vendredi 26 décembre 2008

Nouvelles "brèves"

Comment qu’entends-je ? Quelle honte, quel scandale, quel outrage ! Oups je divague déjà, tellement pris que je suis dans mon livre de Dostoïevski (heureusement que le livre est à côté de moi sinon jamais je ne l’aurai écrit sans fautes et il ne faut pas compter sur le correcteur d’orthographe, la version russe n’existe pas), j’ai cru l’espace de deux phrases pouvoir imiter le maître.
Reprenons sereinement car il s’agit bien là d’un outrage. Alors que me voici en pleine visite annuelle et traditionnelle de Noël dans cette belle contrée de Picardie, ayant repris en 2 jours ce que j’avais mis 1 mois et demi à perdre à la sueur de mon front (de mes bras, jambes, dos….enfin de toute partie du corps contenant de la peau), il me prit l’idée de me balader dans la maison d’une chère tante et d’un cher oncle, que jusqu’ici, j’estimasse beaucoup. Sainte horreur que voilà, me voici nez à nez, non pas avec le père Noël, mais bien avec des barrières de sécurité pour enfants concurrentes, qui plus est en métal ! Vous rendez vous compte, ma propre famille ! Après une vive altercation, suivie d’une succulente côte de bœuf, il s’avérait que peu de monde savait ce que je faisais au Vietnam et que, par conséquent, cette erreur était toute involontaire………mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une côte de bœuf, repas dit léger de récupération post réveillon.

Mais revenons quelques jours en arrière dans cette très lointaine contrée vietnamienne dont le bruit constant des mobylettes me manque déjà, bien qu’un gêne familial nous permet de parler du matin au soir et de façon très forte, remplaçant ainsi mon manque auditif. J’ai par contre du mal à ne pas ponctuer mes phrases par des : « mais ducon tu vas la virer ta poubelle, tu vois pas que t’es au milieu ! » ou bien « mais tu vas la passer ta vitesse, je vais m’endormir » ou encore pour finir « Aieeeeeeeee !!!!!le con vient de me cramer avec son pot d’échappement », il est de notoriété publique qu’il ne faut jamais conduire en short. Que voulez-vous les habitudes viennent vite mais dit en présence de ma grand-mère, je risquais d’être privé de dessert
Comme vous avez pu le remarquer, n’ayant pas trouvé de thème particulier pour cette dernière histoire de 2008, je vous propose des nouvelles en vrac sans grand fil conducteur. Comme ça, ceux qui sont d’habitude à la rue, le seront encore plus.
Me voici donc au départ de 3 semaines de folie qui me mèneront à Paris, Beauvais, Lyon, Avallon (le Bangkok européen), Paris, Hong-Kong, Paris, Nantes, Paris, HCMC. J’ai donc déjà prévu de poser d’autres vacances 15 jours après mon retour, pour pouvoir me reposer de ces premières vacances. Parfait timing car cela tombe pile poil avec le Nouvel An Vietnamien, annexé sur le Nouvel An Chinois. La ressemblance ne s’arrête pas là car ils ont repris à peu près les mêmes goûts kitsch que les chinois : faut que ça brille et que ça fasse du bruit !
Mais pour l’instant, c’est une fête hautement traditionnelle vietnamienne qui occupe tous les esprits et tous les mètres carrés de la ville. Ce n’est autre que Noël bien sûr ! Tous les vietnamiens vous le diront : « Nous, on fête pas Noël ! », « Ah oui alors est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi vous avez décoré vos arbres comme si c’était la braderie du luminaires du marché St Cloud ? ». Il faut l’avouer, ils ont fait très forts. La légende veut qu’un arbre soit tombé tellement y’avait d’ampoules dessus. Vous ne passerez pas bien sûr à côté des chants traditionnels de Noël dans les centres commerciaux et autres restaurants. Pour vous mettre dans l’ambiance, il baisse encore plus la clim’ : -10° sauf que l’industrie de la doudoune est pas super développée encore par ici. Mais que serait Noël sans un bon vieux rhume ?
Que manque-t-il donc me direz-vous ? Vous avez la déco, le froid même si paradoxalement vous ne le retrouvez qu’à l’intérieur, les chants……..peut-être bien l’effervescence populaire. Cela sonne un peu creux car mise à part un grand moment de fraternité consommatrice, il n’y a pas grand-chose. Et surtout n’allez par leur dire que le Père Noêl c’est Coca-Cola, il serait foutu de repousser l’ouverture du premier McDo par vengeance pour haute trahison. L’ouverture du McDo étant sûrement le point culminant de la prochaine année pour toute la communauté expatriée saigonaise……un peu comme les années de grande tournée de Johnny en France : un évènement à ne pas rater ! Encore plus pour ceux qui ne connaissent pas le Black Cat et son hamburger élu dans les 5 meilleurs burgers du monde et burger le plus gros du monde. Je reste sceptique sur ce genre de classement, tout subjectif soit-il, car il suffirait de ne pas aimer les oignons pour qu’il soit tout autre. Mais revenons à Noël à HCMC, cela sonne donc creux, en plus je ne sais pas d’où cela vient mais ils ont fêté cela Samedi 20 dans les rues. A cette époque, Marie n’avait même pas encore perdu les eaux….En tout cas belle liesse populaire même si cela ressemblait plus à une célébration de victoire d’un match de foot qu’à Noël. Un peu plus et ils sortaient les drapeaux. D’ailleurs, pour comparer, le lendemain, l’équipe de foot du Vietnam a gagné son match et très franchement je n’ai aucune différence entre la manière de fêter les deux évènements. La preuve, les deux fois, ils ont osé le sacrilège de couper les routes menant à mes bars préférés. Vous aimeriez plus de détails et vous vous demandez de quelle façon ils célèbrent leurs évènements, c’est bien simple, ils font comme d’habitude, ils klaxonnent …

Sans aucune transition, passons à un moment politiquement incorrect, j’ai fait la rencontre d’un nouveau motobike : Parkinson bike. Alors que prévoyant comme je ne l’ai jamais été, je suis allé rendre ma motobike dimanche soir , veille de mon départ (donc soir de match de foot, pas vraiment une bonne idée), j’ai rendu les clefs en prenant bien soin de lui rappeler ma date de retour et de lui dire « je te l’ai toute cassée, tu me la répares et je la reprends ? », « Pas de problèmes ! »…avec un peu de chance j’aurai une réduction. Il faut dire que le week-end dernier alors que je conduisais dans un état d’ébriété relativement avancé pour un russe, j’ai malheureusement percuté un petit vieux au ralenti (autant lui que moi) et donc je déclare solennellement que j’ai chuté. Pas de bobos mais j’avais le choix entre un bus et lui et vu que j’avais bien l’intention de manger de la dinde à Noël, je l’ai sacrifié sur l’autel de la faim. J’étais d’ailleurs ce jour là accompagné d’une fille, comme quoi tout arrive, qui s’est malencontreusement endormi sur le carrelage de sa cuisine lorsque je l’eus ramené : belle prise n’est-ce pas ?
Enfin tout ça pour dire que depuis, j’avais l’impression que mon parallélisme des roues n’était plus trop d’actualité.
Bref, après avoir déposé ma mob je prends donc un motobike pour aller rejoindre mes amis. Cela faisait bien 1 mois et demi que cela ne m’était pas arrivé et je pense avoir tiré le gros lot. Je ne sais pas si c’est l’émotion de la victoire ou l’émotion de l’alcool de riz mais mon petit père tremblait comme une feuille morte un jour de forte tramontane couplé à une petite bise sibérienne. Je ne m’attarderai pas non plus sur le passage de vitesse qui m’a fait deux, trois fois embrassé son casque avec mon nez.

Flash Info : le terrorisme est vraiment de partout, une bombe a explosé au Caravelle Hôtel, un des plus chics de la ville…….ah non c’est pas une bombe ? Ben c’est quoi alors ?........Ah c’est juste qu’on avait oublié de leur dire qu’il fallait sortir les poubelles de temps en temps sinon le méthane ça explose. Cela fait 15 jours et les politiciens du pays sont vraiment très réactifs : ils ont rajouté la chimie au programme de l’école primaire. C’est con, les australiens avaient déjà envoyé des unités spéciales habitué au terrain de l’Afganisthan, mais ils se sont perdus du côté de Nha Trang à siroter des cocktails sur la plage et faire de la plongée.
Vous allez me dire que j’exagère, certes mais pas complètement non plus. Alors que j’étais en business trip à la plage avec mon boss, il nous est venu l’idée d’aller dans un bar : vraiment une drôle d’idée. La Sailing Club nous a donc accueilli, ainsi que Jérémie, petit gars de l’ESB qui a eu la grande chance de faire son stage de fin d’étude dans la même société que moi l’année dernière. Nous voici donc attablé et subrepticement, nous découvrons une table de 3 australiennes et 1 australien. Jérémie dans son plus bel anglais est allé nouer le contact. Finger in the nose paraît-il excepté que le seul qui se joindra à notre table sera l’australien, qui aura l’amabilité d’inviter des filles de joie quelque temps après. Question générale sur les australiens : pourquoi sont-ils beau gosse et musclé ? Mais là quand je dis musclé c’est que son auriculaire faisait la taille de ma cuisse. Ce cher Monsieur nous l’a d’abord joué agent secret un tantinet narquois. Discussion banale, salut, salut, tu t’appelles comment ? tu fais quoi dans la vie ? N’en étant qu’à son premier verre, il nous indiqua qu’il ne pouvait pas le dire. Après 3 ou 4 il nous avoua qu’il était militaire en mission en Afganisthan et que les afghans l’aimaient et que c’était bien qu’on soit là-bas. Quelle erreur n’avions pas nous fait car impossible de l’arrêter. Vu que cela devait lui manquer de pas tuer des talibans, il finira donc par se battre ce soir-là…l’histoire ne dit pas si sa cible était barbue ou non. C’est vraiment rassurant de savoir qu’ils choisissent les mecs qu’ils envoient.
Mise à part cette petite péripétie, ajouté au vietnamien complètement bourré qui nous a fait profiter de son dîner prémaché à 1m de nous, la prise d’un ventilo qui a pété et qui a failli foutre le feu au toit en paille et le travelot qui s’est dit en me voyant dans la rue « toi mon coco t’es pour moi ce soir, viens ici que je te tripote »….il y a quand même des limites à vouloir se faire désirer, ainsi que le méga coup de soleil attrapé alors qu’il y avait 4km de nuage au-dessus de ma tête…..et bien sans ça, ce week-end était extra : plage, plongée, plage, moto, plage, que du bonheur !!

Pour me rassurer de mes déboires relationnels avec les filles, et trouvant que j’étais trop stressé, mon fournisseur profita de la visite de client pour nous emmener au massage quelques jours après. Je ne ferai ici que de brèves allusions car croyez-moi cela vaut bien son post à lui tout seul. Décoration égyptienne pour un maximum de relaxation, ce complexe karaoké massage nous a ouvert grand ces portes. Sentant l’entourloupe à plein nez, je décidais la sagesse et optait pour le massage des pieds en matant un match de boxe afin de faire passer le message clairement. Mais cela ne l’arrêta pas et dans un élan de fougue incontrôlée, elle me proposa donc un massage amélioré. De dépit je fis semblant de m’endormir, tactique louche mais qui s’avéra payante car la malheureuse n’insista pas, j’eus tout juste droit à une déclaration d’amour respirant la sincérité.

Le reste de la semaine était somme toute banale et je ne m’attarderai pas trop car je dois soigner ma dépendance aux truffes. Je vous propose donc une trêve bien méritée avant de reprendre de plus belle en direct de Hong-Kong avec mes amis chinois.

Business trip à la plage
















lundi 8 décembre 2008

Le Vietnam en 5 sens: Tome IV

Après deux mois de rupture, replongeons nous dans l’ambiance des rues d’HCMC. J’aurai pu finir en apothéose avec ce sens mais mon impatience est telle que je n’ai pu la repousser plus loin. L’ouïe. Il faut déjà apprendre à bien l’écrire. Le correcteur d’orthographe peut vous y aider mais pas sûr qu’il reconnaisse toutes les formes d’écriture possible de ce mot : loui, lou ie, l’ouille, mon préféré pour finir lo ouyie. Est-ce un défi lancé à la technologie ou dois-je définitivement arrêter d’écrire dans le noir ?

Nous passerons vite sur le côté hygiène puisqu’il m’a fallu plus d’un mois pour trouver des coton tiges, pour finalement en trouver dans le premier magasin que j’avais fait. Mes recherches n’étaient pas trop poussées à vrai dire et j’étais plutôt ravi de me lancer dans des opérations top secret, digne de Bond, James Bond, dans les salles de bain de mes colocs. Faut dire qu’entre eux travaillant au bureau et moi à la maison, je ne courais pas grand risque de me faire arracher les ongles des orteils par un russe mal luné et à l’haleine rhumifiée. Pourquoi pas vodkaisée me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il revenait de vacances aux Bahamas.

Lorsque j’enfourche Viet’Tornado, la motobike du futur, je me concentre plus facilement sur la tête des gens que sur les 2000 nids de poule au mètre carré. Voici une réflexion que je me fais tous les jours : « Diantre, comment font-ils pour accepter sans protester le fourbe coup de klaxon de ce 33t à 1m de l’un de nos organes les plus fragiles ? Devrai-je moi aussi condamner mon hygiène personnelle pour créer quelques bouchons naturels salvateurs ? » . On n’imagine pas quel courage il faut pour se lancer à doubler un bus, un camion, une camionnette. Outre le fait qu’il puisse facilement vous éjecter dans les égouts de la ville, il prendra un malin plaisir à vous faire écouter la nouvelle sonnerie de son klaxon qu’il a téléchargé sur internet. Mais attention, pour les novices qui penseraient qu’un coup de klaxon est un coup de klaxon, un éclaircissement s’impose. C’est un vrai langage qui s’est développé et si vous voulez vous faire respecter, mieux vaut ne pas vous la jouer Bernardo (cf de la rédaction : ami et complice muet de Zorro. Tellement ami et complice que la seule fois où il a parlé c’était pour prévenir Zorro d’un vil danger. Quelle chance j’ai eu de ne voir en tout et pour tout 1 épisode de cette série remarquable, et d’être tombé magiquement sur ce dit épisode) . Bref voici un lexique des traductions que vous pourrez trouver :

-« C’est vert », un classique mais mieux vaut commencer lentement
-« C’est rouge », secrètement voulant dire, c’est rouge certes mais pourquoi tu passes pas quand même
-« Vengeance, fallait pas me doubler ! »
-« tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon »
-« j’ai pas envie que tu tournes »
-« tu as tourné quand même, enfoiré de touristes »
-« oh regarde chéri, un touriste qui veut faire couleur locale », vous l’aurez compris celui-ci ne vous est pas destiné mais dans le brouhaha ambiant, les couples aussi discutant par ce biais hautement technologique
-« attention tu te rabats sur moi et je vais finir dans les roues du bus »
-« je parie 1000Dongs qu’à la prochaine intersection il n’y a personne et que je vais pouvoir continuer à rouler en 4ème », il n’est pas rare d’entendre à la suite de ce klaxon, un crissement de pneu très aisément reconnaissable

Bref vous l’aurez compris, ce langage routier est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît et est l’occasion d’un vrai échange culturel. Au coup de klaxon 4 « tu vois pas que tu me gênes, sans toi je les survolerai les 4 km de bouchon », vous devriez répondre « Et connard, tu crois que ça me plait de rester bloqué ici depuis 1h » ou encore « Putain mais t’es vraiment trop con, tu vois pas qu’il y a du monde devant ». C’est ce que l’on appelle un échange sympathique de point de vue. L’élégance vulgaire de la culture française versus la rudesse du bip vietnamien. Vous avez peu de chance de l’emporter mais l’important c’est de participer.
Mais je m’attarde sur des détails alors que vous aurez tout compris à votre premier sursaut où vous manquerez de peu de vous retrouver le nez dans une flaque d’eau légèrement boueuse.

Est-ce l’agression permanente au Vietnam ? Point du tout, il y a des oasis un peu partout en ville. De jolies petites cours intérieures, du lait de coco et le larsen de la sono poussée à son maximum. Ce serait dommage de rater le dernier tube à la mode de la pop vietnamienne. Me direz-vous les jours de chance, vous aurez droit à un morceau d’Alizée, cela vous rappellera le pays et vous serez d’un coup fier de l’exportation de la langue française.

Pour vous mettre dans le bain directement à votre arrivée, je vous conseille l’hôtel Liberty 1. Un personnel chaleureux, un bon petit dej’ et surtout le top, un night club que l’on qualifiera de vietnamien (à comprendre avec air conditionné à -10 degrés, 4 enceintes par mètre carré, pas de piste de danse et personne qui se parle, en même temps si c’est pour rien entendre, autant pas gâcher son énergie. Après on entend dire, les expats vont toujours aux mêmes endroits mais il y a vraiment des raisons à cela, je ne vais pas sacrifier mes facultés auditives pour, lors d’un repas entre amis, me la raconter et dire que moi au moins je suis intégré.
D’une part est-il possible de s’intégrer ?
D’autre part vous retrouverez souvent ce genre de personnage, refoulant tout de l’Occident, traitant de fainéants et de râleurs tous ces compatriotes. Fainéants, apparemment ils ne se baladent pas trop entre 12h et 14h, c’est ambiance hamac un peu partout (vous me direz ils sont intégrés donc ils doivent faire la sieste aussi). Par là, ne voyez aucunement une intention de traîter les vietnamiens de fainéants, bien au contraire, ils travaillent déjà bien assez comme la plupart des gens sur cette terre. Râleur certes mais quel bonheur de ne jamais être satisfait et d’avoir cette réputation universelle à travers le monde. Ce genre de personnage a bien sûr une copine vietnamienne dont il est éperdument amoureux avec laquelle il échange 3 phrases dans la journée : « Bonjour », « Tu veux manger quoi ? » et « Bon on baise ? ». Il vénère le Vietnam au plus haut point et est prompt à vous faire le récit de ses dernières aventures en terres inconnues au milieu d’ethnies paraît-il sauvage. A la fin de la conversation, il n’est pas rare qu’il vous donne la carte du tour operator par lequel il est passé pour vivre ce moment authentique.).
Mais après ce record du monde de longueur de parenthèse, revenons à cet hôtel et la boîte sus nommée : le Wendy’s qui vous fera profiter des meilleures basses de la ville jusqu’à minuit même si vous êtes au 5ème étage.
Après une bonne nuit de sommeil, vous serez doucereusement réveillé par le bruit des premiers motobikes et des travaux du tout à l’égout de la ville (autrement nommé, toute à la rivière).

Le bruit est incessant et partout. On craque certaines fois, on ne fait plus attention à d’autres. On vit avec et on se persuade que cela fait partie du charme de la ville. Qu’est-ce que serait le Vietnam sans ce bordel ambiant ? C’est vrai que l’on pourrait se demander après coups pourquoi on s’est tapé 12000 bornes pour vivre comme à la maison.

Accepter ou Subir, un peu des deux mais surtout en 10 minutes, vous pouvez vous retrouver au milieu de nulle part. Il n’y a absolument rien. Vous coupez le moteur et vous entendez vos oreilles continuer à bourdonner de bonheur : elles ne sont pas rancunières.

Biz

Ambiance....

Ambiance....