléments de mon vietnamien naissant et voici en gros ma traduction: "Chouchou chouchou qui veut des chouchous. Beignets, chouchous, qui veut des chouchous?". Effectivement pas de quoi fouetter un chat.
Peu de temps avant, j'avais décidé de faire un peu de shopping vu que Lufthansa, dans un élan de générosité humanitaire, m'a fait délester de la moitié de mes affaires avant de monter dans l'avion. Me voici donc en mission pantalon et chaussure. Et la vient la question, la morphologie vietnamienne? La physique en prend un coup. Imaginez, certes j'ai la réputation d'avoir de grands pieds, mais quand meme, un pantalon trop long sans possibilité d'avoir une taille en dessous et à l'opposé impossible de trouver ma pointure. D'où ma question existentielle, mais comment diable font-ils pour tenir debout, ces vietnamiens? S'ils ont de grandes jambes et de petits pieds, je me pose vraiment des questions....
Sinon au rayon actions du jour bonjour:
-2h30 de mob d'affilé, résultat mitigé, coups de soleil et trempé, et oui tout va très vite sans trop de logique ici
-mangeage de rat que l'on a essayé de me faire passer pour du petit lapin.....enfin la chiasse qui en a suivi ne m'a pas trompé bien longtemps
-j'ai fait ma première conquête, un controleur qualité vietnamien d'un de mes fournisseurs qui apparemment m'apprécie beaucoup puisqu'il me caresse les fesses quand il me dit bonjour, il a de la chance de pas avoir beaucoup de dents
Biz a tous
Oliv'
Accrochez-vous ça envoie sec. Je vais la faire en mode déchronologique. Donc vous voyez, je pourrai vous écrire ce message affalé dans mon lit king size de l'hotel, et bien que neni, c'est de mon nouveau lit, dans ma maison immeuble que je vous écris. 5 étages, 4 chambres, 2 salons, terrasse sur le toit, 3 colocs, bref du gros potentiel nocturne. Un truc pareil, ça devrait pas exister. Ca ne tiendrait qu'à moi, j'aurai déjà repris les bonnes vieilles habitudes qui consistent en ces points: invitation crémaillère-thème de merde-déco-crémaillère-bière-musique-dancefloor-flic ou agent de sécu de l'immeuble (pour les gros évènements il se peut que ça soit les deux) et un ou deux accidents à prévoir sinon ce serait pas marrant.
Bref avant cela, premier grand test, le coiffeur vietnamien! Plusieurs choses a savoir sur les coiffeurs en Asie, bien observé la coupe du coiffeur pour voir quelle tete vous pourriez avoir en sortant, non un coiffeur à 50 cts n'est pas toujours une bonne idée. Sachant cela il faut laisser un peu de place à l'imprévu et à l'aventure. Bon moi j'avais la flemme alors j'ai pris le plus près de l'hotel, tout commence bien avec le massage rituel, un vrai moment de bonheur chevelu. Puis vient l'entrée en scène de la star, Tony le coiffeur avec ses cheveux dans tous les sens et son demi pot de gel sur la tete, bref une tete de manga. On entame la discussion et là le mec me sort: "t'inquiètes j'ai passé 3 ans au Japon pour apprendre la coiffure", effectivement me voila rassuré......ou pas. Donc à coup de un coup de ciseau toutes les demi heure, c'est un peu comme la nouvelle cuisine française, c'est la rareté qui fait la différence, nous voici arrivé au moment du coiffage, une vraie messe. Il plonge la main dans le gel, étale et commence son oeuvre, pour son bien etre je le laisse faire. Ce n'est qu'une fois terminée que je lui dis: "Ah non la coiffure à la M, ça va pas etre possible". Il me recoiffe donc presque normalement, les degats sont limités!
La veille au soir, j'ai fait la connaissance de Bob le New Yorkais de Manhattan ou l'homme qui n'articulait jamais. D'une part mon anglais est en mode alternatif vietnamien donc au raz des paquerettes et en plus je venais de finir de diner avec un fournisseur qui m'avait fait découvrir la spécialité locale du cognac shwepps. Bien sur on ne se rend compte de la puissance du mélange qu'après une bouteille a deux. J'en avais des crises de fou rire quand on a repris la mob. Mais attention sécurité oblige, il m'a offert un casque Bugs Bunny. Bref avec Bob, on est allé boire des bières et en marchant une madame nous interpelle et nous parle en vietnamien........au même moment une porte s'ouvre et 10 demoiselles en sous vetements sortent et nous crient dessus. Pourtant on a pas été méchant. Je reprends mes esprits et essaye de rassembler les éléments de mon vietnamien naissant et voici en gros ma traduction: "Chouchou chouchou qui veut des chouchous. Beignets, chouchous, qui veut des chouchous?". Effectivement pas de quoi fouetter un chat.
Peu de temps avant, j'avais décidé de faire un peu de shopping vu que Lufthansa, dans un élan de générosité humanitaire, m'a fait délester de la moitié de mes affaires avant de monter dans l'avion. Me voici donc en mission pantalon et chaussure. Et la vient la question, la morphologie vietnamienne? La physique en prend un coup. Imaginez, certes j'ai la réputation d'avoir de grands pieds, mais quand meme, un pantalon trop long sans possibilité d'avoir une taille en dessous et à l'opposé impossible de trouver ma pointure. D'où ma question existentielle, mais comment diable font-ils pour tenir debout, ces vietnamiens? S'ils ont de grandes jambes et de petits pieds, je me pose vraiment des questions....
Sinon au rayon actions du jour bonjour:
-2h30 de mob d'affilé, résultat mitigé, coups de soleil et trempé, et oui tout va très vite sans trop de logique ici
-mangeage de rat que l'on a essayé de me faire passer pour du petit lapin.....enfin la chiasse qui en a suivi ne m'a pas trompé bien longtemps
-j'ai fait ma première conquête, un controleur qualité vietnamien d'un de mes fournisseurs qui apparemment m'apprécie beaucoup puisqu'il me caresse les fesses quand il me dit bonjour, il a de la chance de pas avoir beaucoup de dents
Biz a tous
Oliv'
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